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Pour sortir du déni!!

Les clés d’une meilleure estime de soi

Il y a un dénominateur commun aux personnes qui souffrent d’un manque d’estime d’eux-mêmes.  C’est la tendance à se dénigrer.

Le premier besoin de la psyché est d’avoir de l’attention et pour ceux ayant reçu des critiques et paroles blessantes il est facile de se répéter ces mêmes cassettes et ça devient une sorte d’addiction.

C’est la raison pour laquelle il est mal reçu d’entendre une personne se déprécier, se critiquer devant soi.  C’est un peu comme si ces paroles étaient une sorte de poison, de pollution particulièrement pour ceux qui n’entretiennent pas ce genre de pensées.  .

C’est comme s’ils nous envoyaient leur fumée au visage.

Le temps n’est pas loin oû nous verrons des preuves scientifiques des liens entre se critiquer et boire ou fumer.  C’est une façon de se donner de l’attention, de sortir du sentiment de n’être rien.

Je défie quiconque de passer un mois sur une île déserte avec des gens dépressifs sans broyer du noir eux-mêmes.   Les pensées tout comme les émotions sont contagieuses et on modélise les gens qui nous entourent, d’oû l’importance de rester vigilant si un ou des proches ont tendance à l’auto-dépréciation.

Pour les personnes en souffrant, en sortir revient à cesser de fumer pour un fumeur.  Il faut être bien décidé et possiblement se faire aider par des personnes compétentes.

L’idée n’est pas de se dire des paroles positives ou encourageantes en permanence.  La solution est tout simplement d’arrêter de penser tout court, d’arrêter de s’évaluer en permanence.

La méthode Coué n’a jamais fonctionné pour moi.  Me dire que je suis bonne, belle et capable n’a pas vraiment changé mon état intérieur.  Ce qui a changé est quand j’ai cessé de me regarder et de me trouver belle ou bonne et de vivre tout simplement.  Je me regarde dans la glace, je me brosse les dents.  Et oui, je prends soin de moi, de ma peau, un petit maquillage est toujours bon mais je passe moins de temps à chercher les compliments (incluant ceux que je me fais moi-même) ou à éviter les critiques et je fais le vide dans ma tête.

Ayant été assez complexée dans ma jeunesse (toute une histoire…) ce n’est pas en me disant et en cherchant les preuves de mon intelligence, beauté, compétence que ça a changé.  C’est tout simplement quand j’ai cessé de vouloir être rassurée.

Au lieu de passer de l’auto-flagellation aux compliments toutes catégories,   je suis présente à ce qui m’entoure, les gens, les choses, la vie dans sa beauté et son impermanence.

Ça ressemble de plus en plus à l’éveil, la non-dualité.  Je suis à la fois le meilleur et le pire de ce que je vois et entends.   Mais surtout j’ai cessé de m’évaluer.

On peut avoir une mauvaise journée et se sentir nul et tout d’un coup recevoir une promotion et se sentir aux anges.  La vérité est que je ne suis pas plus exceptionnel que je ne suis nulle.  JE SUIS TOUT SIMPLEMENT.

En somme, la meilleure façon d’arrêter de se dénigrer est d’arrêter de se regarder le nombril en permanence.  Le manque d’estime de soi est le pendant du narcissisme chez un dépressif.  Alors que chez une personne équilibrée, la capacité à être critique envers soi-même est le pendant de l’ambition.

En conclusion, je n’ai pas la solution à l’auto-dénigrement si ce n’est que ça ressemble pas mal à une attitude de fumeur.   C’est un addiction et ça se soigne.  Prendre de bonnes respirations, passer du temps avec des gens heureux et les écouter parler, ça vaut bien des thérapies.

www.lyndarenee.com

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