Comment surmonter un deuil périnatal ?

Citation Pourquoi certaines âmes d’enfants vivent et d’autres meurent rapidement ?

Pourquoi certaines âmes d’enfants vivent et d’autres meurent rapidement ?

Comment se reconstruire après un deuil périnatal ? Comment dire au revoir à l’enfant qui n’a pas pu exister ? Pourquoi certaines âmes d’enfants vivent et d’autres meurent rapidement ?

Perdre son enfant est certainement l’un des traumatismes les plus violents qu’une femme puisse connaître. Que cette perte se passe durant la grossesse ou juste après, elle laisse une empreinte à vie dans notre matrice énergétique de femme.

Beaucoup diront que la relation avec son enfant n’a pas eu le temps de s’installer dans le sillon de la famille pour amenuiser cette perte. Pourtant c’est sans aucun doute le deuil le plus paradoxal, le plus douloureux, le plus profond qu’une femme puisse vivre dans son existence.

Certaines femmes qui sont confrontées à ce deuil ne se remettent jamais de cette souffrance. Comment pouvons-nous nous remettre de la mort d’un enfant alors qu’il était destiné à la vie ? C’est une question bouleversante qui pour beaucoup d’entre nous renferme tout son lot d’injustice, de colère quand nous y sommes confrontées.

Si un accompagnement psychologique est nécessaire dans ces cas-là, il est important aussi de trouver une voie de guérison personnelle et intime pour accompagner cette douleur.

Je vous propose ici un chemin de compréhension du deuil périnatal afin que vous puissiez chacune mettre un message sur cette séparation d’amour et envisager une autre destinée de cette âme perdue.

La complexité du deuil périnatal

Le deuil de la vie est complexe. En effet, lorsqu’une femme attend son bébé, tous les projets d’avenir se profilent, la mort qui s’impose alors est une source d’incompréhensions quand elle vient sans qu’on s’y attende.

Le deuil périnatal peut se manifester pendant la grossesse, à la naissance ou pendant les sept premiers jours. La mort d’un nourrisson ou d’un fœtus in utéro est encore minimisé dans notre société. Le deuil périnatal est même tabou dans de nombreux pays. Les femmes ou les couples qui vivent ce traumatisme peuvent refuser d’en parler.

Cela crée un vide et génère un questionnement existentiel sur la vie des enfants :

  • Pourquoi certaines âmes d’enfants vivent et d’autres meurent rapidement ?
  • Pourquoi est-ce moi qui vis cela et pas d’autres ?

Autant de questions sur la naissance, la mort, l’accouchement, donner la vie, perdre la vie, l’amour que l’on porte à son enfant, le lien d’amour qui nous unit à notre bébé, notre enfant que nous mettrons au monde neuf mois plus tard. La douleur est dure. C’est le chagrin d’amour qui nous retranche dans notre solitude intérieure en se répétant que personne ne peut comprendre ce que nous vivons.

Il faut donc apprendre à se reconstruire émotionnellement pour faire face à cette épreuve. Il faut apprendre à poser des mots à ces maux de désespoir et de souffrance.

Fort heureusement, de nos jours, certains personnels médicaux proposent d’accompagner ce moment douloureux en conscience car un indicateur très fort subsiste : une grossesse sur quatre n’aboutit pas. On estime à 15% le nombre de fausses couches durant les grossesses. Ces données reflètent combien nous sommes nombreuses à être certainement passées par ce chemin bouleversant et rempli de chagrin.

Le deuil périnatal n’est pas un deuil du passé mais il est un deuil de l’avenir.

Comment définit-on le deuil périnatal ? Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), même si ce deuil est reconnu en tant que tel, il le catégorise comme un deuil de la vie qui n’aura pas lieu, un deuil de projets. Celui-ci concerne les grossesses non abouties mais aussi la perte de l’enfant dans les 7 jours de l’accouchement. L’être n’a pas existé et la relation n’a donc pas eu lieu concrètement. Les souvenirs, les liens ne se sont pas créés physiquement ou très peu.

Au travers de cette définition, c’est donc une souffrance qui peut rester silencieuse durant toute une vie à laquelle on aura porté qu’un intérêt rapide.


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Comment est vécu un deuil périnatal au sein du couple parental et dans l’entourage ?

Perdre un enfant n’est pas dans la logique naturelle du cycle de la vie. Certains parents souffrent et se retrouvent confrontés au regard des autres et aux consolations malheureusement souvent maladroites.

« Vous en aurez un autre ».

Comme si un enfant pouvait se remplacer, s’oublier.

Perdre un enfant si tôt fait de lui un être qui n’est pas reconnu socialement. Il n’a pas laissé de traces et par conséquent il laisse un vide qui pour les parents ne peut se résumer quoiqu’il en soit à un passage quand la souffrance prend le dessus.

