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Se détacher de ses souffrances

Actuellement, vous ressentez probablement un chaos intérieur. Vous vous sentez perdu parmi une gamme d’émotions. Vous arrivez difficilement à vous détacher de vos souffrances et vous ne voyez pas comment cesser de vivre comme vous le faites puisque c’est tout ce que vous connaissez depuis des dizaines d’années.

Je comprends parfaitement que vous soyez incapable de vous sortir de cette spirale infinie dans laquelle le mental s’enfonce dès le matin, et ce, jusqu’au soir, ai-je raison?

Il y a pourtant une solution simple à vos souffrances.

Taire le mental.

Cette solution est simple, pourtant difficile à appliquer. Elle est difficile à pratiquer parce qu’on fait face à ses pensées compulsives. Minute après minute. Nos pensées sont devenues une drogue pour nous. On s’identifie à elles comme si nos problèmes existaient toujours dans le moment présent. On s’est habitué à nos pensées, on s’est habitué à écouter notre verbiage mental et non seulement on s’est habitué à lui, mais on le nourrit d’émotions. Des émotions qui, soit dit en passant, se nourrissent des histoires du passé.

La drogue nourrit l’ego. L’ego en redemande davantage, car il a besoin de s’identifier à ses histoires personnelles. Laissez tomber les histoires personnelles et l’ego meurt! C’est hors de question de laisser mourir une chose à laquelle on est si bien identifié. Une chose qui nous fait croire qu’on existe à cause de lui. Alors, on nourrit l’ego. On engraisse notre ego à grande cuillère d’illusions.

On le soutient dans son état de folie.

On le justifie.

On trouve des excuses pour le nourrir.

On ne le laisse jamais mourir.

Même dans les moments les plus ridicules, on gratte les recoins de notre esprit pour trouver de quoi le nourrir et le satisfaire.

On ne le laisse pas tomber. Il est nous, on est lui. On ne fait qu’un.

Alors, qui voudrait se laisser tomber? On ne se laisse pas tomber. Donc, on continue de s’accrocher à ses histoires personnelles qu’on ressasse continuellement dans notre tête. Vous allez me dire : « mais, comment je fais alors pour cesser de vivre de cette façon ? » Il faut avoir le courage de mettre fin au verbiage mental et cesser de le nourrir.

L’esprit a besoin de repos. L’esprit a besoin de connaître une manière saine d’utiliser les pensées.

Lorsqu’on a terminé d’utiliser le marteau on le dépose, lorsqu’on a terminé d’utiliser ses pensées pour créer des expériences positives on le met au repos.

La majorité de nos pensées sont négatives et futiles et elles nous maintiennent dans le malheur. On vit rarement dans le présent là où les actions donnent des résultats et l’on vit rarement dans un éveil de l’esprit conscient. Il faut rééduquer notre mental pour qu’il se libère de sa compulsion à se nourrir des pensées futiles tant adorées par l’ego.

Si vous le voulez bien, on va prendre quelques instants pour tout de suite apprendre à notre mental à faire le silence.

On va pratiquer ensemble un exercice pour faire taire nos histoires personnelles, c’est-à-dire le passé, et nous libérer de nos angoisses, c’est-à-dire le futur.

Commencez par sentir une partie de votre corps. Ça peut être vos pieds, vos jambes, votre ventre, votre visage…

Pourquoi fait-on ce genre d’exercice? Tout simplement parce que l’esprit n’arrive pas à penser à deux choses en même temps. On peut penser consécutivement à différentes choses, mais pas en même temps. Ou bien, une pensée va prendre plus de place que l’autre. On offre donc la chance à notre cerveau de connaître son état naturel de silence en pratiquant des exercices pour qu’il fasse taire le verbiage incontrôlable.

Alors, si je prends mes mains et que je les place devant moi, les doigts qui ne se touchent pas.

Je me concentre sur les sensations physiques que je ressens…

Vous pouvez ressentir des picotements…

Une sensation de chaleur…

Une énergie invisible…

Soyez conscient de ce qui se passe autour de vos doigts. Tentez de ne pas décrire ou étiqueter inutilement. Ne faites que ressentir et observer silencieusement. Détachez-vous mentalement de votre corps.

Prenez une distance mentale entre vous et les sensations que vous ressentez afin de devenir l’observateur.

Si vous avez de la difficulté à ressentir les sensations dans vos mains, fermez les yeux. Questionnez-vous : comment fais-je pour savoir où sont mes mains actuellement? Naturellement, vous allez répondre que vous les sentez.

Continuez pendant quelques instants à focaliser votre attention sur vos mains.

Cet exercice provoque l’ouverture de la conscience et la libération de la souffrance. L’énergie est dirigée vers le corps. On apprend à vivre dans le présent. On fait abstraction de notre histoire personnelle, non pas pour l’oublier et l’ignorer, mais dans le but d’aller au-delà de nos souffrances et de cesser de s’accrocher vigoureusement à son passé.

La libération des souffrances c’est possible!!! Mais ça vous demande le courage d’apprendre à le faire.

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