Différence entre confiance en soi et savoir-faire

Citation Confiance en soi et savoir-faire vont de paire, ou pas !

Confiance en soi et savoir-faire vont de paire, ou pas !

Avez-vous remarqué qu’il est aisé de confondre le manque de confiance en soi avec le manque de savoir-faire, voir même, avec le manque de connaissances ? Et quand les enjeux de l’estime de soi et de l’attachement viennent y mettre leur grain de sel, notre mental s’emballe et nous emporte avec lui dans les méandres indigestes du doute sclérosant, de la procrastination et des croyances limitantes, par conséquent négatives ?

En bref, cela donne un état d’esprit confus qui, selon le vécu de notre passé développemental, nous mènera probablement à un état d’anxiété et de mal-être. Ce dernier pourrait être lié à la peur fondamentale de ne pas être aimé, apprécié, ou à un état d’agressivité, compensatoire de notre faiblesse momentanée.

Bonne nouvelle : la confiance en soi, selon moi, n’est pas directement liée à notre niveau de savoir-faire et peut s’améliorer en tout temps.

La confiance en soi peut s’améliorer tout au long de la vie, bien qu’elle soit directement sous l’influence du vécu lors de l’enfance. En effet, si l’enjeu de l’estime de soi est métabolisé (bien vécu), alors le niveau de confiance en soi sera bon et ajustable dans les situations plus difficiles. Dans le cas contraire, ce qui est, disons-le, la norme – Eh oui ! Nous ne sommes pas seuls à nous débattre avec notre petit juge imaginaire – nos croyances négatives sur nous-même alimenterons notre discours intérieur et réussiront à nous convaincre de leur bienfondé. Voici une petite liste qui résonnera peut-être en vous.

Dans quelle colonne vous situez-vous le plus souvent ?

Croyances positives                                                        

  • Je sais que j’y arriverai
  • Je connais ma valeur
  • Je peux être moi-même
  • Je fais de mon mieux et c’est assez
  • J’ai l’âge que j’ai et c’est parfait ainsi
  • Je peux être apprécié des autres
  • Etc.

Croyances négatives

  • Je n’y arriverai jamais
  • Je suis nul(le)
  • Je n’ai pas le droit d’être moi-même
  • Je dois en faire encore plus, sinon…
  •  Je suis trop vieux/ trop jeune pour …
  • Je ne suis ni aimé, ni apprécié par les autres.
  • Etc.

Comment en sommes-nous arrivés à apporter du crédit à nos croyances négatives ?

Parce que nous avons vécu une EXPERIENCE qui a généré en nous une pensée que l’on a pris pour une vérité et que celle-ci est devenue une CROYANCE. Malheureusement, le processus est cyclique, car les expériences que nous sommes amenés à vivre sont très souvent provoquées par les croyances que nous alimentons. Ce qui explique que nombre de personnes vivent et revivent inlassablement les mêmes situations conflictuelles, avec elle-même ou avec les autres.

Un facteur de risque influençant nos croyances est que nous sommes, pour la majorité, victimes d’une éducation (parentale, sociétale, scolaire) dans laquelle l’amour – qui devrait rester inconditionnel – et le soutien – qui, lui, devrait être conditionnel – ont été confondu. Voici un exemple de situation où la confusion est évidente : une petite fille refuse de s’habiller et hurle parce que sa maman insiste. Finalement, celle-ci lui crie : « Quelle capricieuse ! J’ai toujours détesté les gens qui n’en font qu’à leur tête. Habille-toi, sinon c’est punition ! » … L’enfant, à force de répétition, en viendra à croire ce que sa maman dit. C’est sa mère, non ? Elle a forcément raison ! Donc, la petite fille grandira avec cette croyance : « je dois obéir sinon on ne m’aime pas. Je dois plaire, sinon je suis en danger, je risque de me retrouver seule ». Bien entendu, tout cela est inconscient. Un parent qui ne confond pas l’amour inconditionnel et le soutien conditionnel aurait parler de la sorte : « Je veux que tu cesses ce comportement, car il y a d’autres manières de s’exprimer, je vais te montrer comment. » Le soutien est conditionnel et il y a l’amour inconditionnel derrière. Dans cette situation, l’enfant comprendra « je me suis trompée et je vais apprendre comment faire mieux. Et je sais que maman m’aime. ».

