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Les impacts psychologiques d’un environnement négatif

Durant ma quête du bonheur qui s’affine pour s’orienter vers un bien-être intérieur, j’ai appris que mon manque de confiance en moi, n’était pas inné mais dû à différents facteurs. Ainsi, l’environnement où l’on vit a une influence sur nous de façon positive ou négative et peu même engendrer de fausses croyances. Comme par exemple un enfant qui subit de façon répétée des critiques, des jugements négatifs, sans jamais recevoir des encouragements ou des compliments peut penser qu’il a un problème, qu’il est mauvais et donc qu’il n’est pas assez bien pour être aimé ou réussir dans la vie.

Pour ma part, ce fut le cas. Résultat, inconsciemment je m’en suis voulu de ne pas plaire à ma famille, persuadée que je méritais les violences que je subissais, puisque je me percevais comme quelqu’un de méchant. Alors, lorsqu’une relation allait bien, ce qui différait de mes relations habituelles, je créais (inconsciemment) un conflit pour engendrer la déferlante d’émotions « normales » pour vivre la relation. Bien que cela fût souffrant, la relation correspondait à mon schéma relationnel habituel. Ma zone de confort m’était nocive mais familière même si consciemment je la rejetais !

De plus, j’appris à l’école et en commençant à travailler qu’être une femme c’était « être faible », avoir droit à un salaire inférieur à un homme. « Parce qu’une femme est intrinsèquement sensible ce qui la rend incompétente en matière de prise de décision ». De plus, apprendre que des scientifiques étudiaient la femme comme un insecte qu’ils considéraient comme « difficile à comprendre », par des hommes qui n’ont jamais cherchés à comprendre leur propre complexité était choquant. Donc je me disais avec regrets « pourquoi ne suis-je pas née homme ? C’est tellement plus simple. » Être une femme était une punition. Ainsi, les mœurs d’un pays peuvent aussi apprendre à une personne à se détester.

Aussi, j’appris dans les médias et les films qu’être arabe ou noir, était un handicap. C’était être arriéré, pauvre et un criminel en puissance qui a une religion violente et des pratiques païennes. Donc ces gens, même pour ceux et celles né.e.s en France, méritent la prison, les discriminations, les violences policières, la colonisation, les guerres, etc. C’est apprendre à celui qui est « différent » que sa différence est négative, renforcé par des stéréotypes et des injustices. D’ailleurs, c’est pour cela que beaucoup baissent la tête pour « réduire » leurs ennuis.

 

Selon mon expérience personnelle, j’ai compris que la haine de soi pousse à deux choses, la soumission et la destruction. Car même en ayant quitté un bourreau qu’il soit familial, sociétal ou culturel, inconsciemment je prends la relève en me dénigrant et en me montrant dure envers moi-même, car je n’ai pas appris à m’aimer et personne ne m’a dit que j’étais aimable.

Alors comment faire pour sortir de ce cercle vicieux ?

Voici quelques pistes :

Prendre du recul… sur le papier, face aux évènements douloureux dont on a été victime, au lieu de le garder en tête et de le ressasser une journée entière voir plusieurs semaines tout écrire permet d’une part de se décharger de ses émotions négatives. D’autre part, de voir les choses claires et de trouver des solutions pour éviter de subir à nouveau ce type de situation.

  • Faire un sport qui nous permet de nous décharger physiquement, mentalement et émotionnellement comme le jogging, la musculation, la boxe…
  • Prendre un oreiller pour hurler sa douleur et le frapper comme un punching-ball ça fait énormément de bien et permet de se décharger de ses émotions négatives pour passer une bonne nuit de sommeil.
  • Prendre conscience de sa façon de penser est important, pour désamorcer ces discours intérieurs qui plombent et qui ne sont que « l’écho des paroles de nos bourreaux qui continue de raisonner en nous ». Pour cela tous les matins prenez une feuille et un stylo pour écrire toutes les pensées négatives ou préoccupations qui arrivent au réveil. Ainsi vous videz votre esprit pour bien commencer la journée, avoir les idées claires et trouver des solutions.
  • Faire de la sophrologie pour apprendre des techniques de relaxation afin d’évacuer la colère qui est en soi.
  • Faire un atelier d’écriture thérapie est aussi efficace !
  • Se regarder dans le miroir tous les jours et se dire « je t’aime » fonctionne vraiment. Au début il est vrai que pour ma part j’ai eu du mal à y croire, seulement en le pratiquant pendant un certain temps j’ai commencé de plus en plus à l’accepter et aujourd’hui à dire à me le dire naturellement. De plus, lorsque quelqu’un me faisait un compliment, au lieu de le rejeter en bloc sans le considérer, aujourd’hui je dis « merci ».
  • Sous la douche reconnaître la beauté de son corps fait du bien au moral.
  • C’est aussi prendre un thérapeute ou un coach pour se guérir de ses blessures qui suintent sous un bandage trop petit et qui ne demandent qu’à être traité pour cicatriser.

Prenez ce temps, qui est important pour se relever plus fort, pour prendre soin de vous, pour apprendre à vous aimer, pour vivre la vie que vous méritez, qui est vôtre et que personne n’a le droit de vous empêcher de vivre.

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Source original : http://secrire.fr/impacts-psychologiques-dun-environnement-negatif