Je pense que je ne mérite pas l'amour

Citation Cette erreur qui te fait croire que tu ne mérites pas l’amour

Cette erreur qui te fait croire que tu ne mérites pas l’amour

Quelle est cette erreur qui te fait croire que tu ne mérites pas l’amour ? Ta seule et unique erreur est d’entretenir cette vision erronée de toi-même !

Tu t’es enfermé dans un fantasme « d’être » :

  • Je dois être … si je veux être aimé
  • Je dois être … si je veux m’épanouir à 100% dans mon couple

Mais aussi dans un fantasme de « faire » :

  • Je dois faire … pour être apprécié
  • Je dois agir … pour être valorisé

Je t’invite à compléter ces phrases avec ce qui fait écho à l’intérieur de toi !

Je te comprends, cela part d’un bon sentiment, celui de montrer la meilleure version de toi-même afin d’apporter un maximum de bonheur à celle ou celui que tu aimes. Dans ton idéal de vie, tu voudrais toujours être au top pour que l’autre ne manque de rien, mais aussi pour qu’il/elle se sente comblé(e). C’est tout à ton honneur, car cela prouve une fois de plus que l’amour fait partie de tes valeurs hautes.

Cela met également en lumière tes qualités d’empathie, de bienveillance, mais aussi cette touche de sensibilité que tu possèdes. Je te conseille de garder ces magnifiques richesses pour en faire une véritable force !

Néanmoins, le problème vient de ce côté perfectionniste qui te fait défaut, car à l’intérieur, tu as intégré le fait que tu mérites d’être aimé si et seulement si tu es parfait.

Le perfectionnisme et l’amour

La perfection étant inatteignable, tu te perds dans une quête sans fin, ce qui est une source de souffrance. Et ainsi, lorsque tu n’arrives pas à mettre en avant cette personne que tu désires être, lorsque tu n’arrives pas à mettre en place les choses comme tu le voudrais ni à dire ce que tu ressens avec exactitude.

Alors tu préfères te couper de tes émotions, te fermer aux compliments et t’interdire de ressentir. Et pourtant ressentir est la base de la vie. C’est grâce à cette boussole interne que l’on apprend à différencier ce que l’on aime de ce que l’on n’aime pas. C’est grâce à celle-ci que l’on apprend à découvrir ce nous fait réellement vibrer.

Combien de fois, ai-je entendu des personnes de mon entourage dire : « je crois que l’amour n’est finalement pas fait pour moi » ou encore « je ne mérite pas d’être aimé », juste parce qu’elles avaient reçu un reproche de leur partenaire sur l’une de leurs actions ou encore suite à une désillusion éphémère dont ils se sentaient responsables.

Dans leurs paroles, je pouvais ressentir ce manque de confiance et d’estime pour eux-mêmes ! Ils étaient pris dans ce conflit intérieur à contre-courant, avec d’une part, l’envie de ressentir et d’autre part, l’envie de ne plus rien ressentir.

Que faire quand le cœur t’autorise à ressentir tandis que ta tête, elle, te pousse à te couper de tes sentiments ?

Quand le mental discrédite la voix du cœur !

Par habitude, la majeure partie des gens auront malheureusement tendance à écouter la pensée la plus sombre. De ce fait, ils préfèreront bloquer le flux d’émotions pour s’ouvrir à cette petite voix qui ne se fait pas prier pour leur donner toutes les (mauvaises) raisons pour lesquelles il vaut mieux se « fermer » à l’amour plutôt que d’être dans une quelconque souffrance.

Si tu es dans cette situation alors je t’invite à lire cet article jusqu’au bout, car je vais te raconter quelque chose qui va te permettre de sortir de cette fausse croyance !

Dans mon histoire, c’était principalement cette image idéalisée de l’Homme qui me faisait défaut. Pour moi, un homme devait clairement être le garant du bien-être de sa compagne, quitte à adopter sans cesse une posture de sauveur si cela lui était demandé.

Par conséquent, lorsque je n’étais pas capable de répondre aux besoins de l’autre, je me sentais soudain épris d’un sentiment de culpabilité. Pire encore, lorsque l’autre me renvoyait quelque chose que je n’avais pas bien fait dans mon rôle de père ou de mari, je me sentais soudain pris dans une forme de tristesse intérieure.

La non-approbation associée à la non-satisfaction de l’autre m’amenait à ressentir une forte pression à tel point que j’entrais systématiquement dans une rumination intérieure où les pensées destructrices venaient prendre place.

J’étais persuadé que je ne pouvais rien changer à cela et que cette façon de voir les choses était ancrée au plus profond de moi ! Pour être tout à fait honnête, je m’étais même autopersuadé qu’il ne fallait surtout pas que je change, car cela risquerait de mettre en péril l’image de l’homme parfait que je m’efforçais de faire valoir depuis des années.

Et puis, une situation de vie a fait basculer la balance du bon côté !

Je me souviens des paroles de ma femme ce jour-là : « tu es tellement dans ta tête, à tout analyser, à tout décortiquer pour savoir si tu as bien fait telle ou telle chose que tu oublies de vivre l’instant présent. Tôt ou tard, tu vas regretter de passer à côté de ces moments de bonheur en te créant des problèmes, là où il n’y en a pas et qui, à long terme, risqueraient de te faire perdre ce que tu as de plus cher ».

Ces paroles justes, exprimées avec amour et bienveillance, ont eu l’effet d’un électrochoc ! Je me suis rendu compte qu’elle avait entièrement raison et que si je ne changeais pas cela, tôt ou tard, cela causerait du tort à mon couple, mais aussi à moi-même.

C’est pourquoi, par amour pour ma femme, mes enfants et moi-même, j’ai appris à ne plus me culpabiliser systématiquement ni même à entrer dans cette quête permanente de la perfection.

Grâce à une communication plus authentique avec ma femme dans laquelle je m’autorisais à lui faire part de mes doutes et souffrances dues à cette pression interne que je m’imposais de mon « plein gré », j’ai pu découvrir une nouvelle façon d’interagir avec moi-même, beaucoup plus aidante dans ma vie quotidienne. Et tout ça, en grande partie, grâce à la puissance de ses paroles qui ont su me bouger au bon endroit.

L’amour, c’est aussi se faire rentrer dedans pour mieux s’élever ensuite !

J’ai compris que mon épouse m’aimait pour la personne que j’étais réellement. C’est le Geoffrey de l’instant, dans la meilleure version de lui-même, qu’elle avait choisi et non celui que je projetais d’être dans un futur plus ou moins proche.

Aujourd’hui, je suis fier de dire que je suis parfait dans mon imperfection !

Geoffrey Cudizio

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