Citation Je veux être vu, je veux avoir de l’importance, je veux savoir que j’ai de la valeur

Je veux être vu, je veux avoir de l’importance, je veux savoir que j’ai de la valeur

*Ce texte est une transcription de la vidéo «La souffrance VERSUS les conditionnements»*


« Qu’est-ce qui m’est arrivé? »

C’est la question que j’entends le plus souvent.

Mais, vraiment, qu’est-on devenu?

On souffre lamentablement, on se cherche désespérément, on ne sait plus quoi faire de notre vie, on ne sait plus qui l’on est, on ressent un malaise général, on est dépressif. On se lance frénétiquement dans la bouffe, dans les dépenses, dans la sexualité… J’entends des tonnes de gens qui disent ne pas s’aimer, ne pas aimer leur vie, ne pas aimer être seuls…

On est tellement déconnecté de soi. C’est la grande catastrophe humaine.

On vit dans un monde où ce qui compte vraiment, c’est ce qu’on possède. Ce sont les expériences et c’est tout ce qui est extérieur à nous. On se sent mal intérieurement, mais on regarde à l’extérieur pour trouver une réponse à notre mal-être.

Ensuite, on se demande : « Mais, pourquoi je souffre autant? Mais, pourquoi je vis avec un nœud au niveau du cœur? »

Eh bien, c’est simple : c’est nous devant un cul-de-sac. Le chemin vers le bien-être se trouve à l’intérieur. Mais on continue d’implorer les choses, le monde de la forme et le monde physique pour guérir ce qui se trouve à l’intérieur.

On court d’expérience en expérience. On rêve à ce qui nous rendrait heureux. On dessine sa vie de rêve avec des pensées fantastiques.

Il n’y a rien de mal avec ce qu’on fait, mais il y a un problème avec les raisons pour lesquelles on le fait. Il y a des répercussions malheureuses à engourdir tout ce qu’on ressent en déjouant notre essence comme si c’était un adversaire à battre.

Et, là, on s’y prend de toutes sortes de façons!

Comme on ne veut pas ressentir le vide qui nous habite, on cherche à combler ce vide. Et, comment on comble le vide? Par le charme, la séduction, par la nourriture, par les dépenses, par le bruit, par l’abondance d’amis, par l’abondance de sorties…

Ce qui est difficile à comprendre, c’est que ce message et cette façon de réagir sont supportés par toute une société. Alors, on normalise nos réactions, on n’arrive jamais à voir ce qui cloche. On ne guérit jamais.

Mais si on est prêt à admettre cette réalité, la deuxième chose à faire c’est d’être honnête avec soi-même.

Maintenant, est-on assez honnête avec soi pour le faire?

Quand je m’habille de cette façon, on me regarde beaucoup plus.

JE VEUX ÊTRE VU.

Quand je parle plus fort que les autres et sans arrêt, on m’écoute

JE VEUX COMPTER POUR LES AUTRES.

Quand je parle de tout ce que je possède et de tous les voyages que j’ai faits, on m’admire.

JE VEUX SAVOIR QUE J’AI DE LA VALEUR.

 

On recherche, tous, la même chose.

Je veux être vu, je veux avoir de l’importance, je veux savoir que j’ai de la valeur.

Trois besoins sacrés chez l’humain. Et si ces besoins viscéraux n’ont pas été comblés dans notre enfance, notre monde intérieur est perturbé. On grandit dans l’insécurité. On va alors entreprendre une quête. Un périple épuisant au détriment de ce qu’on possède déjà, pour trouver ces trois joyaux.

Alors, on va chercher. On va quémander l’approbation des autres en utilisant différentes tactiques. On va offrir des cadeaux, on va faire le bouffon, on va jouer à la petite poupée qui sourit tout le temps, on va complimenter, on va utiliser la sexualité pour aguicher, on va organiser des rencontres entre amis en déballant le grand jeu pour impressionner, etc.

Et tout ça… on pense que c’est de l’énergie positive. Parce qu’évidemment, ceux qui la reçoivent reçoivent exactement ce dont tout le monde veut. C’est-à-dire : je veux qu’on me regarde, je veux qu’on me dise que je compte et je veux avoir de la valeur à vos yeux.

