Biais cognitifs et fausses nouvelles

Citation 13 raisons pour lesquelles ton cerveau croit aux théories du complot

13 raisons pour lesquelles ton cerveau croit aux théories du complot

Il y a présentement une épidémie de fausses informations, de conspirations tirées par les cheveux et de rumeurs non fondées sur le coronavirus qui circulent abondamment sur le Web. Les informations trompeuses qui deviennent virales rapidement, ne font que contribuer à la panique générale puisqu’en justifiant leurs actions en nous dévoilant des hypothétiques manipulations de masses de nos gouvernements par exemple, ils propagent un climat malsain de suspicion et de peur dans la collectivité.

« Rien n’est dû au hasard. » Ce dicton populaire illustre un biais fondamental chez l’humain. On croit que tout événement a une cause, et on est déterminé à la trouver. Nos biais cognitifs nous ont permis de survivre depuis la préhistoire, dans des conditions parfois hostiles. Mais, à notre époque moderne, ces mêmes biais nous rendent vulnérables et, la plupart du temps, ils nous manipulent à notre insu et peuvent nous mener vers une pente glissante. Mais pourquoi les théories du complot et autres fausses nouvelles attirent-elles autant l’attention des gens ?

  • On veut confirmer ce qu’on pense déjà
  • On cherche à préserver son identité
  • Notre cerveau prend des raccourcis
  • Notre mémoire nous induit en erreur
  • On se méfie des dangers
  • Nos sens nous trompent
  • On cherche un sens aux événements
  • On surestime l’ampleur de son savoir
  • On a besoin de faire partie d’un groupe
  • On a peur du groupe rival

« Nos cerveaux ont évolué pour utiliser ces raccourcis, et ça ne changera pas beaucoup à court terme. »
– Robert Brotherton, chercheur en psychologie

Voici 13 biais cognitifs utiliser par les conspirationistes pour vous tromper :

  1. Le biais de confirmation, c’est ce qui nous amène à chercher des informations qui soutiennent notre point de vue et à rejeter ce qui le contredit.
  2. Le biais de corrélation illusoire nous porte à imaginer des liens de causalité lorsque deux facteurs fluctuent dans la même direction.
  3. Le biais d’intentionnalité nous porte à croire qu’il y a forcément des intentions, souvent négatives, derrière tout ce qui nous arrive.
  4. Le biais de proportionnalité, nous porte à croire que plus un événement est grave, plus sa cause est importante.
  5. Le biais de conjonction, nous pousse à déduire que si deux événements importants sont rapprochés dans le temps, il y a forcément un lien entre les deux.
  6. L’effet Dunning-Kruger, illustre ceux qui croient dur comme fer des informations erronées et sont souvent convaincus d’en savoir suffisamment sur leur sujet pour avoir raison.
  7. Le biais social est le besoin de faire partie d’un groupe et nous amène parfois à être plus crédules face aux fausses nouvelles qui jouent sur la fibre de l’identité, qu’elle soit reliée au genre, à l’origine, ou à l’appartenance politique ou religieuse.
  8. Le biais de cadrage est la tendance à être influencé par la manière dont un problème est présenté.
  9. Le biais de représentativité est un raccourci mental qui consiste à porter un jugement à partir de quelques éléments qui ne sont pas nécessairement représentatifs.
  10. L’illusion de savoir consiste à se fier à des croyances erronées pour appréhender une réalité et à ne pas chercher à recueillir d’autres informations.
  11. L’illusion de contrôle est la tendance à croire que nous avons plus de contrôle sur une situation que nous n’en avons réellement.
  12. Le biais de détection nous porte à voir des formes là où il n’y en a pas comme le triangle pour la pyramide du symbole des Illuminati.
  13. Le réalisme naïf est la tendance à croire que le monde est exactement tel qu’on le perçoit.

Une fois que l’on prend conscience de ces biais cognitifs et des pièges vers lesquels ils nous entraînent, comment s’en défaire? Ce n’est pas si simple, puisque le problème est que dans la plupart des cas, ce sont des biais qui sont bénéfiques à évolution et notre protection.

Bien que l’on ne puisse jamais échapper complètement à nos biais cognitifs, il existe des stratégies pour faire face à la désinformation qui nous entoure. Il vaut mieux contrôler notre environnement que d’essayer de changer notre psychologie. Il serait mieux de s’entourer de gens qui ne partagent pas les mêmes opinions puisque s’exposer à des avis contraires permet de développer son humilité intellectuelle, c’est-à-dire la capacité à reconnaître les limites de son savoir et à admettre que l’on s’est trompé.

Pour aller plus loin avec la compréhension de ton cerveau :

En comprenant mieux le contexte dans lequel nos biais cognitifs influencent notre vie, nous avons plus de jugement et moins de fermetures à des avis contraires en ce qui concerne les théories du complot et autres fausses nouvelles.

Francis M.
Expert en propagande positive :p

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