Peur de l'échec et de la réussite

Citation Quelle est la différence entre la peur de l’échec et celle de la réussite ?

Quelle est la différence entre la peur de l’échec et celle de la réussite ?

Les peurs sont des blocages. Elles nous empêchent d’avancer, d’oser, de réessayer… La peur de l’échec est similaire à celle de la réussite dans la mesure où ces deux craintes nous stoppent et nous obligent à demeurer dans ce que l’on nomme notre « zone de confort ».

C’est-à-dire la zone sans risques, celle que l’on connaît et qui nous rassure. Mais aussi celle dont on voudrait sortir, pour voir autre chose et pour nous épanouir. Cette zone est autant un réconfort qu’une prison.

Elle nous apaise parce que nous savons ce qui s’y passe et, en même temps, nous effraie parce que nous savons que rien de nouveau n’existera à l’intérieur.

La peur d’échouer

La peur de rater quelque chose, c’est craindre de ne pas être à la hauteur, mais aussi celle de rester encore dans notre zone de confort. Elle nous laisse dans un espace où rien ne change, ce qui est donc décevant.

Elle existe en chacun de nous, mais là où certaines personnes vont s’en servir – comme le stress – pour donner le meilleur d’elles-mêmes, d’autres vont la laisser les suffoquer au point de n’être plus capable d’agir et d’avancer.

Cette dernière manière de vivre la peur est justement une façon de rester au sein de cette zone de confort si confortable et rassurante. Nos responsabilités sont les mêmes, il n’y a pas de risques et pas d’inconnu non plus. Or, l’inconnu fait peur.

Il fait peur parce que nous ne savons pas si nous serons en mesure de nous adapter à notre nouvelle situation, ni comment nous allons la vivre, et encore moins ce qu’elle va nous apporter.

Si nous échouons, nous craignons donc de nous décevoir, mais aussi – dans certains cas – de décevoir d’autres personnes. Nous aimons dire que nous avons réussi et nous aimons avoir la preuve de nos capacités, de nos aptitudes.

L’échec représente donc un arrêt. Une pause.

Nous devons, avec l’échec, reconsidérer nos options ou les chemins que nous prenons. Nous questionner sur nous-mêmes. Et c’est là que la véritable utilité de l’échec prend son sens : il nous montre nos erreurs et consiste en une expérience de vie qui nous permet de nous améliorer. Si nous observons bien nos échecs, nous remarquerons que nous avons appris des choses, essentiellement sur nous-mêmes.

Nous saurons donc quelles sont les choses à reproduire et quelles sont celles, à l’inverse, qui ont favorisé cet échec et que nous ne devons pas réitérer.

L’échec est un moyen de nous améliorer. La réussite apporte une avancée, mais aussi des opportunités. En terme d’apprentissage sur soi-même, elles n’ont pas d’utilité.

En revanche, l’échec offre l’opportunité de mieux se connaître, il offre également la réflexion ainsi que, bien souvent, la remise en question. Et enfin, il nous offre un apprentissage sur nous et sur la vie en général.

D’une certaine manière, il est donc plus nécessaire pour nous. Là où n’avons besoin que de quelques réussites dans notre vie, nous avons besoin de nombreux échecs ! Quels que soient les milieux : professionnels, sentimental, amical…

Tout ce qui nous fait réfléchir sur nous-mêmes est bon à prendre et doit donc être considéré comme une opportunité et même une chance.

Sans échecs, nous n’aurions pas l’occasion d’expérimenter autant de choses au cours de notre vie, ni d’en retirer les leçons appropriées.

La peur de réussir

Cette crainte-ci est plus insidieuse et, bien souvent, nous ne l’admettons pas. Nous ne voulons pas nous avouer avoir peur de réussir quelque chose.

Mais pourquoi craindre la réussite ? Après tout, il ne s’agit que d’une réussite, rien de négatif n’est à envisager…

Mais réussir, c’est changer, c’est évoluer et c’est aussi accepter que nous allons quitter notre fameuse zone de confort.

Nous changeons de cap et mettons le pied dans un univers qui est différent. Qui dit différent dit nouveautés, c’est logique et naturel. Avoir peur de réussir, c’est avoir peur du changement. Là où l’échec nous laisse dans ce que nous connaissons et ce que nous maîtrisons, la réussite nous envoie en terre inconnue.

