L'amitié chez les personnes hypersensibles

Citation Les 7 secrets de l’épanouissement amical quand on est hypersensible

Les 7 secrets de l’épanouissement amical quand on est hypersensible

En tant qu’hypersensible, on parle souvent des relations amoureuses, et on se concentre beaucoup dessus. Pourtant, très vite, on peut se retrouver otage des autres relations surtout lors d’un déséquilibre entre ce que l’on donne et ce que l’on reçoit dans une relation.

Aujourd’hui, je propose plusieurs conseils pour savoir si votre relation amicale est saine ou, s’il est temps de s’éloigner voir de couper les ponts.


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1. Vous êtes bienveillants l’un envers l’autre.

Une qualité qui peut vite disparaitre quand le quotidien s’emballe, c’est la bienveillance. Nous avons tous des mauvais jours, des mauvais moments, et nos émotions sont souvent source de réactions intenses, particulièrement en tant qu’hypersensible. C’est une situation à prendre en compte dans nos relations. Et c’est normal. Nous ne pouvons pas toujours tout contrôler mais dans les moments de tensions, il est important de prendre du recul, d’éviter les réactions à chaud afin de se concentrer sur l’essentiel.

SI cela peut aider, je vous invite à vous poser ces simples questions : « son attitude était-elle destinée à me nuire ? », « Sera-t-il réceptif si je lui parle de mon ressenti par rapport à cette situation ? »

Ces simples questions vont déjà vous aider à y voir plus clair et à comprendre si la nature de votre relation reste saine.

2. Vous partagez des moments, des histoires, des peines et des joies.

Parce que l’amitié, c’est d’abord et avant tout une histoire de partage. L’amitié est une relation qui a cet avantage de ne pas être soumis aux mêmes codes que la relation amoureuse, notamment l’exclusivité, l’attachement physique, etc…

Mais, forcément, à l’inverse c’est beaucoup plus compliqué de savoir si une relation amicale est vraiment saine, car nous n’appliquons pas les mêmes codes que ceux les relations amoureuses (et peut-être devrions nous…).

Une simple anecdote, une histoire drôle, un souvenir, un petit moment à partager dans la semaine, dans le mois parfois (la régularité importe peu et nous en parlerons dans le point d’après), c’est parfois suffisant pour entretenir une relation qui s’est construite sur de longues années. Pas besoin de déjeuner toutes les semaines ou de partir en vacances chaque été. Des fois, juste un petit « hey, bonne journée ! » suffit à éclairer la journée de l’autre… Et souvent la vôtre !

3. Vous savez prendre de la distance l’un de l’autre, et comprendre la distance de l’autre.

Et oui, la vie, le quotidien, les responsabilités, souvent nous éloigne les uns des autres. Tout le monde ne le vit pas aussi bien, et certaines personnes sont plus occupées que d’autre, ou même parfois ont juste plus de mal à s’organiser. Ne pas avoir de nouvelles ou ne pas en donner n’est pas signe de désintérêt, au contraire. C’est parfois même un grand signe de confiance, parce que cela sous-entend que êtes suffisamment en confiance dans cette relation pour savoir que l’autre sera là pour vous si besoin, et que cette espace que vous vous laissez vous nourrira et à terme nourrira votre relation. Pour avoir des choses à partager, il faut aussi avoir ses expériences, chacun de son côté.

4. Vous savez que vous pouvez compter sur l’autre.

Il n’est pas de sentiment plus rassurant, que d’avoir quelqu’un sur qui comptait. La solitude, l’inquiétude, la détresse, la tristesse, le deuil, toutes ces émotions sont atténuées par la seule présence d’une personne en qui on a confiance. Savoir que la personne sur qui vous comptez, même si vous n’êtes pas régulièrement en contact, ou que vous êtes dans une période de distance pourra et sera là pour vous, c’est une belle preuve d’une amitié réciproque et saine.

Alors bien sûr, il arrive que l’on ne soit pas disponible, émotionnellement, physiquement ou moralement pour la personne qui a besoin de nous. Dans ces moments, souvenez vous du premier point. L’amitié repose autant sur la bienveillance que sur la confiance. Si vous ne doutez pas un instant de la bonne foi de vos amis, c’est que vous les avez bien choisis et qu’ils sauront vous rendre cette bienveillance, à un moment ou à un autre. Comme toutes les relations, on ne peut pas être toujours parfait, ou toujours là pour les autres.

