Prendre conscience de la blessure de l’estime de soi améliore l’image de soi!

Prendre conscience de la blessure de l’estime de soi améliore l’image de soi!

 « La blessure d’estime de soi est comme l’omniprésence d’une empreinte dans l’âme en raison d’un sentiment d’auto-jugement perpétuel, qui nous tourmente peu importe ce que nous entreprenons. »

Parmi la multitude de pensées qui défilent chaque jour au cours de nos activités, se cachent des pensées de limitation, issues de cette blessure qui voile notre attitude d’un sentiment inconscient d’être seul, incompris et comme moins bien que les autres quel que soit  tout ce que nous tentons de faire positivement.

Lorsque nous devenons plus observateurs de nous-mêmes, nous constatons que tant que pèse cette blessure d’estime de soi à l’intérieur de nous, nous agissons de manière incomplète et déformée, comme si nous nous imposions à nous-mêmes des restrictions dans nos amplitudes de vie.

Au fil de l’âge,  ce que nous nommions « timidité » ou « manque de confiance en soi » prend la couleur plus sombre d’une dévalorisation inconsciente qui donne à notre personnalité des nuances, qui nous empêchent de nous révéler vraiment aux autres, dans cette manière de se croire comme imparfait et inintéressant. Alors, nous nous enfermons dans notre grotte sombre à cause de ce manque d’estime de soi, et nous devenons comme effacé et invisible aux yeux des autres.

Ce que l’on nomme fréquemment « auto-sabotage », n’est pas si facile à démasquer, car la blessure d’estime de soi peut aussi nous pousser à aller chercher des défis personnels pour « s’auto-challenger »  et se laisser apparaître, en espérant pouvoir dépasser toutes les retenues dues à nos freins intérieurs. Mais quel que ce soit le plus grand de nos actions, nous ressentons toujours le même sentiment d’incomplétude, comme si ce que nous faisions, était toujours en demi-teinte,  en raison de cette énergie discordante  qui inconsciemment, nous laisse toujours insatisfait ou focalisé sur le même sentiment de mal-être, comme si nous n’étions pas à la hauteur de nous-mêmes !

D’expériences en expériences, nous piétinons avec ces ressentis récurrents qui nous font penser que nous devons toujours, soit en faire plus que les autres pour exister et essayer d’avoir sa place, soit  se replier sur soi-même, pour moins souffrir de cette incapacité à rayonner naturellement.

Pour mieux comprendre la blessure d’estime de soi, il est important de définir précisément ses causes et ses effets.

L’enfance est le jardin de l’estime de Soi où tout commence !

Au cœur des petits matins de notre vie, l’enfance est l’âge de l’innocence et de la naïveté, qui fait claironner la trompette de joie dans les cœurs. En tout cas, c’est ce qui devrait être le tempo majeur de la ronde de l’enfant dans sa découverte et son éveil au monde.

Pourtant, le carrousel enchanté de l’enfance n’est pas si joyeux. Chaque petit être n’a pas la chance de se développer dans un environnement de croissance positive et de valorisation suffisante, comme ingrédient essentiel à l’épanouissement de tout enfant.

Le miroir dans lequel se reflète le visage d’un enfant est souvent déformant. L’éducation oublie souvent que le réconfort positif est le gage d’amour le plus fort qui cimente l’enfant dans une estime de soi puissante, qui lui permettra de s’édifier dans une manière positive et bénéfique à son évolutivité personnelle.

Quand l’enfant ne reçoit pas ce flux positif pour son élévation personnelle, il porte en lui comme la blessure originelle de sa croissance intérieure étouffée. En effet,  un être humain, ce  n’est pas qu’un corps qui grandit et change extérieurement. Le processus de toute croissance s’accompagne indéniablement de l’équilibre harmonieux, entre ce que nous apprenons de manière indispensable et la manière dont on nous apprend à percevoir ces apprentissages.

La défaillance  dans la construction personnelle, se trouve dans l’écart entre la personnalité et l’éducation qui ne s’adapte en rien, à la manière d’être authentique de chaque individu. Il n’y a pas de modèle d’être humain plus performant qu’un autre, il y a juste un décalage effrayant entre ce que l’on pense que quelqu’un doit être, et ce que l’on l’autorise à être vraiment !

L’énergie discordante qui s’installe dans notre for intérieur parce que nous ne recevons  pas les encouragements nécessaires, pour briser nos chaînes de peurs et de doutes, devient au fil du temps comme un brouillard épais qui englue tous nos apprentissages de la vie.

« L’estime de soi est une petite graine magique, que si elle est arrosée de bonnes pensées, de bons sentiments, de bonnes actions, grâce à des schémas éducatifs constructifs et positifs,  devient le terreau le plus fertile de toutes nos manières d’être et de toutes nos stratégies de vie gagnantes. »

Quand l’on compare les êtres en les laissant penser que certains sont meilleurs que d’autres, que reste-t-il d’espoir et d’assurance pour devenir des personnes affirmées et fortes mentalement?

