Comment utiliser les neurosciences pour être plus serein ?

Citation Sortir de la sensation quotidienne de lutte contre le reste du monde grâce aux neurosciences

Sortir de la sensation quotidienne de lutte contre le reste du monde grâce aux neurosciences

Récit du jour où moi, hypersensible et atypique, j’ai déposé les armes et j’ai expérimenté la puissance des neurosciences.

J’étais en train de tourner ma vidéo « arrête le développement personnel » quand un souvenir poignant m’est revenu en mémoire. Ce genre de souvenir, comme un flash, qui renvoie dans un autre monde, une autre dimension tant le chemin parcouru a été long.

Je vais vous partager ce morceau de ma vie, cette époque où en bonne hypersensible, je pensais que ma mission était de combattre toute forme d’injustice et de prouver coûte que coûte que je valais quelque chose.

Flashback.

Nous sommes en 2008-2009, je vis en France, en Dordogne, dans le centre de Sarlat.

Mon quotidien est rythmé par des douleurs dont je ne comprends pas (encore) l’origine et ma vie est une succession de combats dans le monde pro et le monde perso. Avez-vous déjà éprouvé la sensation d’être Don Quichotte face aux moulins de la connerie humaine, au bord du désespoir car votre vision du monde n’est ni comprise, ni partagée ? Vous êtes-vous déjà senti un imposteur jusqu’au bout de vos ongles et de vos poils, endossant un costume dans lequel vous étouffez un peu plus chaque jour ? J’entassais les costumes sur mes épaules :

  • Celui de l’épouse
  • Celui de la prof de collège et de lycée
  • Celui de l’enseignante en fac
  • Celui de la doctorante en histoire médiévale
  • Celui de l’experte en histoire médiévale au début de la reconstitution en 3D des monuments
  • Celui de l’amie
  • Celui de la collègue
  • Celui de la patiente
  • Celui de la cliente
  • Et tant d’autres…

J’avais déjà essuyé plusieurs expériences traumatisantes (maladies, agressions sexuelles, harcèlement) et j’attendais que tout cela cesse. J’avais la sensation de me débattre dans un scénario qui ne me convenait pas.

Je vivais dans la crainte et la colère que ces situations recommencent. Et évidemment, la pensée étant créatrice, je les attirais. Il me fallu du temps pour le comprendre…et surtout pour l’accepter.

J’étais en mode « super victime ». Le monde entier était contre moi et tout ce qui m’importait c’était d’abord qu’on reconnaisse mes blessures, mes cicatrices, que l’on souligne mon courage pour avoir enduré, vécu et survécu à tout ceci. Et je voulais surtout que LES AUTRES CHANGENT. Moi, j’étais moi, et le problème ne venait pas de moi. J’en avais tellement bavé, cela ne pouvait pas venir de moi.

Je vivais chaque contrariété comme une agression, une attaque personnelle, une injustice.

Alors ma colère augmentait, je bouillais intérieurement détruisant mon corps sans le savoir. J’alimentais pleinement mon cercle vicieux d’autodestruction et d’autoflagellation. Je pense avoir été à deux doigts de la théorie du complot et j’en voulais beaucoup à l’Univers de me faire vivre cet enfer. Certes il y avait des moments sympas, cela aidait à tenir. Mais plus j’avançais, plus je m’enfonçais. C’est à cette même époque que j’ai vécu mes fausses couches…un chapitre de plus dans l’injustice intersidérale.

En tant qu’hypersensible, j’étais centrée sur mon nombril, mes peurs, mes émotions, voulant hurler au monde toute ma souffrance et ma tristesse. J’avais l’impression d’être engluée et chaque nouvelle épreuve m’épuisait davantage. En tant que haut potentiel, il me fallait comprendre, analyser, mettre de la raison dans ce chaos et tant qu’a faire, si en prime je pouvais prouver que j’avais raison, c’était encore mieux !

Il me fallut me former en neurosciences et pousser toujours plus mon apprentissage en spiritualité pour comprendre que j’avais attiré tout ceci, et comme je l’écrivais plus haut, pour l’accepter.

Comme souvent, je me retrouvais au pied du mur, dans des situations extrêmes auxquelles je ne comprenais rien. Pourquoi tant de haine ? Pourquoi tant d’aberration ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi… ?

Mon corps était un désastre de souffrance, mon cœur vivait dans l’illusion et criait quand il ne se contrôlait plus (ce qui arrivait souvent) et ma tête cherchait des solutions.

