Etre pleinement femme

Citation La femme mérite d’être comprise à travers les cycles de sa vie!

La femme mérite d’être comprise à travers les cycles de sa vie!

Les cycles féminins perturbent la vie de la femme. En être conscient, c’est lui offrir toute l’attention et le réconfort qu’elle mérite. Les hormones agitent et bouleversent. Si les femmes font le bilan des moments les plus difficiles qui ont marqué leur  existence : dispute, rupture, incompréhension, vexation… Elles feront toutes le même constat, pendant les règles, avant ou après, l’élément perturbateur n’est plus à chercher !

Si certains s’en amusent,  à travers des remarques désobligeantes ou moqueuses en disant :  «  c’est ta période, vu ton humeur massacrante ! » ou encore « t’as tes règles, c’est pour ça que tu es mauvaise !»  On le sait tous que la variation des hormones chez  les femmes ont un contrôle et un pouvoir terrible dans ses relations aux autres. Elle est la première à en subir  les désagréments, de la puberté à la ménopause, et toutes ces phases s’accompagnent  également de  tumultes émotionnels, qui la poussent à la déprime et à la baisse de moral à chaque cycle.

Il n’y a pas un temps où la femme s’appartient vraiment. Pour elle, être femme, c’est un peu comme si elle était sans cesse quelqu’un d’autre, en raison de cette agitation constante dans laquelle l’entraînent ses hormones.  Qui est-elle vraiment au final ?

La femme est sans cesse tourmentée par ces dérèglements qui deviennent parfois même des maladies et nécessitent des prises de médicaments ou des traitements lourds qui l’affaiblissent  et la font se sentir comme diminuée et déconsidérée. On parle de femme « forte » ou  de femme « faible », alors que bien évidemment, chaque femme a son propre cycle et sa manière de pouvoir le vivre de son mieux. Certaines seront plus sensibles que d’autres,  mais c’est la loi de la nature, selon la constitution physique de naissance !  La femme ne choisit pas, elle essaie seulement de s’adapter et on ne peut donc pas comparer l’une et l’autre,  à ce sujet !

La femme n’est aucunement responsable de ce bouillonnement d’hormones qui l’assaille, pour la déposer  au milieu d’un chaos émotionnel difficile à réguler ! On ne doit  jamais taire les souffrances à la fois silencieuses et tonitruantes de ses cycles qui la rendent si vulnérable malgré la solidité de son courage infaillible.

N’oublions pas que la femme connaît les pires douleurs physiques parfois insupportables, que ce soit au cours des syndromes menstruels, mais également au moment des accouchements difficiles : porter un enfant n’est jamais à prendre à la légère, ce n’est pas « naturel et facile » ! Certaines femmes en gardent des traumatismes à vie ! Ce n’est pas un doux fantasme pour bercer les petites filles ! Cela nécessite un accompagnement médical.

En effet, on présente  la grossesse comme un temps sacré qui rend la femme divine, dans son incarnation de procréatrice, mais on oublie souvent d’insister sur l’acte pénible que cela représente et qui peut l’affecter dans sa santé physique voire psychique. A cela s’ajoutent,  la peur de perdre son enfant, le déséquilibre de  son organisme, les émotions qui la percutent de plein fouet. On comprend pourquoi elle est ainsi perturbée par tant de fluctuations hormonales.

Tout ne tient qu’à un fil dans le parcours d’une femme. Et ce fil n’est rien d’autre que celui des cycles périodiques à travers les saisons de la vie et qui freine souvent son épanouissement personnel, sans qu’elle puisse espérer parfois pouvoir compter, sur ce soutien ou ce réconfort qu’elle devrait recevoir pour tout ce qu’elle subit bien malgré elle !

Au contraire, la femme est souvent montrée du doigt au cours des cycles qui affectent son humeur et sa vitalité,  alors qu’elle mériterait plutôt d’être choyée. Son pouvoir de « reproductrice » est même au cœur de tous les débats  dans la société : réussira-t-elle  ou pas  à avoir  un enfant ? C’est la question qui va la lier à toute sa destinée ! Aux yeux des autres, elle sera vraiment une femme accomplie si elle devient mère !

La femme est ainsi le symbole inconscient de  la projection d’un idéal , elle sert à donner naissance à ce symbole d’éternité qu’est un enfant. On a besoin d’elle dans ce rôle utilitaire ! Pour autant, au cours de tous ces cycles qui l’affectent, personne ne pense à l’honorer, ou à l’aider à se sentir mieux malgré le poids douloureux des années qui la laisse en proie à des crises hormonales !

La solitude d’être femme !

Tous les cycles chez la femme sont souvent perlés de désespoir, de solitude intérieure. Qui ne le serait pas face à cette accumulation de bouleversements hormonaux qui régissent plus que son corps, sa vie toute entière ?

