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Nos enfants

Un vendredi soir comme d’habitude, un vendredi soir ou ma chère et tendre fille, que j’appellerai “Lina” pour respecter son droit à la vie privée, est retournée chez sa maman après une semaine chez moi. Un Vendredi soir, comme d’habitude ou j’ai le cœur déchiré de ce que j’ai l’impression de lui faire subir. Un Vendredi soir, ou mes pensées s’éparpillent entre le rôle de père que je prends à cœur, entre le rôle d’exemple que je me dois être envers elle, le rôle d’époux, de mari que je n’ai pas su tenir avec sa maman et le rôle de célibataire en quête de sens, en quête d’un nouvel amour.

Un vendredi soir ou je me retrouve seul dans mon grand appartement, vide et dénué de sens sans sa présence, son sourire, sa manière de danser devant son film préféré. Sa manière à elle de me dire qu’elle m’aime en me disant des mots d’amours, en me disant qu’elle veut rester dormir un peu avec moi le soir avant d’aller dans son lit, en me disant qu’elle est heureuse d’être avec son papa.

J’ignore encore la signification de cet article qui va se dessiner au gré de mes pensées, au gré de mes souvenirs et de mes émotions, ce que je sais, c’est que j’ai envie de crier l’importance d’aimer ses enfants.

Lina est née un jour de Février 2009, j’ai toujours su que je voulais d’un enfant mais je n’avais jamais réellement décidé avec qui… Mes peurs, mes croyances, mon entourage ont, toujours, inconsciemment ou non décidé à ma place de ce que je devais faire. Je n’étais pas réellement moi.

Lina est donc née, par une belle journée ensoleillée, une journée magnifique mais vécu par un autre. Mon moi, mais un moi détaché des émotions, détaché des sentiments, vivant dans un monde parallèle, celui des peurs, des croyances, des “Tu devrais”, du devoir de faire les choses pour faire plaisir.

J’en ai bien profité pendant 3 belles années, 3 années ou le temps à passé à une vitesse folle entre les couches culottes, les bains, les sourires, les balades en familles mais derrière tout ça ? Si peu d’authenticité, si peu de présence dans l’instant présent que j’en regrette ce temps passé si vite.

Et en parallèle de ça, un autre moi à courir les jupons de femmes immatures, en attentes de reconnaissance masculine, de plaisir et de jouissance instantanée. Qu’avais-je donc dans la tête ? il me parait évident après quelques années de recul que toute cette vie n’étais pas mienne, que je ne l’avais pas choisi et que je subissait tout ce que je vivais, même les plus beaux moments.

Depuis j’ai appris, j’ai appris ce que voulais dire élever et éduquer son enfant, j’ai appris ce que voulait dire écouter son enfant, j’ai appris ce que voulais dire aimer son enfant !

Et Il m’en a fallut des histoires pour arriver à cet instant magique d’aimer sans conditions son enfant… Il m’a fallut être entouré d’autres femmes, dans l’espoir qu’elles tiennent le rôle du père aimant que je n’arrivais pas à tenir, de la femme qui sait tout, connait tout, qui à une confiance inébranlable en sa manière d’élever les enfants quitte à reposer mon rôle de père sur sa présence. Il m’en a fallut des déconvenues pour comprendre que je ne devais rien attendre d’elle mais prendre pleinement possession du rôle que la vie m’avait donné.

Et te voilà maintenant avec tes 8 ans et moi avec mes 36 ans. Nous avons installé une connexion tellement forte que dorénavant une femme ne pourrait avoir le rôle de la maman que je cherchais jusque là. J’ai appris à t’habiller, à trouver les vêtement qui correspondait à une petite fille de 8 ans. J’ai appris à t’amener l’autonomie pour te permettre de devenir indépendante, faire ta douche toute seule, t’habiller toute seule, ranger ta chambre toute seule. Puis je t’ai appris à faire du vélo, à nager, à penser par toi-même et bien d’autres choses encore. J’ai la certitude que beaucoup de couple diront que c’est facile, que ce sont les lois de la nature mais quand tu es en solo, c’est un combat de tous les jours, parce que justement, tu ne peux compter que sur toi et sur ta propre décision qui va influencer la vie de ta progéniture, une sacré responsabilité !

Je t’aime ma fille, et je souhaites à tous les parents d’aimer autant leurs enfants que je le fais ! Que si vous êtes du genre à leur parler négativement, à ne pas les encourager dans la réalisation de leur rêves, à ne pas avoir d’échanges constructifs avec eux, à ne pas comprendre que vous êtes là pour eux et pour leur amener toutes les chances de réussir dans leur vie il faut vous réveiller ! Vous êtes la lueur qui fera d’eux des êtres de lumières, de ceux qui rassemble les gens et font tomber les frontières.

Et que vous soyez hommes ou femmes et que vous ayez l’impression d’avoir raté votre histoire de couple, votre vie de famille, comprenez bien que la suite dépendra uniquement de votre système de pensée, de ce que vous transmettrez à vos enfants, de ce que vous leur montrerez en exemple. Et que derrière ça, vous serez prêt à rencontrer une femme ou un homme pour ce qu’elle est et non pour ce que vous voudriez qu’elle soit.

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Publié par julien ganache

Né le 25 Mai 1981 sur Nantes, Je fût un enfant très timide et réservé, je trouvais ma sécurité au sein de la forêt et en compagnie de mon chien qui m'a suivi jusqu’à l'âge de 14 ans. Avançant dans la vie sans être vraiment guidé, je me suis d'abord tourné vers le travail du bois comme modeleur ou j'ai appris à maîtriser l'art de tailler une matière vivante. Mes études m'ont ensuite dirigée vers...

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