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Citation Comment programmer son futur positivement pour améliorer sa vie ?

Comment programmer son futur positivement pour améliorer sa vie ?

Vous aimeriez améliorer votre vie ? Vous aimeriez vivre plus d’états de sérénité, de satisfaction, de joie ? Vous aimeriez retrouver cet état de légèreté ? Il est possible de déprogrammer ce qui ne nous convient plus et de revenir à soi. Programmer une vie qui nous ressemble davantage. Cette chronique est pour vous.

Pour améliorer notre vie nous pensons à changer d’emploi ,  changer de partenaire ou encore de  cercle d’amis, mais rapidement nous nous apercevons que nous vivons toujours à peu près les mêmes expériences. Le contexte change mais le fond reste le même, c’est à dire nous. Lorsque nous partons en voyage, nous sommes enjoués et euphoriques mais ces émotions disparaissent assez rapidement lorsque nous reprenons une  routine même si ce n’est pas dans notre pays d’origine.

Quelle en est la raison?

Nous avons beaucoup de difficultés à faire des changements vers un mieux-être tant que nous ne savons pas ce qui influence réellement notre état, notre comportement au quotidien et notre vie. Nous croyons fréquemment que les émotions qui nous habitent sont dues aux évènements extérieurs de notre vie, à notre emploi par exemple, à nos relations ou à toute autre raison. Nous blâmons ce qui se passe à l’extérieur de nous.

L’inconscient est beaucoup plus puissant que nous le croyons.

Ou encore, nous nous blâmons nous-mêmes, notre façon de réagir, nous aimerions nous contrôler. Nous croyons que c’est  la façon dont nous réagissons aux évènements qui va faire la différence, que si nous positivons, si nous sommes optimistes, les évènements ne nous atteindront pas. Il est vrai que d’être positif et optimiste est aidant car c’est ainsi que nous persévérons et allons à la rencontre de nos rêves, mais parfois ça ne suffit pas car les blessures sont réactivées.

Il est facile de rester de bonne humeur dans la circulation et de positiver, mais il l’est beaucoup moins si nous vivons des évènements plus dramatiques comme plusieurs mois sans travail, la trahison d’un être cher ou une maladie subite qui nous handicape en plus de réactiver notre passé. Même si nous essayons de positiver ou de nous encourager en nous répétant des pensées positives, nous pouvons vivre des conflits internes, et cela nous cause davantage de stress et de l’incohérence.

Et si nous pouvions faire plus que cela?

Nous savons maintenant avec les neurosciences que plus de 90 % de notre vie est en fait composé d’automatismes : comportements automatiques, pensées automatiques et émotions automatiques qui sont répétés sans grande conscience jour après jour. Ces automatismes créent notre personnalité et régissent notre façon d’interpréter les évènements : les pensées que nous aurons et les émotions que nous  ressentirons selon nos expériences passées.

Nous naissons princes et princesses, et le processus de civilisation nous transforme en grenouilles.
– Éric Berne

 

Notre cerveau puise dans sa banque d’informations d’expériences passées et identifie le programme qui conviendra le mieux à l’évènement que nous vivons aujourd’hui. C’est la façon dont notre cerveau travaille, ce sont nos connexions  neuronales qui font notre personnalité et notre façon de réagir spontanément.

Et c’est notre personnalité qui régit notre libre arbitre,  notre mode de réflexion et les décisions que nous prenons. C’est notre personnalité qui crée notre mode de fonctionnement jour après jour, notre réalité personnelle, notre vie. Nous pouvons transformer notre vie en augmentant notre niveau de conscience c’est-à-dire en apprenant à nous connaître vraiment, en observant nos modes automatiques et  en travaillant de pair avec notre libre arbitre.