Donc, quand on rencontre des gens qui implorent par leurs comportements de l’attention, ça devient un jeu de : « qui est moi comme ici?? Qui va me répondre? »

Sans comprendre qu’il n’y a rien d’obtenir des autres. Et, si jamais on trouve une chose ou une personne qui nous donne enfin l’impression de remplir le vide intérieur qu’on traîne comme un boulet partout où l’on va… on va vite se rendre compte qu’on est toujours malheureux.

Alors, on va se dire : mes besoins ne sont pas encore comblés, ça n’a pas fonctionné avec lui… je vais trouver une autre personne. Ou bien : Je me sens encore malheureux après avoir acheté une voiture neuve, je vais m’acheter une plus grosse maison ou peut-être un chalet.

Mais encore… les gens vont me répondre : mais qu’est-ce qu’il y a de mal à s’acheter un chalet! Je ne devrais pas m’acheter un chalet?

Mais il n’y a rien de mal avec le chalet. Rien.

Mais, les raisons derrière le désir de s’acheter un chalet ou une plus grosse maison, c’est qu’on se gonfle de l’illusion qu’on va se sentir mieux intérieurement.

On a si soif de se sentir bien, et on s’est tellement fait répéter que le bonheur est extérieur à nous qu’on n’arrive plus à se séparer de l’idée qu’on doit courir vers un futur féerique pour se sentir bien.

Alors, en nous règne la discordance de deux mondes qui ne peuvent pas se rencontrer. Ce qui fait qu’on continue d’implorer le ciel pour que le monde extérieur finisse par nous combler, quand en vérité il est impossible de faire entrer le monde extérieur en nous.

Le seul monde qui existe dans le bonheur, c’est le monde intérieur.

Oui, on va apprécier le monde extérieur. C’est le monde de la forme avec lequel on vit tous les jours. Mais, il n’a rien à nous donner. Les autres ne peuvent donc rien nous donner. Les choses ne peuvent rien nous donner. Et, si jamais on vit dans l’illusion qu’ils nous donnent un sentiment de joie quelconque lorsque par exemple on reçoit un compliment, lorsqu’un étranger nous regarde le décolleté ou quand une personne nous admire pour le travail qu’on exerce… Tout ce que ces choses réussiront à faire pour nous intérieurement, c’est de nourrir l’ego, notre fausse personnalité qui s’exprime pour nous, parce que le vrai soi a laissé sa place.

Vous le sentez ce vide, il est physique.

Et, toute la société nous gave de messages sans queue ni tête qu’on gobe sans broncher.

Qu’est-ce qu’on nous dit quand le moral est à terre?

Prends soin de toi, c’est important. Et, qu’est-ce qu’on nous suggère?

Va passer une journée au spa. Fais-toi faire les ongles. T’aurais besoin d’un brushing, ça te remonterait le moral !

Et, on dépense de l’argent sur des activités extérieures. On sort du spa détendu parce que la chaleur nous a amortie. La coiffeuse nous fait sentir belle et on se promène le cœur léger. Nos ongles sont parfaits ont se sent plus féminine et plus joyeuse.

Et, là pour certains, comme moi, tout ceci est beaucoup trop superficiel. Alors, nous, les gens qui ne sont pas superficiels, on va s’étendre dans un hamac, on va écouter un documentaire, on va visiter la dernière exposition au musée des beaux-arts.

Aaaaah… nous on sait prendre soin de soi.

Mais, pour combien de temps?

On retourne travailler et la journée de spa qui nous avait si bien détendu est loin derrière. On succombe au stress, au diable le spa!

On se lève le lendemain matin et le brushing est une catastrophe… on est découragé.

Le vernis commence déjà à s’effriter après quelques jours… on se sent honteux et on cache nos doigts.

On est réaspiré dans la même galère. La même routine. Le même sentiment de mal-être. Rien n’est réglé.

Mais attendez, il y a ceux qui ne sont pas superficiels. Vous vous rappelez?

Devinez ce qu’il advient de nous après avoir passé du temps à VRAIMENT s’occuper de soi.

Quand on quitte le hamac et le livre pour retourner travailler, le stress est toujours là. Et, tout ce à quoi on pense durant la semaine c’est : « je veux mon hamac! Je veux mon hamac. Je veux mon hamac. »

Quand on n’est plus en train de se nourrir d’œuvre d’art pour ressentir la beauté de l’expression de la créativité… on rêvasse, on y repense, on aimerait pouvoir s’offrir un tableau. Ce serait tellement beau chez moi, mon environnement me ressemblerait davantage, je serai plus heureuse visiblement.

