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Un adieu sans au revoir

À tous ceux que nous aimerons sans au revoir,

Tant de questions dans mon coeur et pourtant si peu de réponses qui vibrent sur un air réconfortant. Subitement, tu as laissé dans mon coeur ce grand vide. Tu es parti sans dire, sans au revoir, sans aucun signe d’amour. Les jours défilent tellement vite, je réalise à peine la portée de ton départ.

Tu m’as quitté de la seule et unique façon que je n’aurais jamais cru possible.

La peine m’envahit, non loin de ce sentiment de trahison qui teinte tous nos souvenirs. Qui étais-tu? La personne que j’ai aimé n’avait jamais laissé présager une telle finale en queue de poisson. La personne que j’ai aimé m’aimait aussi et n’avait aucune envie de me quitter jusqu’à ce noeud relationnel qui s’était formé à mon insu dans ton coeur.

Pourtant, j’aurais cru que tu aurais le courage de dire les choses telles qu’elles sont avec ouverture pour me laisser la chance de t’entendre et de m’adapter à toi, parce que c’est ce que font les gens qui s’aiment. Ils souffrent, ils disent, ils pleurent ensemble et ils se pardonnent en se promettant un avenir plus doux. Mais manquait-il vraiment d’amour et de douceur entre nous? Notre relation manquait-elle à ce point de sens pour toi pour que tu choissises de me quitter en secret en nous contraignant bien malgré moi au silence? Il sonne tellement faux ce silence! Il n’a pas de sens pour moi puisque celui-ci a pris racine dans ta tête et ton coeur, en fonction de tes craintes, tes jugements, tes appréhensions et tes déceptions non communiquées.

Du silence, beaucoup de silence, de la distance, des mensonges et finalement une rupture du lien affectif et spirituel qui nous liait. PAF. Un bazooka m’éclatant au visage n’aurait pas fait plus de dommages que le sentiment de trahison qui m’a envahi face à ton désengagement. Je l’ai senti comme une bombe nucléaire dans l’âme, mais je me suis resaissie pour ne pas m’enfoncer dans mes blessures passées. J’ai gardé la tête haute parce que j’ai une mission bien plus grande que moi qui m’attend et je n’ai pas le temps de me morfondre pour des sentiments qui ne m’appartiennent pas et qui visiblement causent en toi une trop vive répulsion, oserais-je dire une fuite?

N’en reste pas moins que je t’aimais comme une folle. Je t’aimais vivement et pleinement avec des papillons, des étincelles complices dans les yeux et beaucoup beaucoup beaucoup de confiance et d’amour. Je t’aimais dans cette réciprocité et cette puissance qui vibraient entre nous dès qu’on passait un moment ensemble. Je t’aimais…sans début ni fin, sans adieu ni aurevoir prochains. Je t’aimais facilement et instinctivement.

Malgré tout cet amour, j’ai remballé mon coeur puisque c’était le mieux que je puisse faire pour guérir. J’ai dit au revoir dans ma tête puisque tu ne voulais même pas l’entendre et je suis partie. Comme quoi il ne faut jamais croire qu’on est à l’abri des blessures de l’ego de ceux qu’on aime. Comme quoi nos insécurités sont parfois dévastatrices au point de nous séparer, nous les gens qui s’aiment.

J’accepte que l’amour n’est pas toujours mûr à vivre.

J’accepte que certaines personnes ont peur de dire et de travailler sur eux-mêmes et leurs relations au point de préférer le silence, le calme et la fuite.

J’accepte que je chemine aussi bien seule qu’en groupe.

J’accepte d’aimer encore en ayant pleinement conscience que je vivrai peut-être à nouveau des montagnes russes, des explosions, des déchirures et des moments de grande sérénité, de tendresse et de complicité.

Ainsi vont les relations humaines. Je n’en suis pas à mon premier adieu sans au revoir. Probablement pas à mon dernier non plus.

Personne ne peut promettre de ne jamais partir, mais on peut à tout le moins se promettre le courage de dire clairement et honnêtement pourquoi, et de le faire avec le même amour que celui que nous avons éprouvé l’un pour l’autre au tout début.

Je t’aime. No matter what. Je t’aime. Parce que l’amour y’a que ça de vrai. Même dans nos pires échecs relationnels, toujours il en reste, de l’amour, tapit quelque part sous notre peur, notre colère, notre ressentiment et notre déception. Alors, je t’aimerai pour toujours, sans adieu ni au revoir.

 

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Publié par Mademoiselle Mymy

Myriam Provost Gariépy est une jeune écrivaine québécoise passionnée par la croissance personnelle. En 2016, elle a publié son premier recueil de textes inspirants Mon Carnet Antinaufrage, comment garder le cap sur mon bonheur. Mymy est une AMBASSADRICE D’ESPOIR qui cherche à inspirer et à apaiser les coeurs par la puissance des mots. Issue du milieu de l’éducation, elle a acquis non seulement une grande maturité émotionnelle, mais un don pour l’empathie et l’enseignement. Mymy...

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