Donc si nous désirons transformer notre vie ou nous transformer nous-mêmes, nous devons commencer à comprendre la façon dont nous pensons, qui crée la façon dont nous nous ressentons, ce que nous fuyons, nos vieilles blessures. Le cerveau inconscient fonctionne par associations, il nous ramène constamment dans le passé ou nous envoie dans le futur. Ces associations (expériences-objets/émotions) sont divisées en deux groupes : les « J’aime » et les « Je n’aime pas ».  On dirait un Facebook!

Chaque association « J’aime » ou « Je n’aime pas »  est associée à une représentation mentale qui elle, est associée à une émotion. Ces émotions sont catégorisées et subdivisées par type d’émotion qui sont un cocktail d’hormones et de neurotransmetteurs spécifiques.   On y retrouve donc  tout ce que nous aimons :

  • amour, joie, fierté, enthousiasme, gaieté, légèreté, gratitude, engagement, sérénité, bonheur euphorique, drôle, etc.

Et tout ce que nous n’aimons pas :

  • colère, tristesse, énervement, impuissance, honte, apathie, haine, révolte, dégoût, amertume, désespoir, etc.

Notre cerveau scanne constamment notre environnement. Il  nous signale ce que nous n’aimons pas selon nos expériences passées et déclenche nos réponses de stress : soit attaquer, fuir ou geler. Et nous avons des réponses d’approche pour tout ce que nous aimons. Pour nous changer nous-mêmes ou pour changer de vie nous devons apprendre à  déprogrammer ces états qui nous tirent en arrière pour les remplacer par de nouveaux programmes afin de créer un futur différent sans quoi nous ne ferons que reproduire encore un peu plus de notre passé.

Si nous essayons de créer une nouvelle vie ou une nouvelle réalité à partir de notre personnalité présente,  de nos habitudes présentes, de nos automatismes présents et de notre libre arbitre nous pouvons le faire, mais ce sera beaucoup plus long. Pour aller plus vite, il faut devenir quelqu’un d’autre, revenir à ce que nous étions avant de vivre nos blessures.

Comment revenir à soi?

Il est possible de changer nos habitudes émotionnelles, nos croyances et notre mode de pensée, car ils sont les forces invisibles qui déterminent la façon dont nous vivons notre vie chaque jour. Pour en savoir plus sur les automatismes c’est ici. En modifiant une seule étape de nos boucles rétroactives intérieures, en utilisant la puissance de notre cœur, un processus s’enclenche, et plusieurs autres suivent, comme un jeu de dominos.

Nous avons de moins en moins accès à notre cerveau des sentiments, car c’est notre cerveau reptilien qui est constamment sollicité avec le stress, celui qui gère les émotions comme la peur, la colère, la surprise, le dégoût, la douleur et le plaisir. Plus les émotions sont fortes et moins nous avons accès à nos sentiments.

Les pensées se mettent alors au service des émotions : si je suis en colère, j’ai des pensées colériques, si je suis anxieux, j’ai des pensées anxieuses et si je suis déprimé, j’ai des pensées pessimistes. Toutes ces pensées et ces émotions sont directement reliées avec des comportements de fuite ou d’attaque. Pour en savoir plus, Les deux loups dans le coeur Une métaphore qui explique la réaction du stress

Au-dessus d’un certain seuil d’intensité émotionnelle, il devient impossible de se raisonner et même de percevoir autrement qu’au travers du filtre émotionnel. De là vient la fameuse phrase: « Je ne peux pas faire autrement, je voudrais bien, mais c’est plus fort que moi » ? Nous n’avons plus accès à notre raisonnement, à notre lobe frontal.

La génétique nous dit que nos gènes ne peuvent être  modifiés, ils seront présents jusqu’à notre mort. L’épigénétique nous dit que lorsque nous commençons à modifier nos habitudes de vie, nous modifions notre état de santé, notre état interne (nos émotions et nos pensées) et cela a un effet sur nos gènes et même sur notre processus de vieillissement.