5. Vous vivez une relation équitable.

Parce qu’on a tous eu cet ami qui n’était jamais là pour les déménagements, mais toujours pour les crémaillères. Cet ami qui vous emprunte 100 euros, et mets 6 mois à vous les rendre. Cet ami qui vous promet d’être à l’heure, mais arrive systématiquement une heure en retard. Une relation équitable, n’est pas une relation (50-50). C’est une relation dans laquelle chacun donne ce qu’il est en mesure de donner, et chacun reçoit, comme un cadeau, ce que l’autre a à lui offrir.

Quand je parle de relation équitable, je parle de relation équitable émotionnellement. Nous n’avons pas tous les mêmes moyens, humains, financiers, émotionnels, mais nous donnons, à la hauteur de ce que nous pouvons. Dans une relation saine, nous ne donnons pas moitié-moitié. J’aime bien faire le parallèle suivant : donneriez vous un marche-pied à un géant et à un nain ? C’est une solution équitable, mais le bon sens voudrait que l’un en ait plus besoin que l’autre.

C’est pourquoi vivre une relation équitable, c’est d’abord et avant tout une question de bon sens. Chacun donne, à ça hauteur 😉 (oui, cette blague me fait beaucoup rire).

6. Vous vous imposez autant que ce que vous attendez de l’autre.

Chez les gens que j’accompagne, j’entends souvent tous les efforts qu’ils font dans leurs relations en opposition avec l’autre parti. Il faut admettre, et nous en avons tous connu, qu’il y a des gens qui attendent de vous bien plus que ce qu’ils sont eux-mêmes capables d’offrir.

Ce sont souvent des gens qui ont leurs propres démons à combattre, et souvent ces attentes sont plus liées à leurs insécurités, à leur mode de vie qui se rapproche de la survie, qu’à réellement leur vision des relations. Je vous invite, si vous connaissez des personnes comme ça, à prendre pleinement conscience de votre place dans cette relation et de l’accepter activement si vous désirez maintenir cette relation, ou de vous éloignez si vous en ressentez le besoin.

Un déséquilibre entre les attentes et les ententes, est la première étape avant de se faire aspirer dans une relation dans laquelle vous aurez du mal à vous épanouir. Alors n’oubliez jamais que vos attentes vous appartiennent, et c’est à vous d’être en paix avec. L’autre ne pourra pas toujours vous donnez autant que ce que vous souhaitez, mais il vous donnera autant qu’il peut, tant que c’est fait dans la bienveillance.

7. Votre relation n’est pas juste une habitude.

Au moment où j’écris ces lignes, un ami me raconte qu’il a décidé de prendre ses distances avec son ami d’enfance qu’il connait depuis 1993. Il me disait ceci :

« Tu vois, Claire, je me suis rendu compte qu’en fait cela faisait 7 ans que j’essayais de me battre pour une relation qui n’en était plus une. On avait juste tellement l’habitude de se parler, et d’interagir que je le faisais par habitude. Aujourd’hui, je ne partage plus rien avec lui, je n’ai rien à lui dire, et je n’ai même pas envie de lui raconter ma vie. J’ai essayé, bien des fois, de reprendre contact, mais il est capable de m’ignorer des mois durant même quand je lui dis que c’est urgent et que j’ai besoin de lui. Et quand il revient, il me dit juste que c’est à moi de comprendre qu’il n’a pas le temps, et que on se verra quand lui sera moins occupé. Il me dit simplement que je lui en demande trop et que je devrais en attendre beaucoup moins pour qu’il soit à l’aise. Cette relation ne me convient pas, alors je me suis contenté de ne plus chercher après lui. C’est douloureux, mais je préfère le libérer. Peut-être qu’on se retrouvera mais pour le moment, je pense que c’est plus sain pour nous deux de vivre nos vies séparément. »

Parfois nous sommes dans des relations par habitude. Certaines sont saines et se renouvellent. D’autres s’essoufflent, et se laisse mourir. Ce que j’ai compris dans ce discours, c’est que mon ami a juste préféré s’arrêter là que de continuer pour construire une relation déséquilibrée, basé sur la culpabilité de l’un et la frustration de l’autre.

Je lui ai demandé comment il se sentait quelques semaines après s’être éloigné, et il m’a répondu cette phrase que je souhaite vous transmettre en conclusion de cet article :

« Je suis triste, mais soulagé. Je suis en paix. Être en paix, ce n’est pas être heureux, c’est juste savoir qu’on a fait tout ce qu’on a pu et accepter que la situation tel qu’elle est, ne pourrait pas être meilleure. Parce que dans les relations humaines, tout ne dépend pas de nous. On fait juste de notre mieux, et on avance avec cette satisfaction, en attendant que les choses s’améliorent. Parce que de toute façon, les choses s’améliorent toujours ! »

Claire Stride
Consultante en neurodiversité

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