Motivation

Citation Tu es forte, toi

Tu es forte, toi

Tu es forte, toi. J’ai entendu cette phrase à quatre reprises la semaine dernière. Elle m’est bien familière, on me la dit souvent, depuis que je suis toute petite. On me la dit dans des contextes particuliers, où cette phrase semble justifier que moi, je vais me relever, car je suis forte. Moi, j’aurai mal moins longtemps, car je suis forte. Vous saisissez le genre, n’est-ce pas? Pourtant, derrière ce visage qui semble fort, se cache une femme vulnérable. Alors que plusieurs voient une femme forte, intérieurement, c’est une femme vulnérable, qui cache (trop) souvent ses larmes, à force de se faire qualifier de forte. Après tout, on ne s’attend pas à ce qu’une femme forte pleurniche lors des épreuves. On s’attend à ce qu’elle se relève, point. Derrière la vulnérabilité, ce cache également une bête noire qui pourtant, me gruge de l’intérieur depuis toujours, j’ai nommé l’anxiété.

Étrange, n’est-ce pas? D’allure si forte, et pourtant, intérieurement si fragile.  Si fragile à force de combattre chaque jour bête noire, qui trop de fois, m’a fait tomber, m’entraînant dans un lot de maux tantôt physiques, tantôt, psychologiques. Dans cette lutte contre la bête, j’en ai essayé des choses pour en arriver à la contrôler. Oui, contrôler et non chasser. La bête ne part jamais assez longtemps pour me faire croire que je l’ai chassée. Elle entre toutefois en dormance, quand l’équilibre reste en place suffisamment longtemps. Or, la vie est mouvement et non stagnation. Alors je dois sans cesse danser avec la vie pour garder l’équilibre et tenir la bête noire endormie le plus longtemps possible. Respirations, yoga, méditation, autohypnose, course à pied, bonnes nuits de sommeil, travail que j’aime. Ces habitudes doivent être dans mon quotidien, pour que la bête noire continue son sommeil profond. Pour que le soleil continue de briller. Gare à moi si je me relâche dans ces habitudes de vie, car la bête reste alerte à tout relâchement de ma part.

Alors, la quatrième fois, la semaine dernière, quand on m’a dit :  »Tu es forte, toi, regarde ce que tu as créé avec Ma voix, ta voie, moi je n’aurais pas pu faire ça ». Je n’ai rien trouvé à dire sur le coup. Plus tard,  je me suis plutôt demandé, si ce n’était pas plutôt ma vulnérabilité et ma peur que la bête noire se réveille, qui m’a amené à faire tout ça. Pour m’outiller afin de la laisser endormie, mais quand j’y pense, c’est aussi pour endormir d’autres bêtes noires, qui gâchent le moment présent de beaucoup d’autres gens.

Cet article vous a-t-il été utile ? Partagez-le avec vos amis!