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Rapport à la mort

Citation Le rapport à la mort

Le rapport à la mort

Elle est l’une des plus grandes interrogations, mais aussi l’une des plus grandes peurs qui soient. La mort est représentative de l’inconnue, peut-être même la meilleure. Nous avons peur de la mort parce qu’elle nous est inconnue, parce qu’on ignore tout d’elle.

Parce que, malgré les recherches, il nous sera toujours impossible de savoir exactement ce qu’elle est tant que nous serons en vie.

Par conséquent, nous entretenons avec elle un rapport plus ou moins mauvais.

Ce que nous ne comprenons pas…

Nous fait peur. C’est une évidence que nous connaissons depuis longtemps. Nous sommes tous prisonniers, à différents degrés, de cette crainte. Pour certains, elle se répercute sur d’autres éléments de la vie quotidienne :

  • peur du changement,
  • peur de ceux qui sont différents,
  • peur de l’étrange…

Certaines personnes sont emplies de peur à tel point qu’elle régit toute leur vie. Toutes ces peurs se travaillent. Toutes les peurs peuvent se travailler. Nous pouvons sans cesse réfléchir sur nous, sur ce que nous sommes et sur nos peurs afin de chercher comment les apaiser.
La mort, cependant, demande énormément de réflexion. En effet, elle fait partie des choses qui nous le plus peur pour deux raisons :

  • il n’est pas vraiment possible de la comprendre complètement,
  • nous ne pouvons pas l’éviter.

Il est vrai que nos autres craintes, si nous le désirons, nous pouvons ne pas nous battre pour parvenir à les dépasser. Nous ne sommes pas obligés de parvenir à changer, à évoluer. Nous pouvons tout à fait demeurer toute notre vie au même stade si évoluer nous effraie trop.
C’est dommage, mais cela n’a rien d’une chose obligatoire dans un certain sens. Même si les épreuves et les expériences de la vie font que nous évoluons, un jour où l’autre, de toute manière.

La mort, en revanche, ne nous demande pas si nous sommes prêts. Elle ne s’attache pas à notre peur, ne nous donne pas de délais. Elle est inéluctable et inébranlable. Son existence donne un pied d’égalité à toute créature vivante, aucune n’y échappe.

La mort n’est terrible que pour les vivants

Un fait est certain, c’est que ce sont effectivement les vivants qui en souffrent le plus.
Pour un esprit équilibré, la mort n’est qu’une grande aventure de plus.

Les morts sont morts. Si nous sommes, comme dans mon cas, spirituels, nous pensons que les morts nous sont juste invisibles. En d’autres termes, ils ne s’absentent pas, mais demeurent aux côtés de ceux qu’ils ont aimé.

Les croyances sur la mort sont inévitables, elles aussi, car c’est avec elles que de nombreuses personnes se rassurent, quand bien même nous n’avons nulle preuve de la réalité ni de la justesse de ces croyances. Elles ont pour but de nous rassurer. D’apaiser notre esprit à propos de cet état de fait. Puisque nous ne pouvons y échapper et qu’elle nous fait peur, il faut donc que l’on trouve des solutions, des moyens, de nous rassurer.

Néanmoins, en restant dans la spiritualité, venons-en aux cartes. Plus précisément, au Tarot. Il est une carte qui a tendance à ne pas plaire : la Mort, ou Arcane sans nom. Représentant la grande Faucheuse, la Mort est une carte qui peut sembler effrayante et peu de personnes apprécient de tomber dessus.

Quelle est la signification de la Mort ?

La mort a une signification. Puissante et d’une incroyable beauté, qui serait presque l’inverse de sa symbolique en image, qui paraît plutôt d’aspect négatif.

Pourtant, la Mort est le symbole le plus beau qui soit : celui de la Renaissance et du Renouveau. Autrement dit, nous y voyons un début et non une fin. Peut-être la mort est-elle véritablement la plus grande des aventures ? Peut-être contient-elle beaucoup de réponses, et très certainement est-elle moins sombre et mauvaise que l’on pourrait le croire.

La mort est considérée comme négative. A l’opposée de la vie, qui est considérée comme positive. C’est là que nous nous trompons, ni la Vie ni la Mort ne sont ni négatives, ni positives. Elles sont inéluctables toutes les deux. Puissantes toutes les deux.

Et inébranlables toutes les deux. D’ailleurs, elles peuvent effrayer l’une comme l’autre. Ceux qui se suicident font partie des personnes qui ont moins peur de la mort que de la vie. Ils basculent donc vers elle. Il en est de même pour toutes les pulsions de mort, dite Thanatos.

Choix ou obligation… Qu’importe, le résultat est le même : la mort est fascinante et attractive, pourtant elle nous effraie.

La vie est fascinante et attractive, pourtant elle effraie également.

Que pouvons-nous en conclure ? Les deux représentent donc les deux facettes d’une même pièce. La mort et la vie sont autant similaires que différentes. Elles sont soeurs.

De la même manière que l’amour et la haine sont deux sentiments similaires et différents à la fois.

Il est possible que nous penchions tous vers l’une ou vers l’autre. Soit nous sommes attirés par la vie et nous avons des pulsions de vie ; soit nous sommes attirés par la mort et nous avons des pulsions de mort. Il est néanmoins certain que, psychologiquement parlant, les deux pulsions sont intrinsèquements liées.

L’intérêt étant, je pense, de trouver un équilibre entre les deux. Qu’est-ce qu’une pulsion de mort ? Ce n’est pas forcément une envie de mourir directe, cela peut être la dépression, une maladie mentale puissante, qui nous amène à nous effacer de la vie, petit à petit.

Une pulsion de vie serait, à l’inverse, un désir de se battre et de se relever sans cesse. De poursuivre notre vie. Les pulsions de vie sont les moyens positifs d’avancer ainsi que l’instinct de survie. Toutes les pulsions se retrouvent dans le « ça » de Freud : il est le commencement de tout, la source de toutes pulsions.

Finalement, si la vie est aussi merveilleuse, c’est parce qu’elle est courte par rapport à sa soeur qui, elle, est éternelle.

Autant en profiter et nous dire que la vie est un émerveillement constant dont nous avons le devoir de saisir chaque instant. Pourquoi le devoir, et non le droit ? Parce que la vie est courte, que nous n’en avons qu’une et que nous avons la chance d’être, nous, en vie. Et nul ne devrait avoir le droit, y compris nous-mêmes, de la supprimer.

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