La tolérance

Citation La vraie définition de la tolérance

La vraie définition de la tolérance

La tolérance est un terme que l’on entend souvent et qui fleuri partout sur les réseaux sociaux ainsi que sur les blogs et YouTube. Le sens même de ce mot est presque une hérésie. Sa définition est la suivante : « attitude qui consiste à admettre chez autrui une manière de penser et/ou d’agir différente de celle que l’on adopte soi-même ».

Une définition faussée ?

Admettre quelque chose ne veut pas dire l’accepter et encore moins le considérer comme normal ou sain. Prenons quelques instants pour méditer sur le mot « tolérance ». Nous tolérons et donc, nous admettons et respectons. Ce terme est également important puisque respecter l’autre dans toute sa différence est à la base de chaque relation, quelle qu’elle soit.

En revanche, cela ne veut pas dire que cette différence est acceptée pleinement comme étant quelque chose de normal et naturel. Nous sommes nombreux à naître chaque jour, nombreux à grandir, mûrir et évoluer. Souvent sans même nous en rendre compte parce que cela constitue tout simplement le sens profond de la vie.

Que voyons nous lorsque nous nous regardons dans le miroir ? Avant tout, nous voyons un être vivant, un être humain. Avec ses pensées, ses croyances, ses valeurs…personnelles ou sociales, morales etc. Or, lorsque nous voyons les autres, nous voyons également en premier lieu un être vivant, un être humain. C’est ce qui nous lie, ce qui nous rassemble et qui fait de nous des êtres d’une même race, d’une même espèce. Nous sommes humains. Nous partons loin dans la digression, mais elle est nécessaire.

Si vous observez un chien, vous voyez un animal, un être vivant. Il ne s’agit pas de quelque chose qui s’explique, ni qui se tolére. Il s’agit juste d’une chose qui se constate. C’est ainsi et c’est naturel.

Cette notion de tolérance renvoie énormément de jugement autour de nous et en nous. Si nous ne tolérons pas quelque chose, alors nous ne le respectons ni ne l’acceptons. Au nom de quoi ? Aucun argument ne peut jamais expliquer et encore moins rendre acceptable le fait de ne pas respecter quelqu’un ou quelque chose.

La définition est à l’aune de l’être humain, qui vit englué dans des carcans qui lui enseignent à percevoir avant toute chose les différences. Pas les similitudes.

Tolérer, une attitude naturelle

Il est dans la nature de l’énergie d’accepter toute chose. Dans la nature de la nature d’accepter toute chose et de s’en satisfaire.

C’est tout autre chose pour l’Homme, qui se satisfait rarement de ce qu’il a et qui, surtout, laisse régulièrement ses émotions non gérées prendre le pas sur sa raison.

Pourquoi nous ne tolérons pas ? Parce que nous avons peur. Lorsque nous observons cette non-acceptation, nous pouvons constater qu’elle est liée, presque invariablement, à ce sentiment. Nous avons peur de ce que nous ne comprenons pas. De ce que nous ne pouvons pas gérer, contrôler. De ce qui est incertain.

Force est de reconnaître que cela s’applique pourtant à de très nombreuses choses. Le manque de tolérance mène donc à des réactions violentes et incontrôlées dans les pires des cas, parce que nous ne savons pas faire autrement. La peur nous gouverne.

Nous sommes entourés, par la force des choses, par une quantité d’éléments incontrôlables et incompréhensibles. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous nous posons énormément de questions. Sans l’assurance de trouver, un jour, une réponse satisfaisante.

Ce mot, encore ! Oui, nous sommes insatisfaits. C’est la raison principale de notre manque de tolérance.

Nous ne savons pas observer calmement, analyser tranquillement, sans attentes. Et cela aussi est parfois intolérable ! Nous sommes décidément très compliqués.

Ne pas comprendre est naturel.

Se poser des questions l’est tout autant.

Être curieux est normal.

Ça ne l’est pas, en revanche, de se torturer à propos d’éléments ou de questions incontrôlables. Ces éléments, il est sain de se poser, calmement, afin de observer, sans pression. De les accepter pleinement. Or, l’acceptation pleine et entière – et donc la tolérance – ne peut venir que dans un esprit serein et apaisé. Car alors on peut laisser aller les émotions et se dire que, finalement, rien de tout cela n’est grave, ni véritablement essentiel.

« Je n’aime pas le mot « tolérance » mais je n’en trouve pas de meilleur. »
– Gandhi.

Ce mot a une connotation négative, même s’il s’en défend. Tolérer… Nous tolérons mais sans accepter… tolérons-nous vraiment ?

Ce mot a effectivement un sous-entendu qui déplaît à certaines personnes, bien que nous soyons tous dans l’obligation de l’utiliser puisqu’il n’en existe pas de meilleur. Néanmoins, il serait peut-être temps d’accepter plutôt que de tolérer ?

De dire « je t’accepte » à la place de « je te tolére » ? Si nous prononçons les deux phrases, nous nous apercevrons vite que nous ne ressentons pas du tout la même chose pour l’une que pour l’autre. L’une renvoie une sensation de malaise tandis que l’autre renvoie une sensation de paix, de bienveillance et de respect.

Bien que la notion de respect soit présente dans la définition de la tolérance, elle n’est pas tout à fait ressentie dans le terme en lui-même.

Alors tolérons-nous ou acceptons nous vraiment ? Il est possible que nous soyons bien plus nombreux à tolérer qu’à accepter, réellement.

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