On peut donc ressentir toute la complexité émotionnelle à comprendre cette réalité du deuil expliquée sous ce paradigme. Vous ressentirez de la honte, de la culpabilité de ne pas avoir été au bout de cette grossesse.

Vous souffrirez et devrez dans un laps de temps court pour prendre des décisions suite au décès de votre enfant: Lui donner un prénom, habiller l’enfant, garder une empreinte du pied, de la main, organiser des obsèques ?

Autant de décisions qui glacent le cœur de la mère, du père, du couple parental. Sommes-nous prêts à garder un souvenir du bébé pour toute la vie ? Faut-il considérer cette épreuve uniquement comme un passage ? Pouvons-nous réenvisager d’avoir un autre enfant ?

Doit-on comprendre que chaque cycle de vie est un cycle d’âmes qui viennent s’incarner dans des durées diverses ?

Pourquoi certaines âmes d’enfants vivent et d’autres meurent rapidement alors?

Comment pouvons-nous considérer qu’une relation ne s’est pas établie entre l’enfant et sa mère durant la grossesse ?

Pourquoi certaines grossesses aboutissent et d’autres non ?

Beaucoup de questions autour du deuil périnatal qui méritent des explications conscientes sur le sens que nous pouvons donner à la vie et à l’amour inconditionnel pour un être cher absent.

Vivre un deuil périnatal c’est mettre une conscience sur l’existence d’un être de passage dans son corps sans qu’il puisse s’incarner dans la vie.

Et si on reconsidérait le rôle de l’âme de l’enfant ?

Lorsqu’on considère que l’incarnation de chaque être est un mouvement de la vie. C’est nous qui mettons une règle dans la durée et estimons que lorsqu’un enfant meurt ce n’est pas dans la logique des choses.

Et si on reconsidérait cette dimension comme un mouvement unique sans dimension temporelle. On peut alors accueillir le chemin de chaque naissance ou mort en dehors du temps. L’incarnation est un mouvement de vie qui peut être long ou rapide.

Mettre une durée rajoute un esprit de souffrance et lorsque cela touche un enfant, cela vient bouleverser le commun des choses. Un enfant doit vivre et mourir après ses parents. Voilà ce qu’on se dit.

Et si chaque personne avait finalement un chemin à accomplir tout simplement sans aucun repère du temps.

Chaque âme est une conscience individuelle qui vient pour expérimenter le monde. Elle vient apporter quelque chose à la vie, elle vient guérir, atteindre des objectifs, tisser et guérir ses liens, régler des dettes karmiques familiales aussi.

Cette âme d’enfant choisit donc ce qu’elle doit vivre avant de mourir et nous ne pouvons être les maîtres de cela. Lorsqu’une âme vient s’incarner, elle choisit ses parents, leur énergie. L’âme enfant va rester autour du couple parental avant même la conception. Si dans le couple parental, il y a déjà des enfants, un pacte entre les âmes de la fratrie s’établit afin de choisir dans quel ordre ils vont s’incarner.


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Lors de fausses couches, il peut donc y avoir deux explications spirituelles :

  • Lors du pacte entre les âmes de la fraterie, un échange s’est établi dans l’ordre de naissance et peut donc amener au choix de l’âme de ne finalement pas s’incarner maintenant et donc de naître plus tard.
  • L’âme de l’enfant a décidé de ne pas s’incarner dans cette vie car elle a simplement voulu vivre une expérience physique au travers des émotions de la mère durant la grossesse uniquement.

La vie est le contraire de la mort pour les occidentaux. Les orientaux considèrent que le contraire de la mort c’est la naissance. Et dans d’autres pensées spirituelles, on considère que l’âme s’incarne progressivement au fil des 9 mois. Durant la gestation, l’âme voyage. Elle s’en va, elle revient jusqu’à ce qu’elle devienne plus dense pour enfin s’incarner pleinement pour pouvoir être en lien avec ses parents.

Dans le livre « Les neuf marches » d’Anne Givaudan et Daniel Meurois qui raconte l’histoire d’une âme prête à s’incarner c’est un voyage astral merveilleux et rempli d’amour que chaque future maman, femme devrait lire.

Il est donc raconté comment la relation subtile entre l’âme enfant et ses futurs parents se construit déjà trois mois avant la conception. On comprend alors pourquoi le deuil périnatal ne peut être un deuil rapide et de passage. Un lien s’est déjà établi et il a des explications scientifiques qui démontrent combien l’empreinte d’une âme d’enfant même si elle meurt rapidement, reste dans la mémoire de la mère intimement.


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Le lien entre la mère et l’enfant

Une fois la rencontre établie entre l’âme enfant et ses parents, ce choix effectué, vient ensuite ce moment de réunion autour de la matrice énergétique où l’âme va petit à petit pénétrer dans le ventre maternel.