L’estime de soi valorisée sans cesse est le meilleur engrais naturel, pour laisser chaque être croître selon sa sève intérieure, qui ne dépend d’aucune opposition entre qu’il est dans son schéma intérieur et qui il devient dans sa personnalité naturelle et originale.

Tout le reste est fabriqué par des injonctions et des mauvaises lectures, de ce que l’on pense être la vérité, de ce qu’un individu est censé montrer de lui-même.

L’estime de soi n’est pas un étalonnage imposé par des convenances et des prétentions affichées, comme des modèles uniques dans un classement impensable de chaque personne selon son comportement et ses performances.

Créer un environnement positif comme source d’épanouissement de l’enfance, ne peut que laisser entrevoir les résultats bénéfiques, indépendamment des capacités physiques ou intellectuelles de tout être.

Mettre fin aux railleries et aux moqueries parce que personne n’est soi-disant différent, sous-entendu  « plus faible » ou moins bien que les autres, est une urgence dans les relations humaines.

La blessure d’estime de soi devient comme une stigmatisation de l’être,  comme si tout ce qu’il voudrait accomplir est condamné à n’être que le reflet, de ce gouffre à l’intérieur de lui où il se noie dans cette dépréciation de lui-même. A partir du moment où il n’a pas appris à se voir à travers ses propres yeux comme un être exceptionnel, unique et original, digne de tous les mérites, sans notion de grandeur et de valeur nécessaire, comment pourrait-il en être autrement ?

L’estime de soi se solidifie dans un bien-être que nous ressentons à chacun de nos pas et non pas uniquement quand nous accomplissons de grandes choses.

Être l’étoile qui brille à l’intérieur de soi, c’est comme ressentir à chaque souffle, un flux rééquilibrant et ressourçant quelles que soient les difficultés intérieures.  « Je m’aime et je me respecte » n’est pas qu’un mantra à répéter, c’est l’essence même de notre être, qui coule de ce sentiment d’être Soi tout simplement.

Peut-on seulement imaginer  quand la coupe de notre estime de soi est pleine, qu’il soit possible de ne pas s’aimer, de s’auto-juger ou de s’auto-saboter ? Pourquoi nous ferions-nous du mal à nous-mêmes ? Quand l’estime de soi n’est plus un rêve à atteindre, elle devient l’auréole qui brille au-dessus de notre être !

Chacun peut exister dans la version originale de qui il est. Chacun peut coexister auprès de l’autre sans se sentir incompris ni jugé. Chacun peut vivre dans la fluidité de sa vie, sans devoir chercher à « performer ». Alors, les blessures d’égo se guérissent et les actions deviennent des terrains où poussent d’autres graines, celles de la co-construction, celles du partage et de l’entraide, sans attente ni intérêt personnel, celles de la paix intérieure qui peut enfin devenir la langue universelle de tous les êtres. Il n’y a plus de différences, de couleurs de peau, d’origines, de niveau intellectuel ou physique. Chacun peut apprendre et expérimenter sans se sentir moins bien que les autres. Chacun évolue à son niveau sans concurrence ni compétition. Chacun peut apporter au monde sa contribution.

Quand la blessure d’estime de soi disparaît, toutes les émotions négatives les plus destructrices, disparaissent aussi. La colère ne s’enflamme plus pour consumer le cri intérieur qui retentit de cette blessure de dévalorisation, à chaque instant. La tristesse ne fige plus les cœurs et la détresse s’efface devant plus de tendresse et de compréhension.

La légèreté de l’être n’est plus une utopie mais devient la seule manière de vivre pour accueillir la vie et ses expériences, sans vouloir se venger de ce qui nous a détruit dans notre estime de soi, à travers la comparaison aux autres. Il n’y a plus de rancœur ni de ressentiment, pour nous nuire dans notre confort intérieur.

Se défaire de sa blessure d’estime de soi, c’est reprendre le pouvoir sur la création de notre destinée, à l’image de ce que nous voulons pour nous-mêmes. Nous pouvons transmettre aux autres, cet amour de soi qui prend sa source au cœur de l’estime de soi régénérée et inépuisable.

Lorsque nous nous défaisons de cette blessure d’estime de soi, notre regard change sur la vie, nos yeux ne déforment plus la réalité, à travers le filtre de cette blessure. Tout paraît plus lumineux, plus ouvert et disponible. Nos pas sont ancrés dans notre valeur intérieure retrouvée et tout s’aligne parfaitement, pour nous laisser goûter et savourer le plaisir et la joie, comme le nectar sacré de notre estime de soi flamboyant !

« Il n’y a pas de raison à n’être rien, si on s’autorise à être Tout ! Prenez soin de votre estime de soi, en activant votre puissance intérieure comme seule référence dans votre vie ! »

Sur le fil de l’équilibre des relations humaines, pour ne pas perdre pied, l’estime de soi est le fil sacré de notre équilibre de vie.

Maryse Ligdamis de mesmotsdevie.fr