La pandémie nous plonge au cœur des étapes du deuil.

Citation Comment la crise mondiale de la Covid-19 nous pousse à faire face à nos deuils!

Comment la crise mondiale de la Covid-19 nous pousse à faire face à nos deuils!

Je suis d’avis que le monde entier a vécu un deuil collectif au cours des derniers mois. Ce n’est pas une exagération.

Pensez-y… Vous questionnez-vous sur certaines émotions ressenties depuis le début du confinement? Vous demandez-vous pourquoi quelques-unes de vos réactions ne vous ressemblent pas?

Vous traversez sans doute une période de deuil, peut-être même sans le savoir.

Ça vous étonne?

Et pourtant! La situation actuelle nous plonge tous, à divers degrés, dans des deuils considérables, tant individuellement que collectivement.

Ouvrons les yeux sur les « blessures invisibles » que cette période a démultiplié et le cheminement vers la reconstruction sur lesquels chacun aura son rythme.

À lire aussi : « La boite et la balle » – un modèle simplifié pour mieux comprendre le processus de deuil.

L’étape du choc et déni

Vous vous souvenez, quand la période initiale de confinement s’est amorcée, nous étions dans un déni collectif.

Personne n’était alors conscient de l’ampleur des impacts dans nos vies. Plusieurs accueillaient avec plaisir quelques semaines de « vacances », d’autres composaient avec une nouvelle réalité quotidienne. Peu soupçonnaient que nous nous apprêtions à traverser les étapes du deuil.

Le choc s’est produit quand nous avons pris conscience de l’envergure des répercussions de toutes les restrictions :

  • Une certaine perte de liberté
  • Le manque de contacts humains
  • Le télétravail
  • Les restrictions face aux rites funéraires
  • Les projets qui tombent à l’eau
  • Les impacts financiers
  • Etc.

L’étape de la désorganisation

Nous avons amorcé l’étape de la désorganisation collectivement, ce qui a occasionné beaucoup de stress et d’anxiété. Pour certains, de vieux deuils ont alors refait surface. Ce n’est pas étonnant considérant que 90% de nos deuils demeurent « non résolue » de façon générale.

Les changements drastiques dans nos habitudes et notre routine ont ébranlé notre plancher de sécurité. Nous faisions face à l’inconnu, et cela suscite généralement une peur bien légitime.

La sensation de se retrouver en mode « survie », face à un ennemi invisible, peut être déconcertante. La perte de repères est anxiogène. Avec colère, nous constatons que nous subissons les conséquences d’une crise que nous n’avons pas voulue. Nous avons le choix : tenir le rôle de la victime ou faire face au deuil de notre vie d’avant.

Le deuil au cœur de la vie!

Le deuil, pourtant, fait partie de la vie! Le deuil est une blessure invisible évolutive, qui se cicatrise dans le temps. Toujours faut-il développer la conscience de notre deuil pour en prendre soin.

Si nous ne sommes pas à l’écoute de nos émotions, comment éveiller cette conscience? Peut-être sous la surface, cette crise nous offre de belles leçons de vie.

Accueillir les émotions

La souffrance a mauvaise presse, et c’est malheureux. Les émotions sont des drapeaux rouges qui nous indiquent que certains besoins ne trouvent pas de réponse. La crise nous ramène à vivre au jour le jour, apprivoiser notre moment présent. C’est un apprentissage important car vivre son deuil nous demande d’être présent à nos émotions, au jour le jour. L’outil de choix pour faire face au deuil, c’est le retour vers soi, l’accueille de l’émotion.

La société s’est construit un plancher de sécurité fondé sur le matérialisme et la consommation. Nous évoluons dans un monde d’instantanéité et notre logique de consommateur entraîne certaines attentes.

On a perdu l’habitude de perdre des choses… La crise mondiale a provoqué un raz-de-marée de pertes d’ordre matériel, situationnel et affectif. La perte de nos acquis nous plonge donc dans une souffrance collective.

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Revenir à l’essentiel

Si la situation actuelle a un aspect positif, c’est de nous ramener aux choses essentielles. Nous constatons d’abord à quel point nous sommes habitués à un rythme de vie effréné. Nous nous étourdissons dans le but de nous distraire de nos malaises intérieurs. Arrive cette crise qui nous oblige à ralentir la cadence, à demeurer à la maison. Cela provoque une confrontation, face à face avec nous-mêmes.

Nous prenons donc inventaire de nos pertes, nos peurs, nos deuils du passé non résolus. Il en suit une constations collective… « le monde tel que l’on le connaissait, n’existe plus » et cette réalisation éveille une grande tristesse. Quand on fait face au deuil, le réflexe est souvent de nier ce que nous ressentons. N’oublions pas, nos émotions sont notre tableau de bord. Elles nous aident à retrouver notre équilibre.

Voici une douce nouvelle pour les citoyens de ce monde: vous avez le droit d’être triste, de vous sentir dépassé ou en colère, vivre de la culpabilité, l’inquiétude, le doute… tout cela est normal. Nous sommes en situation de deuil collective. Plus vous nommez ces émotions, plus vous êtes « vrais », sachez que cela vous aidera à traverser cette période d’instabilité et d’incertitude plus paisiblement.

L’étape de la réorganisation

Le deuil est un manque, le sevrage de quelque chose qui n’est plus. Ce sevrage s’estompe avec le temps, mais soyons attentifs à ne pas nous enliser dans la souffrance, en cherchant un passé qui n’existe plus.

Apprendre à nous poser la question : « comment vais-je m’occuper de ma souffrance? », voilà une des clés de l’apaisement.

Un message d’espoir se cache dans les moments inédits qui marquent nos vies… Tranquillement, les étapes du deuil nous permettent de cheminer vers une réorganisation. Nous pouvons repenser nos priorités, nos valeurs, afin de nous reconstruire et de nous réapproprier notre vie.

Individuellement et collectivement, si nous prenons le temps de vivre nos deuils, nous pouvons trouver de belles leçons dans le processus de transformation. Si nous sommes unis dans nos expériences de deuil, restons solidaire, encourageons-nous collectivement à prendre soin de nos deuils afin de trouver apaisement, mais aussi d’en grandir.

Si ces propos vous parlent, n’hésitez pas à partager cet article et contribuer au mieux-être des autres!

Réflexions du Cœur redonne un élan à ceux et celles qui se sentent isolés et désemparés, qui ont besoin d’écoute, de présence et de soutien à la suite d’un décès. Notre objectif est d’adoucir la traversée du deuil en permettant une plus grande compréhension du processus d’apaisement qui mène à la transformation du deuil. 

Notre programme (en ligne),  »Cœur à Cœur : Rebondir dans la vie », vous offres un encadrement sécurisant pour vous aider à naviguer le terrioire inconnu du deuil avec une plus grande facilité : www.reflexionsducoeur.com.

Anouk Leblanc, MSc. & Martine Lafontaine
Thérapeutes professionnelles, spécialisées en accompagnement du deuil
Cofondatrices de « Réflexions du Cœur »
info@reflexionsducoeur.com
514-249-2512

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