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Triangle de Karpman

Citation Le triangle dramatique relationnel

Le triangle dramatique relationnel

Le triangle de Karpman, ou triangle dramatique, est un triangle relationnel représentatif des trois drames relationnels : être victime, sauveur ou persécuteur. Essentiel dans toute relation, et dans tout métier lié au social et au relationnel, il est le symbole de ce que l’on ne doit jamais devenir. Entrer dans le triangle dramatique signifie que nous avons, en nous, des facettes des trois personnages à la fois, et que nous passerons dans les trois, à un moment donné. 

Les trois facettes du triangle dramatique

Le triangle est la forme géométrique la plus puissante. Vous trouverez plus d’informations sur le triangle sur mon article, bien que sa force ne soit pas uniquement liée à la spiritualité.

Le fait qu’il soit puissant n’indique cependant pas pour autant qu’il soit toujours positif, bien au contraire ! Comme c’est le cas avec le triangle de Karpman, il peut également être extrêmement négatif, tout en demeurant aussi puissant.

Il faut savoir que les trois facettes sont intrinsèquement liées entre elles, et que le triangle ne commence jamais réellement avec l’une en particulier. Comme dans un cercle vicieux, le triangle dramatique n’a pas réellement de commencement, ni réellement de fin.

Nous ne pouvons nous en sortir qu’en cessant de correspondre à ces facettes, ainsi qu’en cessant de donner de l’importance aux deux autres.

Celui qui entre dans ce triangle recherche les deux autres, le plus souvent de manière inconsciente. Il s’agit, la plupart du temps, de personnes qui sont en manque de confiance en elles. Elles sont donc en recherche de personnes aptes à reconnaître leur existence et qui leur donneront une importance certaine, positive comme négative.

La victime

La victime se plaint. Elle se met en position de faiblesse, à la fois pour attirer la sympathie du Sauveur, mais aussi pour attirer le Persécuteur. Celui-ci vient en premier, généralement, et c’est lui qui va donner lieu à l’arrivée de la dernière facette.

Naturellement, ce schéma n’est pas exact pour tout le monde, il s’agit d’une généralité.

La victime se plaint de ce qui lui arrive, même si c’est elle qui, en réalité, a déclenché le processus. S’étant elle-même positionnée comme victime, elle se laisse faire et subit les actes et paroles du persécuteur. Tout en ne pouvant s’empêcher de s’en plaindre.

La victime est souvent une personne qui se sous-estime face aux deux autres facettes. Elle les croit plus forts qu’elle, ce qui déclenche un besoin de persécution chez l’un, et de protection chez l’autre.

La victime peut évoluer soit en sauveur, soit en persécuteur, si elle ne parvient pas à se sortir du triangle. Elle changera en fonction de ce qu’elle a vécu, soit en ayant le désir d’aider, de sauver, les autres victimes, soit en désirant reproduire ce qu’elle a vécu en devenant persécuteur à son tour.

Le sauveur

Le sauveur se voit comme un héros. Il repousse le persécuteur, protège la victime en la prenant sous son aile, et se rassure, de cette manière, sur ce qu’il est.

Le sauveur souffre également d’un manque de confiance en lui, dont il tente de s’affranchir en agissant ainsi.

La grande différence entre les deux étant la capacité d’adaptation. Alors que la victime ne s’adapte pas à l’environnement social dans lequel elle est, ce qui la plonge dans son rôle, le sauveur s’y complaît parfaitement. Il comprend l’environnement social et sait comment réagir.

Cela ne l’empêche nullement de manquer de confiance en lui, mais il porte ce rôle, car cela lui confère une certaine puissance : il est souvent un leader, un chef de groupe.

Cette capacité à aider les autres est ce qui lui permet d’endosser ce rôle de chef : les autres le suivent parce qu’ils savent qu’ils ne risquent rien avec le sauveur.

Attention ! Tous ceux qui suivent le sauveur ne sont pas forcément des victimes !

Bref, le sauveur est le chevalier blanc du trio. Il évolue rarement vers les deux autres facettes du triangle dramatique. Il a également le rôle le plus agréable à porter, même s’il n’est pas aisé. Il est considéré comme bénéfique, positif et passe souvent comme quelqu’un qui a confiance en lui auprès des autres.

Ce qui, naturellement, n’est pas vrai. Le besoin de sauver les autres provient d’un état d’esprit ou d’expériences de vie particulières.

Le persécuteur

Le persécuteur, lui, est sans doute celui des trois qui démontre le plus son manque de confiance en lui. Il a besoin, pour exister, de dévaloriser la victime, cela lui permet de se dire qu’il est plus fort qu’elle.

Il ne s’en prend pas au sauveur, seulement à la victime, parce qu’elle est facile à persécuter : elle se laisse faire. Ce qui n’est pas le cas du sauveur.

Le persécuteur a donc un rôle de dominant sur la victime, ce qui lui convient très bien. Ce qui dénote qu’il n’a pas confiance en lui est justement lié au fait de s’en prendre à celui qui est déjà victime. Il ne s’en prend pas au plus fort, ni à celui qui risque de se rebeller, mais à celui qui subit.

