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Apprivoiser sa vie

Pour certains, la mort est quelque chose d’effrayant, qu’ils essaient d’oublier et de repousser le plus loin possible dans leur vie.

Pour moi, la difficulté c’était au contraire la vie.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu ce souvenir d’un univers plus grand, plus vaste, au-delà des plans terrestres. Un monde d’amour et de bienveillance. D’unité et de partage de conscience.

Alors mon chemin, ici, dans cette vie, a été un travail d’incarnation, d’enracinement, d’acceptation de la matière.

Certains passent des années à chercher le ciel, moi j’ai passé des années à refuser la terre.

Les raisons du refus

Le premier refus, même s’il est parfois difficile de le voir ou de le reconnaître, est souvent une peur.

La peur de cette enveloppe charnelle, avec toute sa complexité et toutes ces palettes d’émotions et de sensations.

La peur aussi de perdre ce contact avec le ciel ou l’univers, quel que soit le nom qu’on lui donne.

Le deuxième refus, c’est l’illusion.

L’illusion qu’on peut vivre cette vie « à moitié ». Qu’on peut expérimenter seulement la partie qui nous plaît.

L’illusion qu’on peut avoir des droits sans devoir, ou l’inverse. L’illusion que le Yin et la Yang* sont séparés. L’illusion que l’esprit et la chair d’un être humain sont des entités indépendantes.

Le chemin vers l’acceptation

Ces peurs et ces illusions créent une distance entre notre être physique, incarné, et notre âme, notre volonté profonde.

Et cela se manifeste. Car c’est un déséquilibre, un problème de fonctionnement. Le corps physique entre alors en jeu. Il tire des sonnettes d’alarme. Suivant les personnes et les résistances, les douleurs et les maladies sont plus ou moins importantes.

Mais cela crée un mal être qu’on combat. En occident, on se bat contre la douleur, on veut éradiquer les maladies. Car on agit dans la matière, en oubliant trop souvent encore l’âme ou l’esprit de l’être qui souffre.

Et puis un jour j’ai rencontrée une thérapeute qui m’a accompagnée sur ce chemin. Qui m’a aidée à défaire ce sac de nœuds qui m’encombrait l’esprit et qui provoquait ces douleurs.

Oh ça a été un long chemin, semé de petites victoires qui étaient autant d’avancées. Car régulièrement j’avais l’impression que « cette fois c’est bon, on est au bout », pour me rendre compte qu’il restait encore des nœuds à défaire….

Un chemin parfois accompagné aussi, parfois, de lassitude, de découragement, d’une envie de laisser tomber. Mais pour faire quoi ?

Ça ressemblait à la traversée de l’océan en barque. Fatiguée de ramer, avec une envie de faire demi tour, mais comment savoir quelle côte est la plus proche lorsqu’on ne voir rien à l’horizon ?

Alors, malgré tout, j’ai continué de ramer. Avec plus ou moins d’énergie suivant les jours, mais toujours vers le même objectif.

L’arrivée de la lumière

A quoi se rend on compte qu’on avance dans la bonne direction ?

A la vue du soleil, au souffle du vent, au chant d’un oiseau… à certaines rencontres, à des intuitions reçues, acceptées et validées…

Au moment où toutes les pièces du puzzle qu’on collectionne depuis des années commencent à avoir un sens. Le tableau n’est pas fini, mais le cadre est posé.

Comme l’arbre, j’ai besoin de racines pour monter haut vers le ciel.

Comme lui j’ai besoin d’eau et de soleil.

Pour profiter de ma lumière, je dois être pleinement incarnée. Solide sur mes bases. Consciente de chaque cellule de mon corps. De leur présence, de leur travail à mes côtés. De leur soutien et de leurs mises en garde.

C’est alors que je sens cette immensité, non pas à l’extérieur, mais à l’intérieur. Un espace immense, où tout est lumière et sérénité. Où tout est connaissance et partage. Où tout est AMOUR.

Pour terminer cet article, j’aimerai remercier toutes les personnes qui m’ont accompagnées sur ce chemin, qui m’ont tendu la main ou accueillie, et en particulier Richard, chirurgien de l’âme, Agnès, phare de bienveillance, François et Bernadette, aimés précieux, Maryline, la chair joyeuse, Jean Jacques et Catherine pour ce dernier voyage d’ouverture, et plus que tout Philippe, dont la main ferme a tenu bon pour m’arrimer ici lorsque je lâchai du lest. A tous un immense merci que vous savez mais qu’il était important pour moi de mettre en mots.

*Ecrire le Yin et LA Yang n’est pas une faute de frappe, mais une intention délibérée. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Sandrine

 

 

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