L’enjeu de l’estime de soi est lié à cette notion de soutien conditionnel. Si ce dernier n’est pas ajusté, car se situant trop dans la critique négative et pas assez dans la valorisation ou trop dans la valorisation non justifiée et pas assez dans la critique constructive, l’enfant vivra un déséquilibre dans la façon dont il se sent perçu par ses parents et les autres en général. Autant l’enjeu d’attachement (amour inconditionnel : on s’aime quoi qu’il arrive) est davantage en relation avec la mère, autant l’enjeu de l’estime de soi est en relation avec le père. Son regard fier, soutenant et bienveillant est donc primordial pour la confiance en soi. Le « père » peut être une figure masculine autre que son propre père, telle qu’un professeur, un grand frère, etc. Pour ma part, j’ai même envie d’étendre le principe à la mère dans les cas où le père est totalement absent.

Vous l’aurez compris, lorsque notre estime de nous-même est blessée, non métabolisée, il est très facile de s’auto-saboter. Alors, quand il est question de sortir de sa zone de confort, on se convainc rapidement de nos croyances négatives et c’est là qu’entre en jeu la confusion possible (davantage émotionnelle qu’intellectuelle) entre ses propres capacités en termes de savoir-faire et en termes de valeur personnelle.

« Le jour où j’ai réalisé intimement que ma confiance en moi n’était ni liée à mes compétences professionnelles, ni à mon savoir-faire en général, je me suis libérée d’un poids énorme. »

La confiance en soi ne dépend pas de ce que l’on sait faire ou pas, mais de quelques clés essentielles à mes yeux :

  • Une bonne estime de soi
  • Une bonne connaissance de soi en apprenant à comprendre la nature de mon comportement vis-à-vis de mon environnement.
  • S’occuper de mes blocages (émotionnels, croyances limitantes, etc.) activement.
  • Rester dans le moment présent, en contact avec le mouvement de la vie en soi.
  • Trouver une philosophie de vie qui m’aide à être heureux.
  • Faire confiance à mon instinct et à mon intuition.
  • Cultiver le lâcher-prise.

Vous constaterez qu’il s’agit davantage de savoir-être que de savoir-faire.

« Oui, mais… – me direz-vous – j’ai plus confiance en moi quand je sais comment accomplir un travail que lorsque je n’en ai aucune idée ! ». Ce à quoi je vous répondrais que vous pourriez transformer votre remarque ainsi : « Quand je sais comment accomplir un travail, j’ai confiance en mes connaissances, en mon savoir-faire. Si je n’en ai aucune idée, j’ai suffisamment confiance en moi pour trouver des solutions et apprendre comment faire. » Saisissez-vous la différence ?

« En réalité, la confiance en soi dépend du savoir-être. »

Voici quelques affirmations pour comprendre :

  • Je connais mes forces et mes faiblesses et en quoi je veux progresser ; cela me permet d’avoir confiance en moi.
  • J’ai confiance en moi, car, en ce moment précis, ni le passé, ni le futur n’existent hors de ma pensée ; c’est ce que je décide maintenant qui compte.
  • J’ai confiance en moi, car mes croyances limitantes n’ont pas d’emprise si je le décide ; je peux les transformer.
  • J’ai confiance en moi, car j’ajuste mes décisions et mes actes en adéquation avec ma pulsion de vie.
  • J’ai confiance en moi, car je me considère avec bienveillance et je cultive cette une attitude à l’égard des autres.
  • J’ai confiance en moi, car j’ai compris que la connaissance de soi permet de mieux comprendre les autres.
  • J’ai confiance en moi, car je n’attends plus que les autres m’aiment ou m’apprécient ; j’ose donc être dans mon authenticité.
  • J’ai confiance en moi, car je suis vivant(e) aujourd’hui. Cela signifie que j’ai survécu à toutes les épreuves.

En résumé, ce n’est pas parce que nous n’avons pas (encore) le savoir-faire et les connaissances requises pour assurer telle ou telle tâche que nous pouvons considérer que nous manquons de confiance en nous.

La confiance en soi vient de l’intérieur, du regard que l’on pose sur soi et sur son environnement ; il s’agit de « l’être » et non du « faire ».

Bien à vous, Lorraine Chatelain

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