Citation Pour que la bienveillance ne soit plus considérée comme une faiblesse

Pour que la bienveillance ne soit plus considérée comme une faiblesse

J’ai longtemps souffert de ma « bienveillance« .

Lorsqu’on est bienveillant vis-à-vis des autres, cela revient, dans un premier temps, à « tendre la perche pour se faire battre », à des gens qui savent d’avance qu’on leur pardonnera toujours tout.

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La bienveillance commence par l’écoute des autres.

Une écoute particulière.

Une écoute qui nous amène à nous déconnecter complètement de nos propres convictions, pour accueillir sans jugement celles d’un autre. Celles d’une personne à qui l’on est capable de s’identifier rien que parce que l’on accepte le fait qu’elle puisse être différente, penser, agir, et parler différemment. Celles d’une personne dont le parcours de vie, mais aussi le patrimoine génétique, auront permis d’explorer une autre facette de la nature humaine.

Cette notion de patrimoine génétique peut très rapidement glisser vers quelque chose de dérangeant, voire de dangereux : du patrimoine génétique à la notion de race, puis de la notion de race à l’émergence du racisme.

Pourtant, la science a démontré récemment, à travers l’étude du génome humain, que nos gènes portent directement la trace des traumatismes vécus par nos ancêtres, avec par exemple l’existence d’un marqueur présent à la même intensité sur une génération N+2 lorsque le traumatisme n’a pas été résolu. Et c’est en ce sens que le patrimoine génétique ne doit pas être considéré comme un tabou, mais au contraire comme une des influences majeures ET inconsciente de la construction de notre personnalité.

Car, pour faire court, les peurs et les traumatismes non résolus de nos ancêtres sont donc entièrement présents en nous, et nous gouvernent à notre insu, en nous poussant dans des schémas de vie qui ne cesseront de se répéter tant que le « secret de famille » ou le « traumatisme » transmis n’aura pas été résolu en pleine conscience.

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Lorsque l’on est naturellement bienveillant avec les autres, on souffre d’une hypersensibilité à leurs problèmes et souffrances, que cela soit exprimé ou pas.

Une partie de nous se retrouve connectée à ce qui constitue sans doute la part la plus universelle de l’autre : son humanité (au-delà des apparences, des cultures, des religions, et donc des différentes divisions imposées par les groupes sociaux).

Leurs émotions envahissent les nôtres, s’y mélangent, et l’évidence d’une séparation réelle entre les individus que nous sommes devient alors beaucoup plus floue.

LES AUTRES deviennent une partie « externe » de MOI. Une partie inconsciente de moi, une partie incomprise, une partie parfois dérangeante, hostile, agressive, vicieuse et impardonnable… mais il n’empêche : une partie à prendre en considération si je ne veux pas demeurer toute ma vie dans le conflit, l’expérience de la séparation et l’illusion de la dualité.

Car oui, la dualité est une illusion. Comme l’ombre et la lumière, la matière et le vide, la réalité et la pensée, « l’UNI-VERS » ne fait qu’UN.

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Alors la question qui s’impose, c’est la suivante : peut-on vraiment faire preuve de « bienveillance » avec quelqu’un que l’on juge ?

La vie m’a appris que le contraire de l’amour n’est pas la haine, mais le jugement.

Là où vous jugez quelqu’un, là vous essayez de le contraindre à votre système de pensées, vos convictions à vous et vos croyances personnelles, la relation que vous tissez avec cette personne est une illusion complète, dans laquelle « l’autre » ne fait que jouer inconsciemment un rôle de révélateur de quelque chose que vous refusez de reconnaître en vous.

L’autre vous met en colère ? Et si cette colère n’appartenait en réalité qu’à vous ?

C’est un des enseignements les plus précieux que la vie m’ait apporté.

JE suis responsable de mes émotions.

Elles naissent en moi, elles prennent forme en moi, et je suis donc un être parfaitement immature si je n’apprends pas à en devenir le maître… plutôt que la marionnette.

