La croyance de ne pas être intelligent

Citation Le jour où j’ai découvert ma zone de génie

Le jour où j’ai découvert ma zone de génie

J’aimerais partager avec toi une anecdote d’un jour un peu spécial : le jour où j’ai découvert ma zone de génie

N’y vois surtout pas d’arrogance, car ce n’est pas le but de cet article. J’aimerais partager avec toi cette histoire pour te faire prendre conscience que nous avons tous une zone de génie qui peut être enfouie au fond de nous.

Pour comprendre toute l’importance de la suite de cette histoire, j’aimerais te raconter tout d’abord un bout de ma jeunesse.

Le début de ma croyance

J’ai grandi dans une famille dans laquelle l’éducation scolaire était une des valeurs les plus importantes. Pour mes parents, et surtout pour ma mère, réussir ses études était le seul moyen d’assurer un avenir brillant.

Jusqu’au lycée, je m’en sortais plutôt bien avec des moyennes générales tournant autour de 14/20. J’aurai pu avoir toute la reconnaissance de mes parents mais c’est vrai que mon grand frère avait excellé avant moi. C’était un génie à l’école. Il avait à chaque fois les félicitations et il terminait toujours premier de la classe avec une moyenne avoisinant les 16 ou 17/20. Du coup, avec mes 14/20, aux yeux de mes parents, ça restait en dessous de ce que mon frère avait fait…

 

 

Puis le lycée est arrivé… Le rythme de travail était plus important et moi, j’avais gardé le même rythme que celui du collège. Mon adaptation s’était assez mal passé. Mes 14/20 étaient tombés à 10/20, voir pire certains trimestres. J’ai réussi quand même à avoir mon BAC S, du premier coup par je ne sais quel miracle.

Ce qui m’avait fait le plus mal, ce n’était pas d’avoir eu ces mauvaises notes durant le lycée, ni d’avoir galéré, mais c’était surtout d’avoir été toujours comparé à mon frère. Durant toute cette période et peut-être, les années suivantes, je me suis créée cette croyance comme quoi j’étais incompétent. Incompétent dans l’aspect scolaire et intellectuel. Mais aussi incompétent dans mes relations sociales et amoureuses à cause de ma timidité.

J’ai grandi sans vraiment savoir quel était mon talent. Même si les années suivantes à la fac m’ont permis de trouver dans le web et le multimédia (et aujourd’hui dans le coaching) un domaine qui m’intéressait beaucoup plus que ce qu’on apprenait au lycée.

Ces années de ma jeunesse et la comparaison que j’ai eu avec mon frère ont défini en grande partie le manque de confiance en moi que j’avais depuis des années.

Ma formation de coaching

J’ai commencé ma formation de coaching en avril 2019, et c’est à ce jour une des expériences les plus enrichissantes de ma vie.

Cette formation m’a permis de mettre en lumière de nombreuses zones d’ombre en moi. Ce manque de confiance en moi que je pensais avoir régler, a notamment refait surface…

Lors du module 4, on a eu l’opportunité de pratiquer intensément le coaching et surtout d’être observé par un coach professionnel extérieur à la formation.

Il y a eu une journée durant laquelle on devait coacher à tour de rôle une personne dans notre groupe. Les autres membres du groupe ainsi que les coachs responsables devaient observer notre coaching. Puis le jour suivant, chacun partageait ses remarques et faisait aussi son auto-évaluation.

Les retours se faisaient de la sorte : nous devions dire d’abord ce qu’on a remarqué du coaching (les choses réussies et les choses qui n’ont pas été réussies). Puis à la fin, nous donnions notre avis sur le coaching : si on pouvait soumettre ou non ce coaching à la certification.

Le matin, les membres de mon groupe recevaient les observations des autres. À chacun, je partageais mon ressenti de ce que j’avais observé. À un moment, je ne savais pas pourquoi, le coach professionnel prit la parole pour me complimenter sur mes retours. Selon lui, j’avais des remarques pertinentes, je voyais des détails que les autres ne voyaient pas et j’avais un sens développé de l’analyse. Un peu gêné d’entendre cela, je lui répondais « merci… ».

La révélation

Puis l’après-midi était à mon tour de recevoir les observations de mon coaching. Je commence par donner mon auto-évaluation de ma séance de coaching. L’impression que j’ai eu après ma séance de coaching à été assez mitigée. Je pensais n’avoir pas bien géré mon coaching…

 

Je n’avais pas creuser dans les émotions, c’était assez factuel, je n’avais pas beaucoup encouragé la personne que j’avais coaché, le coaching était trop long, je n’avais d’ailleurs pas eu le temps de le finir…

Bref, j’avais noté pas mal de choses négatives malgré quelques points positifs tels que : le climat de confiance et la complicité que j’ai réussi à instaurer, l’empathie, la sensibilité, etc…

Puis je termine mon auto-évaluation en disant que mon coaching n’était pas évaluable pour la certification car je n’avais pas eu le temps de le finir. Mais même si j’avais eu le temps de finir, je ne l’aurais pas envoyer…

Suite à mes remarques, c’était au tour des autres de me faire part de leurs observations. Les remarques négatives concernaient le volume de ma voix qui était trop bas et aussi le fait que j’étais un peu trop effacé durant le coaching. De manière générale, j’ai reçu plutôt de bons retours.