Il est cependant essentiel de noter que, au sein du triangle dramatique relationnel, aucun des trois n’est réellement ni victime, ni sauveur, ni persécuteur, mais qu’ils apprécient tous leur place. Le triangle est la forme géométrique la plus forte, nous l’avons vu. Mais pourquoi ? Parce qu’il représente l’équilibre parfait.

La victime, au fond d’elle, n’en est pas vraiment une. Tout en se plaignant de ce qu’elle subit, elle apprécie le persécuteur, qui s’intéresse à elle, et qui lui permet de dire « je suis le mal-aimé ». Sans le persécuteur, la victime ne pourrait pas avoir de sauveur. Or, le sauveur est celui qui dit à la victime « je suis là pour toi, je vais t’aider ».

Le rôle qu’elle tient lui convient donc, d’une certaine manière. Cependant, au fond d’une victime du triangle dramatique vit souvent soit un persécuteur, soit un sauveur. Ce qu’elle peut devenir plus tard.

Le sauveur, lui non plus, n’a pas de véritable désir d’aider qui que ce soit. Il le fait pour lui, pour que l’on sache qu’il est le héros du triangle.

C’est ce dont il a besoin pour se sentir en confiance avec lui-même. Il a besoin du persécuteur, qui lui offre une victime à sauver, et de la victime pour devenir sa dépendance. La victime est dépendante du sauveur. Ce qui est précisément ce que recherche le sauveur, car alors c’est lui qui contrôle la situation.

Le sauveur a besoin de contrôle, souvent parce qu’il ne contrôle rien d’autre dans sa vie ou autour de lui.

La victime, à l’inverse, peut être entrée dans son rôle parce qu’elle est justement celle qui, dans son entourage, soutien les autres. Le poids de cette charge lui est donc retiré pendant qu’elle joue la victime.

Le persécuteur, enfin, n’a pas non plus de réel désir d’être un bourreau. Il est rare que le persécuteur soit une personne réellement mauvaise. Il a, lui aussi, besoin de contrôle. Souvent parce que, dans son entourage proche, c’est lui la victime.

Les trois rôles sont donc joués par des personnes qui expriment, grâce à ce rôle, l’exact inverse de ce qu’ils sont réellement.

Ils tournent autour de ses trois besoins fondamentaux, qui sont d’ailleurs les mêmes que ceux du triangle personnel :

  • Besoin de structure (victime),
  • Besoin de reconnaissance (sauveur),
  • Besoin de contrôle (sauveur et persécuteur).

C’est ce qui fait que les trois personnages du triangle se satisfont, en quelque sorte, de leur position : elle représente leur besoin profond.

La victime exige une structure équilibrée, qu’elle n’a pas forcément dans son entourage puisqu’elle doit gérer, conseiller, aider, sauver ses proches. Elle la trouve donc entre le persécuteur et le sauveur.

Le sauveur a besoin de reconnaissance, qu’il n’a pas chez lui, et le trouve en aidant la victime.

Le sauveur et le persécuteur recherchent le contrôle, parce qu’ils ne contrôlent pas leur vie.

Bien sûr, ceci est un schéma de généralité. Il peut arriver que certaines facettes soient différentes. Il est également important de savoir que, au sein d’une vie, nous entrons tous, à un moment donné, dans un de ces rôles.

Cependant, le fait d’y entrer à dose minime, pour un temps ou pour éviter des problèmes, ne nous oblige pas à y pénétrer profondément et à devenir dépendant de ce rôle ainsi que des deux autres facettes.

Autre point intéressant : de nombreuses histoires, films, livres ou contes, se basent sur ce triangle, dans une moindre mesure, naturellement. Ce sont essentiellement les contes véritables, non altérés, qui donnaient une morale en fin d’histoire.

La petite sirène, la véritable histoire, est particulièrement intéressante : la sorcière est le persécuteur, la petite sirène est la victime et le prince est le sauveur.

Explications : la sorcière demande sa voix à la petite sirène en échange de jambes humaines qui la feront souffrir atrocement à chaque pas. Le prince la recueille chez lui, mais tombe amoureux et épouse une humaine. Les sœurs de la petite sirène lui trouvent une solution (tuer le prince pour redevenir sirène), mais elle choisit de s’en servir contre elle et rejoint l’écume de l’océan.

Ici, il s’agit bien du triangle dramatique. Nous avons un persécuteur qui ne souhaite pas réellement faire le mal, mais a besoin d’en faire malgré tout pour assurer sa domination ; une victime qui n’en est pas réellement une puisqu’elle sauve le prince en refusant de le tuer ; et un sauveur qui n’en est pas non plus un puisqu’il fait souffrir la petite sirène en tombant amoureux d’une autre femme, ce qui signe la fin de la vie de la sirène.

Une des morales de cette histoire est « il ne faut pas chercher à changer sa nature ». Autrement dit, ce n’est pas en changeant pour quelqu’un que nous allons attirer ses bienfaits. Dans le conte, la petite sirène est attrapée par son propre choix. Elle a voulu changer pour son prince, pour qu’il puisse l’aimer, mais il va en aimer une autre.

Là, se situe toute la complexité du triangle dramatique relationnel : chacun des rôles est tenu par une personne qui ne possède pas, au fond d’elle, les caractéristiques du rôle qu’elle tient.

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