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Flirts avec l’anxiété

J’ai longtemps hésité à écrire ce billet. En fait, il me rendait anxieuse. Rien de surprenant pour moi, simplement un rendez-vous de plus avec l’anxiété. Dans ma guerre contre cette bête noire, je me suis promise de sortir de ma zone de confort le plus souvent possible. Chaque préparation de sortie de zone réveille la bête, mais une fois la sortie de zone fait, elle retourne se coucher, guettant la prochaine occasion de se pointer le bout du nez.

Mes flirts avec l’anxiété ne datent pas d’hier. D’aussi loin que je me souvienne, l’avenir occupait mes pensées, beaucoup plus que le présent. J’en ai perdu de bons moments à me soucier de plus tard, plutôt que de vivre l’instant. J’en perds encore, par moments. Beaucoup moins qu’avant. Mais encore trop.

Jusqu’à la fin vingtaine, je pensais que toute personne sur Terre avait sans cesse des pensées intrusives, comme les miennes. C’était donner beaucoup de pouvoir à la bête, n’est-ce pas? J’attribuais mon manque de bonheur à la vie, qui était simplement moins fleurissante chez moi. C’est bien connu, l’herbe est plus verte chez le voisin, n’est-ce pas?

C’est suite à un cadeau mal emballé de la vie, qui a amené à lui seul bon nombre de flirts avec la bête, que j’ai pu amorcer finalement ce cheminement pour assumer la responsabilité de ma vie, et ma quête de stratégies pour enfin contrôler l’anxiété. Dans ce parcours, qui est en constante progression, les flirts se sont estompés, les maux physiques également et le bonheur est arrivé plus souvent. Des flirts avec le bonheur, j’en ai de plus en plus. Du bonheur pur, sans bête noire pour venir rôder à ses côtés. Au départ très bref, ces moments de bonheurs peuvent maintenant se prolonger. Pour flirter plus souvent avec le bonheur, j’ai dû faire un ménage intérieur, revoir mes priorités. Je suis devenue accro aux hormones du bonheur. Qui étrangement, sont également celles qui permettent à la bête noire de rester endormie. J’ai donc appris à décoder les messages de mon corps.

Ma vie a changé suite à ce ménage. Des choses ont du faire de la place à d’autres.
Le yoga m’a apprit la flexibilité, celle du corps, et plus important encore, celle de l’esprit. Mes pensées sont moins rigides, permettant à mes flirts avec l’anxiété de s’estomper.
L’autohypnose m’est salutaire pour ne pas laisser mon esprit s’empoussiérer afin que la bête ne puisse faire de nouvelles toiles pour se cacher.

La méditation me connecte à qui je suis, m’apprend à être douce et indulgente envers moi-même.

La course me permet de croire que je contrôle quelque chose, à tout le moins, mes hormones.

La respiration me ramène à l’ici et maintenant, quand le flot de pensées tente de m’emporter au loin.

Chaque jour, je sais que j’ai le choix de nourrir, ou pas, la bête.  Chaque jour, j’ai le choix de travailler sur moi, pour que cessent les flirts avec l’anxiété. Chaque jour, je fais le choix de flirter avec le bonheur.

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Publié par Tania Boucher

Passionnée de l’humain, rêveuse à temps plein et maman de 3 garçons, je suis thérapeute certifiée, consultante certifiée pour le Profil Nova et auteure . J’accompagne par mes programmes et services les gens à ralentir pour mieux s’accomplir et ce, dans leur propre vérité. Ma mission est de rendre accessible des outils efficaces et simples au plus grand nombre de personnes possible, petits et grands. Ayant passé plusieurs années à vivre derrière un masque, je...

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