Voyant la réaction que j’ai eu en recevant de manière assez neutre les compliments, le coach prend la parole et me demande :
– Qu’est-ce que ça te fait d’entendre ces compliments?
– (Je ne savais pas pourquoi il me posait cette question). Je le répond : « bah… bien. ».
– Est-ce que tu avais conscience de ces qualités?
– Oui… je savais que j’avais ces qualités en moi, mais c’est vrai qu’avant cette formation, je ne les voyais pas comme des qualités. (je parlais de mon empathie, ma sensibilité et de mon écoute).

Suite à cela, c’était à son tour de me partager son observation. Je ne savais pas du tout quelle genre de remarques il allait me faire. Et je ne m’attendais absolument pas à ce qui allait suivre…

– Henri, est-ce que tu as déjà suivi une formation de coaching auparavant?
– Euh… Non c’est ma première formation de coaching…
– Ok. Est-ce que tu peux me dire comment tu as fait pour développer de telles compétences de coaching?
– Euh… (j’étais entre le « waouw » et le « hein?? ») bah c’est peut-être parce que je m’intéresse depuis des années au développement personnel?

Le coach s’est ensuite lancé dans un court discours qui ressemblait un peu à cela.
– Henri, j’ai remarqué ton sens de l’observation très développé, ta pertinence dans tes analyses, ta capacité de coaching, ton empathie, etc… Toutes ces qualités me font penser à une chose… Est-ce que tu connais la douance?
– Euh… (c’était la première fois que j’entendais ce mot) c’est quoi la douance?
– C’est les surdoués… je t’invite à te renseigner là-dessus… Pour moi, avec tout ce que j’ai observé chez toi, il est possible que tu sois surdoué…

Le coach continuait son discours, mais je n’écoutais plus à ce moment-là. J’étais dans un autre monde. Il avait beau bouger ses lèvres, aucun son ne parvenait à mon cerveau. Il m’a fallut quelques secondes pour reprendre mes esprits et réaliser l’ampleur de ce révélation. Ce mot « surdoué » a résonné au plus profond de moi-même et une intense montée d’émotions indescriptible me prit. Je fondis en larme… C’étaient des larmes qui venaient du plus profond de mes tripes. Je ne pleurais pas avec mes yeux, je pleurais avec mon ventre. Des flash de ma jeunesse me sont apparus. Je repensais à toutes ces fois où je me sentais incompétent. Je repensais à toutes ces fois où je n’avais pas d’estime pour moi-même. Je repensais à toutes ces fois où je me sentais comparé.

Ça a été la première fois que je me suis senti aussi valorisé… Valorisé pour des qualités qui m’étaient propres, valorisé pour la personne que j’étais.
Je ne m’étais jamais senti doué pour quoique ce soit. Et là, c’était une croyance bien ancrée en moi qui s’écroulait.

Je me souviens, le soir-même dans l’autocar qui me ramenait à Paris, j’avais l’impression de voir le monde différemment. J’avais l’impression d’être une autre personne. Mon regard était perdu à travers la vitre, tourné vers l’horizon. Je n’arrivais pas à croire ce qui venait de se passer… J’étais en pleine réflexion, je ressentais une grande gratitude pour tous ces événements qui me sont arrivés depuis que j’ai quitté mon travail en février 2017.

« La vie est généreuse pour celui qui vit sa Légende Personnelle » écrivait Paulo Coelho dans son livre « L’alchimiste » et c’est totalement le sentiment que j’avais à ce moment-là… J’avais l’impression que la vie était de mon côté, et qu’elle mettait sur ma route les opportunités qui me permettraient d’atteindre ma « Légende Personnelle ». Ce qui se passa ensuite me confirmait cette impression…

Ma visite chez le psy

Quelques jours plus tard, je reprenais contact avec le coach professionnel. Tout d’abord pour le remercier de ce weekend magique. Puis aussi pour lui demander les contacts d’une psychologue qu’il m’avait conseillé pour passer le test de douance. (Je n’étais pas sûr de vouloir passer le test, mais je le demandais pour les avoir si besoin).
Puis en recevant la réponse de la part du coach, j’ai eu l’énorme surprise de découvrir que la psychologue est l’homonyme à une lettre près de la personne que j’ai coaché durant l’observation de mon coaching.