Quand on a fini d’explorer les ruines mayas sur notre télé haute définition… dès qu’on pèse sur le bouton pour éteindre la télé, le rêve s’efface, la réalité est de retour, les enfants nous demandent toute notre attention.

Alors, pendant quelques heures, toutes ces choses, toutes ces activités ont réussi à engourdir notre mal. Pendant quelques heures, oui.

Vous allez me dire : est-ce que je dois arrêter de faire tout ça pour me sentir heureux ou heureuse?

Non. Il n’y a rien de mal à faire tout ceci.

Ce qui est mal, c’est qu’on fait toutes ces choses en espérant se sentir mieux au quotidien. On se sert de ces activités-là pour entretenir l’illusion que c’est ce que ça nous prend pour nous sentir bien intérieurement.

Ça, ce sont des plaisirs. C’est agréable à vivre évidemment. Ça encourage l’esprit à se sentir mieux. Mais malheureusement les plaisirs sont tous éphémères.

Alors, ne sachant plus où trouver le bonheur, on se paie des massages ou le dernier iPhone. On a besoin de vacances, on va au ciné, on sort au resto, on s’achète un nouveau jeans, on a besoin d’un meilleur canapé pour VRAIMENT se détendre de sa journée, on redécore la maison, un s’achète la sériée entière du dernier auteur à la mode, on organise de sortie de groupe, on va passer un week-end à la campagne, la musique à fond dans la voiture ça me rend heureux… PLUS, PLUS, PLUS!

Nos yeux focalisent toujours à l’extérieur. Qu’est-ce qui va me combler aujourd’hui?

Eh ben, rien.

Rien ne va te combler aujourd’hui.

Si on veut se combler, si on veut ressentir une profonde harmonie intérieure, il faut absolument vivre avec soi-même tous les jours et pratiquer une forme de méditation, un moment de symbiose avec ce qui se joue à l’intérieur de soi. Silence.

Et les gens sont choqués par mes propos.

C’est toi, Sandra, qui ne comprend pas. Tout ce que je fais, c’est parce que j’aime ça, c’est tout !

Ils s’accrochent désespérément à l’idée que c’est normal, qu’il n’y a rien de mal à faire tout ça sans réaliser que beaucoup de ce qu’ils font provient d’une idée inconsciente qu’ils vont se sentir mieux.

Et, en effet, ils se sentent mieux. Pendant… quelques heures ou quelques minutes. Ça dépend de la force de la drogue. Combien de temps l’activité peut engourdir ce qui a besoin à l’intérieur de toute mon attention?

Il y a une symphonie qui dort en nous. Mais, pour l’instant, les musiciens se retrouvent sans chef d’orchestre. Alors, c’est une cacophonie. On se bouche les oreilles en se disant que c’est trop laid. On n’en peut plus ! Alors, on quitte le piédestal en laissant les musiciens s’arranger seul en espérant un miracle.

N’allez pas augmenter le son de la radio pour couvrir la dissonance intérieure. Retourner plutôt à votre essence.

Vous êtes le chef d’orchestre. Vous êtes le compositeur de votre vie. Alors, si vous abandonnez votre œuvre parce que vous avez oublié qui vous êtes, parce qu’on vous a dit que cette symphonie était ridicule, parce qu’on vous a demandé d’ignorer les musiciens pour trouver quelque chose de plus prestigieux! Votre œuvre restera inachevée. Incomplète.

Maintenant, oserez-vous retourner à votre source? Oserez-vous abandonner l’idée que vous cherchez au mauvais endroit?

Serez-vous assez courageux pour vous isoler. Serez-vous assez courageux pour prendre soin de vos blessures? Serez-vous assez brave pour sortir de l’inconscience générale et avancer sur un chemin que seuls quelques audacieux osent emprunter?

Allez-vous choisir votre paix, votre bien-être et votre bonheur ou allez-vous continuer de vous sentir incomplet, vide, malheureux, à chercher partout quelque chose que vous ne trouverez jamais parce que vous n’aurait pas osé danser au son de votre propre symphonie.

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