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La résilience, un choix de vie

Devenir résilient, un choix de vie!

Un oiseau qui voit son nid détruit se remet immédiatement à la tâche pour le reconstruire. N’étant pas pourvu d’un ego, il n’a pas ce discours intérieur qui lui dit « Ah! quelle horreur, pourquoi a-t-on fait ça? La vie est injuste, il n’y a qu’à moi que ça arrive. Dans cette histoire comme dans d’autres, c’est en amorçant une reconstruction intérieure que la projection vers un futur permet aux mauvais souvenirs du passé de relâcher leur emprise et sortir de la position de victime. La plupart d’entre nous vivront, un jour un l’autre, un événement qui nous amènera à devenir des résilients.

Ce que rebondir m’a appris entre autres est que la réalité est souvent moins dramatique que le discours mental qu’on en fait et je dis à la blague que dans la vie, on a le choix de répondre oui ou OUI!

Et bien sûr, pour nous humains, ce peut être difficile, exigeant et on doit passer par les étapes de deuil dans l’ordre ou le désordre. Accepter est un mot si simple et pourtant ça fait toute la différence. Il est essentiel de prendre le temps de digérer l’événement, la perte quelle qu’elle soit, surtout ne pas fuir l’émotion qui surgit sans toutefois lui laisser toute la place. Lors d’un épreuve, de quelque nature que ce soit, on se trouve ébranlé et pendant une période plus ou moins longue, on se balance entre le refus, le déni, une instabilité momentané, la mobilisation de nos ressources de survie, le tout pour en venir à faire la transition nécessaire et ces étapes peuvent être facilitées si on va chercher de l’aide.

A notre époque individualiste où c’est beaucoup du chacun pour soi, dépendant si l’événement a affecté nos ressources physiques, matérielles, émotionnelles, certains mettent parfois du temps à aller vers les autres que ce soit pour échanger, ventiler, demander de l’aide et pourtant c’est en allant vers les autres qu’on se rappelle qu’il demeure en nous une force inébranlable, qu’on peut voir se rallumer une flamme qui peut nous guider vers un chemin riche de possibilités.

Comme je suis facilitatrice de l’approche The Work, j’ai pratiqué l’investigation sur mes pensées stressantes afin de rebondir face à ce qui m’immobilisait, me paralysait, me terrifiait. Ce qui m’a amené à réaliser que ce qui me faisait le plus souffrir était le jugement que je portais sur moi, la situation, l’anticipation de souffrances et difficultés que je me croyais incapable d’affronter et le sentiment d’avoir besoin de ressources qui m’étaient inaccessibles.

Ce qu’on appelle l’histoire dans Le Travail est tout le discours mental de peur, dialogue intérieur entre moi et des personnages vivants et décédés, la justification, le débat pour éviter la rencontre avec la réalité immuable. Pour sortir de l’histoire, plusieurs fois par jour, je faisais l’exercice de revenir dans mon corps, de le ressentir, de m’enraciner, de regarder et sentir ce qui m’environnait avec tous mes sens, d’écrire ce qui se passait en moi corps et âme réunis quand je croyais la pensée par exemple « Je ne m’en sortirai jamais » et qui j’étais sans cette pensée – ah! je serais une nouvelle femme avec une deuxième vie. Et quand on entend cette phrase « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » on parle bien sûr des ressources mentales, intérieures, d’une volonté de vivre, le vraie courage, pas celui des héros mais des gens qui sont mués par le simple désir de vivre, celui de voir à nouveau le soleil se lever, caresser des rêves petits ou grands et un brin de folie suffisant pour croire que la vie nous offrira une deuxième chance et pourquoi pas?

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