Conscience

Demain tous « zèbres » ?

En plus de vous sentir souvent en décalage par rapport aux modes de vie conventionnels, vous êtes particulièrement sensible aux émotions des autres.

Vous avez besoin de donner du sens à ce que vous faites, de toujours apprendre pour ne pas vous ennuyer, de relever sans cesse de nouveaux défis et vivre de nouvelles aventures… mais de peur d’être rejeté(e), vous avez parfois accepté de vous fondre dans des rôles qui vous étouffent, en effectuant des tâches dont vous ne parvenez pas à entrevoir la nécessité, ou qui vont même parfois à l’encontre de vos plus profondes convictions.

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Les médailles et les titres glorieux ne vous intéressent pas. Vous ne courez pas après l’argent, et avez même la plus grande difficulté à comprendre pourquoi le monde ne pourrait pas fonctionner sans lui.

Vous êtes idéaliste. Vous ne supportez pas que ce monde n’ait pas l’ambition de devenir un monde meilleur, plus juste, plus tolérant, plus respectueux des autres, des animaux et des merveilles de cette planète.

Vous souffrez d’une hypersensibilité aux autres, et même d’une puissante clairvoyance qui vous permet de ressentir avec justesse toute la bienveillance ou l’hostilité d’un environnement. Vous êtes au contact d’autrui comme une véritable éponge, doté(e) d’une forte empathie, ce qui fait de vous la proie facile des manipulateurs en tous genres, qui se nourrissent inlassablement de vos incroyables facultés à tout leur pardonner.

Vous êtes susceptible. C’est votre kryptonite à vous. Vous vous sentez particulièrement vulnérable à la critique et vous êtes pourtant extrêmement dur vis-à-vis de vous-même. Votre souci du détail et de la perfection peut faire tomber votre estime de vous-même au plus bas, et vous détestez aller vers les autres lorsque vous êtes dans cet état de « victime », car depuis toujours, vous êtes habitué à plutôt trouver votre place en mode « sauveur ».

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Vous êtes le réceptacle de toutes les confidences imaginables. C’est toujours vers vous que l’on se dirige pour vous confier des secrets qui seront bien gardés.

Rien ne vous fait plus bondir que l’injustice, et vous détestez l’hypocrisie et les faux-semblants (que vous feignez tant bien que mal de tolérer parce que vous préférez plutôt vous taire que d’essayer de trouver des justifications maladroites à des ressentis auxquels personne n’accordera jamais la moindre légitimité).

Parce que vos différents responsables éducatifs ne vous ont pas forcément enseigné les bases de la communication non violente, vous avez l’habitude de « prendre sur vous » jusqu’à ce que le ras-le-bol de vos concessions explose en laissant tous vos adversaires au tapis.

On vous dit perfectionniste, exigeant(e), idéaliste, rêveur(se) passionné(e)… et à l’opposé de cela, vous êtes aussi parfaitement capable de vous engluer durant des mois, voire des années, dans des situations stériles qui finissent par devenir de véritables poisons pour votre intégrité, morale, psychique et physique.

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Depuis tout(e) petit(e), vous vous sentez rongé(e) par des questions existentielles laissées sans réponse. Votre cerveau fonctionne vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et vous préférez prendre le temps de comprendre vous-même votre perception de la réalité plutôt que de devoir adhérer aveuglément à des réponses toutes faites qui feraient de vous un mouton.

Vous avez le sentiment aussi que de nombreuses théories officielles, notamment propagées via le système éducatif, sont erronées, voire complètement falsifiées.

Si la plupart des gens se pose la question de l’après-vie, pour vous, c’est aussi ce que vous étiez avant de naître, qui ne cesse de vous turlupiner.

Pour survivre, vous avez besoin de nourrir votre être d’amour, de paix, d’exploration, de rêves et de bonheur. Besoin aussi de vous ressourcer, en pleine nature ou bien dans un espace à vous, mais toujours emmitouflé de calme et de solitude afin de préserver votre « enfant intérieur » des multiples renoncements imposés par les conventions et les normes de la société.

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Bref, vous le saviez déjà, ou vous venez de vous reconnaître dans ces lignes : vous êtes probablement un « zèbre ».

Cette étiquette « zèbre », vous ne l’aimez sans doute pas. Car elle est directement associée à la notion de « surdouance » des adultes, comme l’a fait Jeanne Siaud-Facchin dans son ouvrage intitulé Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué, paru en 2008.

Cette notion de « surdouance » me dérange moi aussi dans le fait que nous tenons là, encore et toujours, une occasion de DIVISER l’humanité au lieu de chercher à mettre en lumière son UNIVERSALITÉ, et donc ce vers quoi elle tend à évoluer.

Car dans un jardin, lorsqu’une rose s’ouvre avant les autres, cela ne la rend ni supérieure, ni exclusive. Elle est juste annonciatrice du fait que tous les autres bourgeons sont eux aussi prédestinés à s’ouvrir.

Tout n’est qu’une question de temps.

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J’aime par contre cette référence au zèbre pour l’expression « drôle de zèbre », qui souligne la bizarrerie des personnes concernées (dans un rosier rempli de bourgeons, l’éclosion d’une première rose pourrait sembler un peu étrange si l’on n’était pas déjà habitué à cette évolution naturelle), et aussi pour le fait que les zèbres sont des animaux particulièrement indépendants et têtus pour ne pas se laisser domestiquer. Il faut savoir par exemple qu’un zèbre peut casser la mâchoire d’un lion d’une simple ruade, et que ses capacités d’esquive rendent impossible la possibilité de l’attraper avec un lasso.

À mes yeux, les « zèbres » sont donc avant tout des personnes DIFFÉRENTES dans leur manière de percevoir le monde, et donc de s’y intégrer. Leur intelligence, s’il faut parler d’intelligence, se différencie surtout du point de vue émotionnel, et cela grâce à une meilleure interaction observée entre leurs deux hémisphères cérébraux, ainsi qu’une activité cérébrale plus importante, notamment dans des aires spécifiques et généralement peu développées dans notre civilisation occidentale.

Par ailleurs, leur cerveau serait plus « efficace », dans le sens où il consommerait moins de glucose pour des connexions neuronales beaucoup plus diversifiées.

Les « zèbres » sont des hypersensibles de la vie et de grands créatifs. Ils sont dotés d’une très forte empathie naturelle, mais sont souvent perçus par les autres comme des gens trop perfectionnistes, trop décalés, trop rêveurs, trop sensibles, trop émotifs, trop indépendants… et donc, à tort, comme des personnes qui seraient « trop vulnérables » dans une société dans laquelle toute idée de bonheur semble être réduite à un simple besoin de se conformer aux autres.

Vous avez dit « trop inaptes », ces drôles de zèbres ?

Et si, justement, c’étaient eux, la version 3.0 de l’Être humain ?

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Pour creuser la question et vivre de l’intérieur la pensée « zébrée », je vous invite à découvrir mon livre « Sourire aux coqs, pardonner aux ânes, et rester zèbre »

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