Si je n’en assume pas l’entière responsabilité, plutôt que d’essayer de désigner l’autre comme le responsable de la réaction automatique qu’il a engendrée, par un simple effet de dominos dans lesquelles nous sommes tous liés les uns avec les autres, je me positionne simplement en victime inconsciente d’une dualité qui n’existe en réalité qu’en moi-même.

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En apprenant à écouter les émotions qui se forment en nous, nous découvrons qu’elles ne sont ni plus ni moins que des messages à notre propre épanouissement.

Elles ne veulent que notre bonheur. Et ce, même lorsque nous avons affaire à ces émotions que nous qualifions de « négatives ».

La seule chose à garder en mémoire, c’est que tous nos conflits non résolus de manière consciente sont de véritables aimants à des situations qui ne feront que nous obliger, d’une manière ou d’une autre, à nous confronter à cette nécessaire réparation (que personne ne pourra effectuer à notre place).

Il s’agit donc bien là d’une souffrance dont on fait les frais, mais aussi d’une souffrance que l’on ne cesse de répercuter plus ou moins inconsciemment chez les autres, par le simple fait de refuser de les résoudre à l’intérieur de soi.

Je fais référence ici à la notion de perversion narcissique, qui n’est qu’une maladie de ces égos surdimensionnés qui ne font en réalité que se protéger, comme ils peuvent, contre la confrontation intérieure impossible d’un traumatisme personnel toujours à vif.

La perversion narcissique déforme la perception de la réalité, en faisant de l’autre le responsable de nos souffrances. Elle s’alimente du déni systématique de nos propres responsabilités, et tourne en boucle dans un système dans lequel nous sommes les victimes permanentes de ces « autres » qui sont les bourreaux, alors qu’en vérité, nous sommes les véritables persécuteurs d’un bonheur que nous leur interdisons de peur de ne pas y avoir nous-mêmes accès.

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Être bienveillant, c’est quoi ?

Que dit le dictionnaire ?

L’empathie est la faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent.

La compassion est la fait de « souffrir avec » autrui.

La bienveillance est une disposition favorable envers quelqu’un, et donc une forme d’indulgence.

La bienveillance implique donc les notions de compréhension et de pardon, qui sont absentes de toute empathie ou compassion.

La bienveillance est donc pour moi la première étape d’un réveil CONSCIENT de l’intelligence du cœur.

Nous vivons dans une société dans laquelle tout doit être expliqué, rationnellement explicable, et dans cette société, le nombre de nos sens a été réduit au nombre de cinq alors qu’en réalité, nous disposons de facultés de perception bien plus nombreuses et subtiles, comme par exemple l’empathie, qui est un moyen direct de nous connecter à la partie émotionnelle de l’inconscient des autres.

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Nous ne sommes pas déconnectés les uns des autres, mais tous reliés à une seule et même conscience collective qui en est encore à ses balbutiements : un degré d’inconscience qui nous plonge tous, qui que nous soyons, dans la sombre perspective d’un avenir dans lequel tout notre environnement a été saccagé, et dans lequel notre humanité ne cesse de répéter inlassablement les mêmes conflits de pouvoir, les mêmes guerres de croyances, et les mêmes rapports de domination et soumission.

Alors quel est mon rôle, dans tout ça ?

Ben, c’est tout simple. Collaborer… ou contribuer au changement.

Faire ma part du colibri du sursaut de conscience auquel l’humanité aspire plus que jamais.

Difficile ?

Non. Commençons juste par diffuser autour de nous du POSITIF, par réveiller des envies, de la joie, des projets, et puis finalement en acceptant de nous confronter à ces émotions qui nous relient tous à une seule et même humanité !

Stop au règne des autruches ! Stop à nos comportements de coqs, stop à nos âneries… et réveillons les zzzzèbres qui se réveillent en nous !

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