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Confinement

Citation Entre mes quatre murs…

Entre mes quatre murs…

J’me rappelle très bien de ce fameux 13 mars 2020… Il s’annonçait comme un matin normal malgré que j’avais vaguement entendu parler d’un nouveau virus qui se propageait du côté de la Chine depuis déjà quelques semaines. Ce matin là, j’étais au travail quand l’annonce de notre Premier ministre a inondé les réseaux sociaux. Quand j’ai compris que nous allions fermer pour quelques semaines j’étais loin de me douter que la vie venait de basculer

Depuis ce moment, mon cellulaire et ma télévision sont devenus mes pires ennemis. chaque jour qui suivit, j’y passais une bonne partie de la journée à essayer de comprendre ce qui était en train de se passer. Ces deux médias était devenus, comme quelque chose de négatif, de stressant et surtout de déprimant. Pourtant, je continuais à sillonner, jour après jour, les réseaux sociaux et le point de presse hebdomadaire qui faisait maintenant partie de mon quotidien. C’est ainsi que les sites web des nouvelles mondiales, se sont transformés en listes interminables de questions avec toujours la même réponse : «la durée du confinement au Québec est encore indéterminée».

Je ne comprenais pas réellement ce qui se passait. C’était comme lorsqu’on se réveille en sursaut en pleine nuit parce qu’on a fait un mauvais rêve… C’est le genre de situation qu’on ne pense jamais vivre un jour, le genre d’événement qui n’arrive qu’aux autres, seulement dans les films ou seulement ailleurs dans un autre pays très très lointain. Tsé j’avais entend le mot virus et Chine mais j’étais loin de réaliser que ça allait arriver ici dans mon propre pays, ma propre province, ma propre ville! Les mots «confinement» et «pandémie» faisaient maintenant partie d’un vocabulaire jusqu’ici absent chez moi. Ce contexte se résumait, pour moi, à l’atteinte de ma liberté. Je ne pouvais plus faire réellement ce que je voulais. Je dois admettre que j’ai eu de la difficulté à accepter le fait que c’était pour ma propre santé et celle des autres.

La première semaine fut agréable. Je me répétais sans cesse que rester cloîtrer à la maison était non seulement important pour me protéger, mais aussi bénéfique en matière de développement personnel. Je me suis dit que cela me permettrait de me reposer, de prendre soin de moi, de faire les to do list que je remettais toujours à plus tard, me concentrer sur mes textes de mon blog et aussi d’avoir enfin le temps de vraiment cuisiner.

Les choses ont rapidement changé quand j’ai appris que ce virus qui portait le nom de Covid-19 faisait des ravages meurtriers partout où il passe. Il agissait comme un voleur qui prenait la vie des gens les plus vulnérables de façon foudroyante. Les jours ont commencé à me sembler une éternité entre mes quatre murs… Je commençais à perdre mes repaires, ma routine, ne sachant plus si on était lundi ou vendredi… je n’en pouvait plus d’être ainsi isolé à passer mes journées et mes soirées évachée sur mon sofa à pitonner. Jusqu’au jour où j’suis devenu une travailleuse de service d’urgence. Je devais continuer à me rendre sur les lieux de mon travail, car il était catégorisé comme essentiel. Pas facile d’être obligée de m’exposer au danger des risques de ce foutu virus. C’est avec masque, visière et compagnie et à coup de purell que j’aurai à me protéger afin de combattre ce monstre invisible.

Des images troublantes ont commencé à envahir mon écran que je ne pourrais jamais oublier. Les routes complètement vides, les villes se transformant en zone fantôme, l’absence des touristes à travers le monde et le nombre de morts qui ne cessait de grimper. Mon cellulaire continu d’être bombardé de notifications nous rappelant l’importance capitale de rester à la maison. C’est à ce moment là que je me suis réellement rendue compte que plus rien ne serait comme avant.

Aujourd’hui, presque trois mois depuis ce tout premier jour, j’ai toujours cette difficulté à garder un moral positif. Je vis toujours avec cette peur omniprésente que le retour «à la normale» sera dans longtemps. J’ai développé une sorte de nervosité quand j’entends ou lis quelque chose en lien avec ce virus. Juste le fait de devoir sortir et être obliger de porter un masque dans les lieux publics me donne la nausée. Faire des courses en évitant de croiser un autre être humain à moins de deux mètres est irréel. Ne plus faire de câlin me rend triste. Faire une promenade en changeant de côté de trottoir pour respecter cette distanciation physique imposée par la santé public, ça fait tellement bizarre…

J’essaye fort de voir le positif de cette pandémie, mais cette sombre période dans laquelle nous vivons où il faut être divisés pour se rassembler me paraît inconcevable. Qui aurait cru qu’en 2020 les contacts en chair et en os serait restreints à l’essentiel. Que le télé travail serait in ainsi que l’apprentissage par vidéo conférence, que les enfants seraient privés de jouer dehors avec leurs amis pour leur sécurité. Tant qu’à moi, je n’imagine pas un été sans terrasses, sans plages, sans voir les personnes qui me sont chers, sans voyages, sans vie autour de moi, de ne pas pouvoir sortir de chez moi juste pour le plaisir … C’est juste impossible!

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Je rêve du jour où je pourrai me balader librement dans les rayons de magasin, d’aller manger une bonne poutine dans un fast-food, recevoir des chums pour partager un bon repas ou simplement pour chialer contre le trafic. S’il y a un truc positif que je retire face au contexte actuel, c’est l’importance de savourer chaque instant et de profiter du moment présent, car on ne sait jamais de quoi sera fait demain. Oui la planète respire mieux, oui on redéfinit un futur qui s’en venait compliqué, oui on encourage notre marché local, oui on remet nos valeurs à la bonne place, oui on continue de prendre soin des uns des autres en se serrant les coudes tout en regardant passivement et cruellement mourir nos aînés. Parce que cette guerre invisible, auquel nous sommes confrontés, c’est eux qui en sont les malheureuses victimes en y sacrifiant leur vie dans des conditions inhumaines.

J’ai bien hâte de vous écrire un texte partageant ma joie face à la fin du confinement. Pour l’instant j’suis en mode de déprogrammation face à cette nouvelle vie. Mais, je vous souhaite de passer, malgré tout de bons moments avec vos proches, à deux mètres de distances… Prenez bien soin de vous. Lavez vous les mains, toussez dans votre coude, évitez les gens, pis criez haut et fort «vivement, ça va bien aller!» Mais pour l’instant ça va pas bien pantoute

Nathalie
La légende des couleurs de l'arc en ciel + Recette d'une pizza arc ...

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