C’était fou! Ça a résonné pleinement avec la part de spiritualité en moi. C’était pour moi un signe l’univers et il m’en a fallu pas plus pour me convaincre de me lancer. J’ai donc pris rendez-vous avec la psychologue.

Entre temps, j’ai eu l’occasion de me renseigner un peu plus sur la douance. J’ai pu me reconnaître dans certains aspects tels que mon asociabilité, mon décalage avec les autres, mon hypersensibilité, mon hyper-empathie, ma créativité, etc…

Par contre, concernant mes capacités intellectuelles, je n’y trouvais toujours pas de similitude. Je n’étais pas vraiment un enfant précoce qui savait les choses avant les autres. Je n’étais pas forcément un bon élève à l’école…

C’était donc un peu dubitatif que quelques semaines plus tard, j’allai au cabinet de la psychologue. Le test de douance consistait à passer un test de QI. Malheureusement, l’intelligence émotionnelle (dont je pensais pouvoir peut-être être « surdoué ») n’était pas testé. J’ai fais donc le test de QI avec la psychologue, passant une série d’exercices qui permettent de tester ma mémoire à court terme, mon sens de l’observation, du calcul mental, de la culture générale, et d’autres exercices assez amusants.

À la fin du test, j’avais l’impression tout comme avec mon coaching observé par le coach professionnel d’avoir fait l’essentiel, sans pour autant avoir tout très bien réussi.

Quelques jours plus tard, j’étais dans le métro quand je reçu mes résultats par mail… Je n’avais pas assez de réseau pour pouvoir télécharger le compte rendu qui était en pièce jointe. Ça a été un suspense comme pas possible d’attendre de pouvoir ouvrir cette pièce jointe! J’avais l’impression de recevoir les résultats du BAC…

C’est en arrivant près de chez moi que j’ai pu télécharger la pièce jointe. En quelques coup d’œil je recherchais le bilan du test en essayant de trouver les mots « surdoués ». Je ne les trouvais pas. À la place, j’avais les résultats de mon test de QI : 124.

« Ok, j’ai eu 124… » me disais-je sans vraiment me rendre compte de la signification de ce score. C’est vrai que je ne savais pas vraiment quel était le score moyen d’un test de QI. J’étais persuadé en tout cas de tourner plus ou moins autour. Et c’est en regardant le graphique du compte rendu que j’ai pris conscience du résultats…

 

J’étais dans les 6.7% de la population ayant un score supérieur… J’ÉTAIS DANS LES 6.7% DE LA POPULATION AYANT UN SCORE SUPÉRIEUR!! C’est pas possible!!

J’avais beau avoir les résultats devant les yeux, j’avais du mal à réaliser encore… Il a fallu que je raconte cela à mon frère pour que je prenne vraiment conscience de ça… J’étais intelligent!

Après toutes ces années où je me suis senti incompétent. Les résultat étaient là et prouvaient le contraire… Une grande émotion alors était montée en moi. La même émotion qui m’avait fait pleurer le jour où le coach m’avait révélé cela. C’était une émotion indescriptible. Un mélange peut-être de joie, et de je ne sais quoi d’autre. J’en avais les larmes au yeux… Je ne savais pas à ce moment-là si les 124 de QI faisaient de moi un surdoué ou pas. Peu importe, j’étais vraiment content d’apprendre que je n’étais pas si incompétent que ça. Certain coach me dirait « comment peux-tu tourner cette phrase en positive? » 😉

J’ÉTAIS VRAIMENT HEUREUX D’APPRENDRE QUE J’AI DES COMPÉTENCES INTELLECTUELLES SUPÉRIEURES À LA NORMALE!

Après avoir lu toutes ces lignes, vous vous demandez au final, si je suis surdoué ou pas?
Alors pour être surdoué, selon une majorité de psychologues, c’est à partir de 130 de QI qu’on peut parler de « haut potentiel ». Je ne suis donc pas « surdoué » mais « doué ». C’est déjà bien au-dessus de mes espérances…

 

Pour conclure, la leçon principale que je retiens de cette expérience est qu’on a tous un potentiel au fond de nous. La société, notre éducation, notre environnement a peut-être fait que ce potentiel n’ait pas pu s’exprimer encore. Ou pire encore, que l’on ait la croyance que nous n’avons pas de potentiel. Mais cela n’est qu’une croyance.

Mon histoire en est la preuve. D’ancien timide, où je ne me sentais pas doué dans mes compétences relationnelles et incompétent à l’école, je suis devenu aujourd’hui coach de vie où j’exploite pleinement mes compétences naturelles.

Chacun a son propre talent, chacun a sa zone de génie et il est à nous d’aller explorer le monde et son monde intérieur pour découvrir cette zone cachée.

J’aimerais vous laisser sur cette belle citation d’Albert Einstein qui fait sens pour moi :

Tout le monde est un génie. Mais si on juge un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide.

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