La réussite effraie souvent ceux et celles qui sont incertains, qui n’osent pas. Là où certaines personnes vont passer leur vie à changer et à évoluer, sans cesse, d’autres vont au contraire avoir le désir de demeurer le plus longtemps possible dans une zone de confort où elles ont leurs habitudes. Généralement, ce sont des personnes qui n’ont pas confiance en elles et qui hésitent, par conséquent, à se lancer dans quelque chose qu’elles craignent de ne pas pouvoir maîtriser.
Non pas qu’elles maîtrisent nécessairement ce qu’il se passe dans leur zone de confort ! Mais elles y sont habituées et savent comment y réagir. Ce qui n’est pas le cas avec la réussite.

Elles ne savent pas ce qui les attend et c’est précisément ce qui les dérange, ce qui les bloque autant.

Dans ce cas, l’échec est craint parce qu’elles veulent réussir. Mais la réussite est crainte parce que, quelque part, elles ne veulent pas bouger.

L’échec leur donne donc l’assurance de cette stabilité et de cette immobilité. Car oui, l’immobilité peur être source de réconfort. Tant que rien ne change, que rien ne bouge, alors nous savons comment réagir.

Mais si nous changeons, nous avançons, nous ne savons pas ce qui se passera ! Et cela est le cas pour tous.

Mais certaines personnes ont la volonté et la détermination nécessaire pour se dire « j’essaye, j’ose et je verrais ! ». Mais voir, c’est aviser. C’est aviser, c’est agir en fonction de ce qui se produit, il n’y a donc pas de plan, pas de préparation.

Naturellement, dans certains milieux – comme le milieu professionnel – les choses peuvent être envisagées. Néanmoins, nul ne peut dire ce qui se produira réellement. Et rares sont les personnes qui ont vécu précisément ce qu’elles s’étaient imaginées. Parce qu’il y a des imprévus.

Ces mêmes imprévus qui peuvent effrayer certaines personnes. D’où l’intérêt, pour elles, de rester à la même place.

Avancer et oser malgré ses peurs est parfois complexe. Mais nous avons tous des rêves, quels qu’ils soient. Il n’y a pas de trop petits, ni de trop grands.

Il y a simplement des étapes à réaliser, à passer avant d’atteindre notre but. Fonctionner par étapes, c’est aussi une stratégie : cela nous permet de ne pas avoir peur devant une montagne de choses à faire et, par conséquent, d’être découragé rapidement. Tous les buts peuvent être atteints, pour peu que le « plan », que le schéma, soit suffisamment éclairé et que l’on procède pas après pas.

Nous ne vivons qu’une vie. Nous n’avons qu’un temps. Avons-nous envie de nous retourner, un jour, sur notre passé et de nous dire que nous avons des regrets de n’avoir pas réalisé telle ou telle chose, tel ou tel projet ? Ou voulons-nous, au contraire, nous dire que nous n’avons pas tous réussi, mais que nous avons toujours osé ?

Ne pas réussir n’est pas un échec. L’échec, c’est de ne pas oser. Parce qu’il y a toujours une raison à un échec :

  • Ce n’était peut-être pas fait pour nous,
  • Ce n’était pas le bon moment ou pas les bons moyens,
  • Nous avons voulu en faire trop ou n’en avons pas fait assez,
  • Nous avons eu peur…

L’important n’est pas tant d’échouer ou de réussir que d’essayer. Parce que tant que nous essayons, nous sommes dans l’espoir, dans la création, dans l’action.

Et la vie, c’est de l’action. Mais c’est surtout réaliser et concrétiser ses rêves. C’est ne jamais cesser de rêver et d’en vouloir, de toujours se battre pour quelque chose qui nous tient à coeur.
C’est à cette condition que nous pourrons, un jour, nous dire « ça n’a pas été facile, ça a été long…mais j’y suis arrivé ! Et je suis fier(e) de moi. »

Vivons pleinement notre vie, n’hésitons pas ! Parce qu’un jour, nous nous retournerons sur ce que nous en avons fait.

Et notre regard sera satisfait et fier…ou empli de regrets de n’avoir pas eu le courage de tenter de prendre cette vie, qui nous appartient, en main. Entre nos mains.

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