Je ne me souviens plus quel énième événement m’a fait basculer. Il me semble même qu’il fut anodin…l’appel de quelqu’un qui m’exaspérait et voulait avoir du pouvoir je crois, ou quelque chose lu sur Facebook. Je me revoie très clairement m’écrouler. Comme si je m’étais enfoncée dans le futon qui me servait de canapé à l’époque. Tout s’effondrait en moi. Autour rien de bouger. Je ne voyais plus de solution, plus de chemin pour encore partir au combat. Mes armes étaient inefficaces. Je n’avais plus d’énergie. J’étais à bout.

Je me suis alors souvenu de ce proverbe : « Assieds-toi au bord de la rivière, attends, et tu verras passer / flotter le corps de ton ennemi. » Je m’étais construite sur le modèle du guerrier de la lumière de Paulo Coelho et je n’avais rien compris à l’art de la guerre. Je n’avais pas compris qu’une des principales puissances du combat c’est de savoir quand ne pas le mener.

Je me revoie avoir posté à ce moment-là « Je dépose les armes ». Il me fallait sortir de ce cercle infernal.

Je ne m’appliquais pas ce que j’enseignais, notamment en préparation mentale : « Quelles sont tes forces ? Quelles sont tes faiblesses ? C’est dans tes faiblesse que réside ta plus grande force. » Un peu comme dans 8 Miles lors de la battle finale. J’apprenais aux autres à faire de leur vulnérabilité leur principal atout et en bon cordonnier, je ne me l’appliquais pas.

Il m’a fallu être à bout pour déposer les armes…et ce n’était que le début. J’ai éprouvé le besoin en 2019 de coucher sur le papier mon combat avec la maladie, miroir des autres luttes que je menais pour que les autres changent. Il s’agit de mon ouvrage #Renaissance.

Je vais vous partager un secret…une évidence quand on l’a expérimenté : ON NE CHANGE PAS LES AUTRES, ON CHANGE NOTRE REGARD SUR NOUS.

Quelles que soient les plus grandes injustices que nous vivons, nous y contribuons. Accepter cette responsabilité a été un des moments les plus compliqués pour moi sur mon chemin. Et pourtant…

Être dans la lutte, dans la colère en permanence est extrêmement néfaste pour notre corps. Nous ruminons et tournons en boucle sur des sujets sans fin ou tout argument et contre-argument exposés sont systématiquement balayés sans ménagement. Ce sont les fameux « OUI, MAIS… ! ». Nous trouvons toujours une bonne excuse pour faire valoir la légitimité de notre réalité. Tout ceci acidifie le corps, le pollue et crée en nous des connexions neuronales toxiques. Plus nous vivons la colère, plus elle devient notre référence. Nous câblons cet automatisme dans notre cerveau. L’acidité et le stress engendrés attaquent notre corps. Le foie est selon la médecine chinoise l’organe de la colère. Nos nous créons des remontées gastro-œsophagiques, des ulcères, nous vivons de la violence à l’intérieur et nous la laissons exploser à l’extérieur.

Si nous sommes capables de nous détruire, nous sommes également capables de nous reconstruire. C’est la magie de la neurogénèse !

  • Premier pas : accepter pleinement tout ce que vous vivez et avez vécu.
  • Deuxième pas : observez chez vous les mécanismes qui se mettent en marche automatiquement à chaque contrariété, chaque situation tendue. Sans vous juger ni tout mettre sur le dos de l’autre. Vous apprendrez au fur et à mesure à sortir de ses schémas.
  • Troisième pas : décidez de changer un comportement, une situation qui vous pèse et félicitez-vous quand vous avez réussi. Votre cerveau va créer de nouvelles connexions et vous inondera d’hormones qui font du bien pour vous récompenser de cette réussite !
  • Quatrième pas : passez à une autre situation, puis une autre…et ainsi de suite !

Alors si vous avez l’impression que votre vie est une lutte, il est peut-être temps de déposer les armes, de plonger dans votre vulnérabilité et de réparer votre estime de vous-même pour poursuivre votre chemin plus sereinement…et vous verrez, quand vous aurez changé votre façon de vous regarder, de penser en mode victime et d’agir en conséquence, les autres changeront aussi. C’est garanti !

Pour conclure,  je vous partage la vidéo dans laquelle j’explique ma neurogénèse par rapport à la maladie (pouvoir de changer mes neurones pour guérir !). Le reste est dévoilé dans mon livre #Renaissance

Claire

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