C’est alors que très concrètement, une véritable interaction et interactivité se créent entre les protagonistes : le papa, la maman et l’âme enfant. Mais surtout entre l’âme enfant et la mère.

Le biologiste Bruce Lypton parle de plasticité génétique interactive entre la mère et le foetus. Cette théorie démontre que les cellules de la mère et de l’enfant sont connectées. Des cellules de l’embryon se retrouvent dans l’organisme de la mère. Et ce phénomène amène une connexion entre la mère et l’enfant même des années après l’accouchement. C’est le microchimérisme foetal. Nous ressentons nos enfants même quand ils ne sont pas là. C’est toute la puissance de ce lien qui se construit durant la grossesse. Nous sentons notre enfant dès les premières cellules créées. Oui nous ne le sentons pas bouger encore dans les premiers mois mais un lien nous unit déjà. L’amour est là et il s’infiltre dans notre cœur.

On comprend combien lors d’un deuil périnatal cela peut être difficile de reprogrammer en quelque sorte sa matrice énergétique.

Pourtant nous en sommes toutes capables car notre résilience est reliée au pouvoir de notre cerveau capable de reprogrammer d’autres perspectives à la vie. C’est la neurogénèse qui guérit nos blessures.

Comment surmonter le deuil périnatal ?

Comment dire au revoir à l’enfant qui n’a pas pu exister ?

Le poète Khalil Gibran a écrit dans Le Prophète : « Vos enfants ne sont pas vos enfants mais les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même, ils viennent à travers vous mais non de vous, et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas… »

On dit que l’âme d’un enfant a déjà vécu, a déjà une histoire. Son expérience de la conscience est donc commencée bien avant sa naissance.

Le lien d’amour qui vous a uni vous et cette âme enfant laissera incontestablement des tremblements dans votre vie. Votre chagrin, votre cœur brisé sur l’instant laisseront petit à petit place à votre résilience face à ce traumatisme.

Les personnels médicaux mettent en œuvre de véritables accompagnements au deuil périnatal désormais tout en conscience pour permettre aux familles de pouvoir surpasser cette épreuve et construire une autre perspective de leur vie sans cet enfant.

Il faut apprendre à se reconstruire ensuite, regarder ce départ comme un retour à la source pour cette âme enfant qui a choisi de ne pas s’incarner. L’âme enfant n’était pas prête.

C’est une acceptation mature que nous devons atteindre au fil du temps en communiquant ce que nous ressentons. Il existe des réseaux pour échanger, partager ce moment douloureux de la vie. C’est dans l’altérité qu’il faut aller pour guérir ses blessures et ne pas rester et dans la solitude.

L’association naître et vivre propose d’accompagner les parents en deuil d’un tout petit. Des femmes cabossées, des femmes au cœur silencieux réussissent à se réinventer pour envisager la vie autrement. Ce sont des femmes résilientes qui se relèvent face aux épreuves de la vie.

Il est important de libérer la parole dans ce sujet encore caché dans de nombreuses consciences. Entendre que son bébé est décédé, c’est entendre que la vie s’arrête. Tout tourne dans notre tête. On reste dans un état émotionnel fragile. On se dit que c’est un cauchemar. Après l’effroi, la colère, la tristesse, il y a l’intériorité de ce qu’on ressent. On a besoin d’un soutien psychologique, on recherche la thérapie qui nous aidera à dépasser cette épreuve. Les professionnels sans aucun doute sauront vous accompagner. Et puis il y a tout ce que vous n’arriverez peut-être pas inconsciemment à guérir au fond de vous.


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Cet amour perdu, meurtri, éteint. Ce rêve inachevé. L’écriture thérapeutique devient un bon moyen pour libérer ce qui est bloqué en nous.

Vous pouvez écrire sur ce deuil, écrire vos émotions, et vous retrouver sincèrement dans cette réparation du cœur et de la vie. L’écriture contribue à augmenter notre résilience car nous sommes connectés à notre profondeur d’âme quand vous écrivez avec sincérité.

Se reconstruire dans l’écriture c’est aussi trouver cette voie du pardon à soi, de notre réconciliation authentique à la vie, à tout ce que nous ne pouvons contrôler.

En étant dans l’écriture thérapeutique vous retrouverez les émois de cet amour existant avec cette âme enfant partie trop vite, trop tôt.

Cette âme enfant ne vous a pas quitté. Elle est dans votre vibration et déposer des mots vous amènera à vous regarder dans les yeux d’un autre avenir et dans l’accueil d’une autre âme enfant probablement.

Souhaitez-vous libérer votre cœur au travers des mots ? Je propose des accompagnements d’écriture thérapeutique pour vous aider dans votre reconstruction émotionnelle : Découvrez mon atelier d’écriture ici

Avec tout mon amour.

Nelly

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