Malheureusement lorsque nous sommes en situation de stress, de crise ou de trauma nous pensons aux différentes possibilités futures qui nous font peur. C’est ainsi pour tout le monde même si nous essayons de positiver. Comme notre cerveau est déjà sous stress, il nous suggère tous les scénarios les plus catastrophiques possibles.

Programmation1

Nos pensées nourrissent nos émotions, et inversement, boucle rétroactive qui grave dans notre cerveau les mêmes programmes, ce qui conditionne notre corps et le force à demeurer dans le passé. Les émotions étant des archives de nos expériences passées, si nous ne pouvons les transcender mentalement, cette boucle psycho-émotionnelle nous ancrera dans notre passé et créera un état constant.

Programmation2

Dans cette figure, j’ai identifié différentes étapes que nous revivons constamment dans notre vie. Si elles nous ont occasionner des blessures, elles sont enregistrées et nous allons les revivre encore et encore.

Pour cesser cet automatisme qui nuit à notre mieux-être, nous devons nous arrêter pour créer une émotion différente car notre cerveau est incapable d’identifier ce qui est réel de ce qui ne l’est pas. Ici je ne suggère aucunement de nier la réalité mais nous pouvons consciemment nous faire du bien physiquement avant que nos  réflexes de stress prennent le contrôle et altèrent notre état de santé.

Si nous sommes dans la conscience, il nous sera plus facile de ressentir rapidement nos réactions de stress (tension, augmentation du débit verbal, impatience, poussée de chaleur, irritation,  accélération du battement cardiaque, etc.). Pour en savoir davantage sur ce sujet Comment baisser sa réactivité en augmentant ses neurones inhibiteurs. Le seul fait de les accueillir et d’avoir de la gratitude envers notre cerveau primitif qui veut nous garder en vie est un bon départ. Ensuite nous pouvons les relâcher, nous n’avons pas besoin de prolonger cet état qui nous nuit.

Après avoir fait un exercice de lâcher prise (c’est ici Les 7 étapes pour se calmer rapidement), nous serons en mesure de mieux gérer le problème, car si nous sommes dans les émotions nous risquons de nous empêtrer dans nos automatismes et de répéter les mêmes comportements qui nous desservent.

Si nous sommes dépressifs,  il y a habituellement des facteurs  événementiels ou autres qui font que notre cerveau ne sécrète plus ce dont nous avons besoin pour bien aller. Si la cause de ma dépression est événementielle, mon cerveau croit qu’il revit ces moments stressants à chaque fois que je me les remémore  et il sécrète à nouveau le même cocktail de stress dans mon corps. C’est ainsi que nous développons des maladies.

Au fur et à mesure que le temps passe, le corps s’ancre dans un état biochimique et émotionnel de découragement profond et d’impuissance ou d’anxiété. Nous pouvons prendre des médicaments qui vont modifier la biochimie de notre corps et nous pouvons la réveiller par nous-même avec notre pharmacie intérieure. Entendons-nous,  je ne dis à personne de cesser sa médication, ceci doit se faire avec son médecin. Mais nous pouvons tous commencer à modifier notre biochimie cérébrale et corporelle en pratiquant certains exercices spécifiques jour après jour pour jouer un tour à nos automatismes.

POUR CE FAIRE

  1. Faire des visualisations en ressentant de la gratitude pour cocréer: par exemple, au lieu de me juger négativement je peux fermer les yeux, prendre quelques bonnes respirations abdominales et  visualiser  la personne que je voudrais être en ressentant de la gratitude pour ce changement futur comme si c’était déjà là. Ici je suis en train de donner une direction, un message à mon inconscient. Voilà ce que je veux et il faut ressentir une grande gratitude pour les nouvelles qualités que j’incarne.

Plus l’émotion sera forte, plus vous serez engagés dans le processus de changement et plus vous allez cocréer. Je ne veux pas que vous pensiez que c’est de la pensée magique, pas du tout. Ce sont des changements biochimiques  que nous allons commencer. Si nos travaillons autant dans le visible que l’invisible nous mettons toutes les chances de notre côté. Il est important d’être en cohérence et de faire des actions en accord avec notre objectif et nos valeurs par la suite.