Pourtant, le corps de la femme est souvent  considéré comme un formidable temple aux mille trésors fait de volupté, de sensualité et de désirs, mais on oublie aussi que c’est une véritable usine quotidienne qui fume et fabrique, qui tempête et fulmine, qui cogne et qui tonne,  jusqu’à  ce qu’arrive comme sa date limite d’activité, à l’orée de la cinquantaine quand  sonne  la ménopause,comme  pour annoncer la fin de sa période la plus « glorieuse ».

Le regard de tous se fait plus dur, plus jugeant, avec  des flèches empoisonnées  qu’on décoche pour commenter  l’âge de la femme avec des remarques assassines : «  Elle a perdu son corps de jeune fille ! », « Comme sa taille s’est épaissie ! »… « Elle a pris un coup de vieux avec ses cheveux blancs » et tout le monde en rit de ces plaisanteries douteuses qui font de la femme la cible de toutes les méchancetés alors qu’elle mérite tellement plus de douceur et de compréhension.

En prise avec les effets du temps qui passe, la femme meurtrie  se tait et préfère  se cacher pour souffrir,  seule et incomprise,  en prétendant que tout va bien, sans jamais se plaindre, pour ne pas se dire victime.  Personne ne pense à la consoler ou à la réconforter ! C’est pourtant le moment de sa vie où elle a le plus besoin  d’égards, de tendresse, et d’amour pour surmonter toutes ces modifications dans son corps ! Si cette détresse persiste un accompagnement est indispensable.

La femme ménopausée, n’est plus une diva surtout pour une certaine gente masculine odieuse qui se permet de la déconsidérer après l’avoir portée aux nues pour la courtiser et préfère la laisser de côté comme un vulgaire meuble défraîchi.  Elle devient alors comme « passée de mode »  alors que les hommes subissent eux aussi les affres de l’âge et la peur de vieillir, ils préfèrent se détourner des femmes les plus matures, ce qui leur donne à penser qu’ils pourront ainsi passer à travers  les mailles du filet de l’âge, et ce avec la complicité de la société qui se montre tellement plus compréhensive à leur égard !

Mettre fin à la dévalorisation dont elle est souvent l’objet est la première étape pour  redonner à la femme sa vraie place dans une société patriarcale et misogyne où seuls les hommes semblent vieillir sans se faire critiquer ! Il y a fort heureusement malgré tout quelques hommes sensibles qui eux savent se montrer plus doux et plus attentionnés pour comprendre les cycles féminins et qui portent un regard rempli de respect sur la femme à travers les années. Pour eux, elle symbolise une vaillante conquérante qui sait se réajuster  malgré les difficultés qu’elles subissent dans leurs cycles féminins.

C’est pourquoi, la femme doit se sentir puissante malgré ses fluctuations hormonales sans avoir à en rougir et sans se sentir mal. Elle n’est pas un objet de beauté qui doit rester figé à travers le temps pour plaire à tout prix.  Elle  est avant tout un modèle de force et de courage, qui balloté au gré de ses hormones, réussit à tout entreprendre et à s’accomplir, malgré des moments de doute.  Quand elle renaît de ses cendres, elle est encore plus rayonnante et plus lumineuse  c’est ce qui fait d’elle une déesse, une reine, une gardienne de la vie.

A l’origine, il y a eu l’envie de séduire, mais quand vient le temps où elle sait se satisfaire d’elle-même, elle ne doit plus baisser ni la tête ni les yeux  mais accueillir  au contraire la vie à bras ouverts, fière de son parcours de vie en dépit de tous les changements hormonaux, pour triompher en faisant de sa transformation intérieure sa plus belle réussite !

Non, la femme n’est pas coupable des modifications qui viennent l’altérer et la fragiliser au cours de sa vie. Lorsque la société cessera de la juger par rapport à  sa jeunesse, ou à sa vieillesse, … mais uniquement sur ses valeurs et ses compétences humaines, alors on pourra dire que la société a vraiment évolué.

A travers les âges, la femme est une guerrière . Elle doit apprendre à aimer son corps et ses changements, à embrasser ses rides et à caresser ses cheveux blancs, à enlacer ses années qui passent et qui font d’elle une force de la nature conquérante et indétrônable !

Quand les cycles se vident des règles, l’énergie d’amour et de lumière vient les remplir , alors sa féminité apparaît dans toute sa splendeur ! Il était là depuis toujours ce pouvoir essentiellement féminin totalement inconscient que la femme porte en elle. Si elle apprend à en faire sa priorité dès son plus jeune âge,  alors elle saura qu’il n’y pas de temps, ni d’âge, pas de cycles ni de saison, la femme est et restera, Femme.

 

Maryse Ligdamis de mesmotsdevie.fr

Ne manquez rien !

Recevez chaque semaine les dernières publications de nos membres ainsi que des invitations exclusives à nos événements en ligne.

Formation recommandée

Plus de recommandations

Membres à découvrir

Fait comme 2837 personnes en rejoignant une communauté en pleine croissance de professionnels du mieux-être humain et de créateurs de contenus inspirants.
En savoir plus ici