Développement personnel

Citation Ne dis pas de bêtises. Fais-les !

Ne dis pas de bêtises. Fais-les !

« Ne dis pas de bêtises. Fais-les ! ». Pour beaucoup, faire une « connerie », une « bêtise » c’est mal. Enfant vous avez peut-être ressenti la culpabilité suite à l’attitude de vos parents quand vous avez par exemple réalisé une magnifique « œuvre d’art » sur le mur de votre belle chambre fraîchement repeinte ou l’odeur de la peinture est même peut-être encore présente si vous plongez dans votre souvenir. Mais en fait, chaque « bêtise » est en réalité une tentative couronnée, ou pas, de réussite.

Heureusement qu’il faut mourir, sans cela que de bêtises de plus on ferait !
– Anne Barratin

Nous avons tous vécu ce type d’expériences, confrontés aux regards des parents qui ont toujours agi au mieux dans leur carte du monde. Le jugement de l’adulte, plus ou moins stressant pour les uns ou les autres a induit différents ancrages et même si parfois les « bêtises » ont donné lieu à des sentiments de peur et de culpabilité liés à des cris d’adultes, des accusations, des étiquettes, des interdits qui ont préparé des stratégies d’adultes inadaptées à l’épanouissement.

Dans ce cas, les « bêtises » deviennent des menaces qui risquent de priver les enfants de leur désir d’apprentissage et d’exploration. Heureusement, elles peuvent être ajustées. Je peux vous en parler, j’ai moi-même parce que j’ai une solide expérience des « bêtises » !

Pour certains, ces bêtises sont aussi des actes volontaires (ou inconscient) pour attirer l’attention car ils en manquent cruellement et que ce besoin est essentiel au bien-être et à l’équilibre de chacun. Même une engueulade suite à une « bêtise » représente ce dessin imaginaire inconfortable de reconnaissance et d’amour.

Une « bêtise » est loin d’être « bête » ! Au contraire, il s’agit d’un test grandeur nature pendant lequel l’enfant va s’entraîner, ajuster ses actions et mesurer les réactions de son environnement. Son cerveau va ainsi apprendre par tâtonnement, comme dans la nature où grandir passe par l’expérimentation.

  1. Une « bêtise » est une expérience.
  2. Une « bêtise » est une métaphore.
  3. Une « bêtise » n’a de bête que le « mot ».
  4. Une « bêtise » peut être un moyen d’accéder à l’attention et à la reconnaissance.
  5. Une « bêtise » est une chance d’apprendre, d’avoir confiance en soi et de grandir

Alors, quoi faire quand votre enfant fait des  « bêtise » ?

  1. Aider l’enfant à apprendre en lui montrant, puis faisant avec lui et en le laissant faire, en lui décrivant ce qu’il peut se passer, en lui offrant un terrain d’entrainement prévu à cet effet pour limiter la casse et les blessures, en lui proposant des choix, en simulant des scènes avec ses jouets pour tester les situations, en pratiquant des jeux de rôle, en établissant des règles à la place d’interdits, en lui racontant notre expérience et ce que nous en avons appris…
  2. Éviter les étiquettes qui figent une image, catégorisent et alimentent des croyances limitantes vraiment handicapantes pour le futur, pour concentrer notre regard sur les actions
  3. Remplir le réservoir d’amour et d’attention des enfants en leur expliquant qu’ils peuvent tout simplement demander par exemple: « J’ai besoin d’attention »
  4. Encourager les erreurs afin de tirer des enseignements de celles-ci. « Génial, tu t’es planté, recommence!», « Qu’as-tu appris de cette expérience ? », « Tu n’as pas réussi pour le moment, ce n’est qu’une question de temps. »
  5. Proposer des alternatives pour réparer la « bêtise »
  6. Les mots sont puissants et peuvent facilement devenir des « MAUX » !  Au lieu parler de « bêtise » parler plutôt «d’expérience ».

Aujourd’hui, vous êtes des adultes, ou peut-être pas (hahaha), avec vos expériences, votre carte du monde dans un environnement culpabilisant, ou vous débarrasser de vos masques et faire face émotionnellement et techniquement aux difficultés de la vie, et parfois, cela vous fais oublier que nous avons tous cet enfant en nous qui peut nous montrer l’exemple d’une nouvelle forme d’apprentissage.

Dès maintenant, et si vous observiez les enfants différemment ? Dès maintenant, et si vous preniez conscience que le ressenti face à certains événements est certainement inconsciemment lié à votre enfant intérieur qui n’a pas encore été libéré de certaines barrières ? Les études prouvent que l’apprentissage est bien plus puissant en intégrant le jeu, le rire, le plaisir de faire et découvrir le monde pour l’enfant et aussi quel que soit l’âge.

Alors, prêt à faire des bêtises ?

Belle journée

François Fortin
Expert contre la dépendance affective

P.S.: Suivez-moi sur Facebook pour plus d’inspirations sur la communication consciente et la dépendance affective

Cet article vous a-t-il été utile ? Partagez-le avec vos amis!