  1. Ressentir intensément pour créer notre nouveau moi: l’important est de ressentir, car les pensées seules ne peuvent rien faire pour modifier notre biochimie interne. Je sais ce n’est pas facile au début, car nous voulons ressentir des émotions qui peuvent être enfouies très loin dans notre inconscient, surtout si nous avons été éduqués dans un milieu où la joie, le rire et la légèreté n’étaient pas permis.

Pour ce faire nous pouvons utiliser des souvenirs, des moments de joie, d’amour, de grande connexion ou sinon nous pouvons prendre une photo qui nous fait ressentir des émotions intenses. Vous pouvez télécharger l’exercice d’arrimage au cœur.

L’émotion la plus élevée en fréquence énergétique est la gratitude. Alors il faut se programmer des moments dans la journée pour débuter nos pratiques. Je suis de celles qui prônent les petits changements pour les faire facilement, car si nous voulons  aller trop vite nous risquons de susciter en nous du stress  ce qui est synonyme de blocage.

  1. Pratiquer la pleine conscience pour cesser de ruminer: si vous pratiquez déjà la méditation, la pleine conscience ou la cohérence cardiaque vous pouvez ajouter l’induction affective ce qui veut dire : ressentir une émotion particulière pendant votre pratique, soit la gratitude, l’amour, la compassion ou la joie.

Dans un prochain article je vais parler de la défusion mentale pour cesser ce ruminement. Il faut apprendre à déconstruire notre personnalité pour construire celle que nous désirons.

  1. Pratiquer, pratiquer, pratiquer: il faut savoir que plus nous vieillissons et plus nous perdons notre capacité d’adaptation, notre résilience. Nous devons donc faire davantage attention à nous en pratiquant ces différents exercices plusieurs fois par jour, sinon nous risquons d’avoir à nous stimuler davantage tout au long de la journée en consommant du sucre ou en buvant du café.

Avec l’âge et la ménopause ou l’andropause, notre corps peut perdre son équilibre interne (homéostasie) plus facilement car toute notre biochimie interne se modifie. C’est ainsi que les maladies débutent et s’installent vers le début de la cinquantaine pour certains. C’est pour cette raison que l’exercice physique adapté à notre condition est toujours à privilégier pour faire du bien à notre cerveau. Ce dernier a besoin de bouger ne l’oublions pas. Si vous désirez en savoir davantage sur la santé du cerveau c’est ici avec ma chronique sur Un cerveau en santé assure le bonheur

  1. Mini arrimage au cœur plusieurs fois par jour: si nous avons une vie très active et qu’il est impossible pour nous de penser à nous asseoir une heure par jour pour transformer notre biochimie interne, nous pouvons aussi faire des mini arrimages au cœur, plusieurs fois par jour :
  • mini arrimage au cœur lors d’une marche, avoir de la gratitude envers cette promenade et voir les beautés de la nature, une fleur, le chant d’un oiseau, etc.
  • mini arrimage au cœur lors de notre hygiène corporelle, remercier pour notre corps en santé, être présent à soi lors des soins accordés à notre corps, prendre le temps d’être en présence d’amour lors de notre bain ou de notre douche. Revenir à notre cœur, dire merci plusieurs fois et ressentir la gratitude dans notre cœur d’être en vie, de respirer, de ressentir l’eau, la vie. Faire la même chose lorsque l’on se brosse les dents. Faire tous les soins que l’on s’accorde avec une présence d’amour pour soi.
  • mini arrimage au cœur en prenant le temps de tenir la main de ceux que l’on aime, les prendre dans nos bras et ressentir la douceur et la chaleur que cela crée dans notre cœur, y goûter vraiment, dire merci à l’autre pour sa présence chaleureuse.

Si vous voulez apprendre à cocréer, c’est ici.

Monique

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