Conciliation

Le verdict de la conciliation famille/travail

Quelques semaines encore pour profiter du beau temps et de vos enfants. Avez-vous mis vos enfants dans un camp de jour pour pouvoir continuer à travailler ou vous êtes comme moi ?

Dans cet article vous lirez la réflexion dans laquelle je suis actuellement dans ma conciliation famille/travail, comment je la vis et les solutions que j’apporte.

Franchement, le 22 juin, date de la fin des classes, je me suis sentie tellement soulagée de pouvoir prendre une pause des collations et de la routine du réveil. J’en avais tellement assez d’être sur leur dos que j’ai décidé de les inscrire au camp de jour qu’une semaine.

L’organisation de mon temps

Bien avant que les enfants terminent l’école, j’ai fait une entente claire avec eux. Ils me laissent travailler le matin et en après-midi je suis en vacances avec eux et on passe du temps de qualité ensemble.

En théorie, cela me semblait super. Ils avaient accepté et bien entendu ils avaient hâte que l’école se termine. De mon côté, je commençais à sentir le doute monter en moi.

Avais-je pris la bonne décision de ne pas les envoyer plus qu’une semaine au camp de jour…l’avenir me le dirait.

3 sentiments

Je suis à mon compte depuis quelques années et si je me base sur les années passées, je me suis dit que je pouvais diminuer la cadence en même temps que mes clients. Eh bien vous savez quoi ? Je n’ai jamais été aussi occupée l’été. Avec cette croissance de clientèle, je me suis très vite rendu compte que plusieurs sentiments montaient.

Peur de ne pas y arriver

Dans mon travail, il y a la partie rencontres de coaching avec mes clients, mais aussi la partie création du contenu c’est-à-dire les articles et les vidéos. J’ai remarqué que je me réveille de plus en tôt pour être certaine d’avoir le temps de faire tout ce que j’avais prévu.

Lorsque les enfants sont réveillés, je peux travailler, mais le bruit m’empêche de me concentrer. On s’entend des enfants de 7 ans et demi et 6 ans, ils se chamaillent des fois…pour ne pas dire souvent.

J’avais peur de ne pas y arriver !

La culpabilité

C’est cette fameuse culpabilité qui m’a empêchée de les inscrire 5 semaines en camp de jour. J’ai l’impression de me débarrasser d’eux ! Et donc forcément, lorsque je leur parle du camp de jour, ils me disent qu’ils ne veulent pas y aller. C’est normal, vu les pensées négatives que j’ai. Je récolte ce que je sème !

Et pourtant, je le sais bien, les camps de jours permettent d’apprendre tellement de choses, de découvrir le monde, d’avoir de nouveaux amis, mais bon…je me disais que passer du temps avec eux serait super et ça l’est, j’ai du plaisir. Par contre, lorsque je travaille, je me sens coupable de ne pas avancer au rythme que je veux et de ne pas être avec mes enfants et lorsque je suis avec les enfants je me sens coupable de ne pas travailler.

Finalement camps de jour ou pas, mon amie la culpabilité vient me titiller !

Peur d’être une mauvaise mère

Je réalise que j’ai peur d’être une mauvaise mère quand il m’arrive d’avoir plus envie de travailler que de m’occuper de mes enfants.

La bonne nouvelle est que j’aime ou devrais-je dire j’adore mon travail ! Mais cela ne change rien au fait que je me juge dans ces moments-là d’être une mauvaise maman.

Les solutions

La vie c’est un équilibre. Je pensais avoir réussi à l’atteindre, et franchement je suis quand même fière de ce que j’ai accompli…vu mon degré de patience :)… mais je ferais quand même différemment la prochaine fois.

S’occuper de cette culpabilité

La culpabilité c’est le sentiment d’être fautif, c’est se blâmer et se condamner pour quelque chose. Le problème avec la culpabilité, c’est tant que nous nous accusons, nous sommes dans la culpabilité.

Il est important de différencier l’être, c’est-à-dire, nous la personne centrée et l’ego qui prend le dessus. Lorsque nous croyons ce que dit notre ego, peu importe ce qui est véhiculé : peur d’être une mauvaise mère, peur de ne pas y arriver ou la culpabilité nous perdons notre centrage.

Pour avancer, ce que je fais lorsque ces pensées arrivent ce n’est pas de les rejeter comme on nous l’apprend plus jeune, mais bien de les accepter. L’ego est convaincu qu’il a raison, moins je vais l’écouter plus les pensées seront fortes. Alors, les accueillir est notre chemin vers la paix.

Inscription au camp de jour

C’est certain que je vais les inscrire au camp de jour. Par contre, je vais prendre le temps de faire la liste des camps de jour et faire choisir leurs activités.

À mon avis, si je travaille cette culpabilité, ils auront envie d’aller au camp de jour. C’est un effet domino qui a un impact sur l’extérieur. En fait, ils commencent à me poser des questions sur les camps de jours, l’histoire est à suivre.

De vraies vacances

Au lieu d’être tiraillé entre les enfants et le travail, pourquoi ne pas prendre 2 ou plus de semaines de réelles vacances ?

Cela permet de lâcher prise sur le travail et de se retrouver en famille hors de la routine du quotidien.

Mon verdict est donc que la conciliation famille/travail est possible, elle n’est pas toujours évidente, mais qu’on a les outils pour y arriver. Cela prend de la communication avec nos enfants, notre conjoint et avec nous-mêmes afin de s’écouter.

Il n’y a pas une journée pareille

J’ai eu à composer avec les impératifs de la journée. S’attendre à ce que tous les jours aient la même routine c’est se mentir. Il faut juste avoir confiance que nous sommes capables de gérer le moment présent et lâcher prise.

Et vous comment la vivez-vous cette conciliation famille/travail ?

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